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LA VRAIE HISTOIRE DU PAYS DE NICE (CHRONOLOGIE)

Voici un condensé de 25 siècles de la véritable histoire du Pays de Nice:

   PREHISTOIRE/ANTIQUITE

Campement         400 000 ans avant J-C : Première trace d’habitation à Nice par des Homo-Erectus sur le site de Terra-Amata (aujourd’hui le site est un musée sur la Préhistoire en général et sur cette période là plus précisément). Le niveau de la mer à l’époque était de + 26 mètres que le niveau actuel (Nice était noyé par la Méditerranée et le site de Terra-Amata était alors une plage).

      hopliteVème siècle avant J-C : Des navigateurs phocéens venus de Massilia (Marseille) fondent le comptoir de Nikaïa qui plus tard deviendra Nice. Cette région est habitée par les peuples ligures auxquels se mêlent des tribus Celtes. Les Celto-Ligures, qui dans notre région  forment la communauté Salyenne se divisent en divers groupes qui occupent les plaines et les montagnes : les Védiantiens près des côtes, les Nemeturiens, les Vésubianiens, les Ecdiniens, les Oratelliens installés plus en avant dans les terres.

         01257- Vers 25-15 avant J-C : L’empereur Auguste jette les bases de la cité de Cemenelum (plus tard Cimella puis Cimiez) qui fait pendant à la ville grecque. Elle sera jusqu’à son déclin, au Vème siècle, la capitale d’une province romaine qui s’étendait jusqu’à Embrun. Placée sur la Via Julia, Cemenelum comptait sans doute 20 000 habitants (on a calculé que les arènes, toujours prévues pour accueillir un tiers de la population, pouvait Countea_de_Nissacontenir 8 000 spectateurs). Elle était administré par un Préfet et une Curie, selon le droit Romain appliqué depuis les années soixante après J-C ; une légion assurait sa défense. D’illustres familles patriciennes vinrent s’y établir et l’impératrice Salonine, épouse de Gallien, ainsi que l’empereur Publis-Helvius Pertinax, y séjournèrent. La ville romaine, comblée par l’empereur Vespasien entre autres, concurrença la ville Grecque qui subissait le contrecoup commercial du déclin de Marseille. Les deux cités furent longtemps rivales, voire en état de guerre, jusqu’au moment où la menace des invasions en fit des alliées.

- 211 : Cemenelum est rattachée administrativement à Rome et n’à plus de liens juridiques avec Massilia.

- VIème siècle : Vers 574-575 Cemenelum est entièrement détruite par les Lombards qui brûlent les comptoirs grecs ; les rescapés du massacre se replient sur Nikaïa, dont la position stratégique est beaucoup plus sûre, et s’intègrent à la population.

 


  MOYEN-AGE

- 617 : Nice adhère à la Ligue Génoise, pacte fédéral liant toutes les villes du golfe ligustique (golfe de Gênes) contre les rois de Lombardie. Selon l’antique usage du municipe, chaque cité formait comme une sorte de République, s’administrait elle-même et pourvoyait à sa défense comme à sa subsistance.

- 759 : Sous l’égide de Thibaud, neveu de Charles Martel, la ville de Nice obtient trois Syndics pour son administration civile et un podestat pour son administration judiciaire ; elle conserve son ancien municipe, élit son Conseil et ses magistrats, rend la justice, vote les impôts par corps de cité et non par capitation. Elle ne relève d’aucun seigneur particulier et ne peut être aliénée du domaine royal. Les trois Syndics représentent les nobles, les marchands et les artisans.

- 999 : L’un des tout premiers documents de l’Histoire de Nice indique que Milon (ou Miron) et Odile sont podestats de la ville, cette dernière se qualifie de « vicomtesse de Nice ».

- 1012 : Odile et Milon gouvernent Nice, mais la cité est devenue municipe ; elle nomme ses magistrats et dispose de la liberté de juridiction.

- 1075 : la société niçoise s’organise en Commune ; deux autres pouvoirs émergent après le déclin de l’autorité des podestats de la ville, ceux de l’évêque et du monastère de Saint-Pons. n8bh6_3_                                     

      1108: Nice proclame son indépendance. Le Municipe est définitivement établi, la ville nomme ses magistrats et dispose de la souveraineté.

       1117-1152 : Les évêques de Nice perdent peu à peu leur pouvoir temporel au profit de la commune ; dès 1144 les consuls de Nice exercent le pouvoir. En 1150, Nice, qui s’est allié avec Gênes, proclame de nouveau son indépendance.

- 1153 : Les Niçois s’étant insurgés contre les privilèges du clergé, Raymond Béranger II, comte de Provence, seigneur des Baux, se rend à Nice le 3 avril et manu-militari dépouille le podestat et les Consuls de la ville de leurs dignités ; il investit l’évêque Arnaud de la pleine et entière juridiction sur la ville.

- 1157 : Les Raimbaud, ex-juges et Consuls de la ville reprennent le consulat à l’occasion d’élections et lèvent le drapeau de l’insurrection.

- 1162 : Nice obtient de nouvelles chartes et privilèges du comte de Barcelone qui par son épouse Pétronille vient d’héritier du royaume d’Aragon.

- 1165 : Le comte de Provence Raimond Béranger III convoque ses vassaux à Tarascon pour l’hommage. Les consuls de Nice refusent de s’y rendre, déclarent qu’ils ne sont pas soumis à l’hommage et se montrent disposés à résister par les armes ; Nice demande du secours aux Pisans.

 

- 1166 : Nice s’allie avec Pise et ses consuls adoptent la toge pisane. Le comte de Provence organise une expédition punitive « afin de réprimer par un juste châtiment ses sujets niçois ». L’évêque veut rendre la ville, les Niçois refusent et résistent. Raimond Bérenger III promet de livrer la cité au pillage ; alors qu’il s’avance devant les remparts pour galvaniser ses troupes, un archer niçois l’atteint d’une flèche mortelle. Les assaillants se débandent et se retirent derrière le Var. Le comte étant mort à 30 ans sans descendance, son cousin Alphonse d’Aragon hérite de ses droits, mais Rilchilde, la veuve de Raimond Béranger épouse le comte de Toulouse qui se proclame comte souverain de Provence ; aussitôt la guerre fait rage en Provence ; Nice s’allie à Gênes et les consuls refusent la souveraineté des comtes de Provence.

Alphonse_1er_d_Aragon            Mai 1176 : Le roi Alphonse Ier d’Aragon (cousin de Raimond Béranger), aidé par les Grimaldi de Gênes et de Monaco, se porte vers Nice et encercle la ville par terre et par mer. Les Niçois sont contrains de négocier mais refusent d’ouvrir les portes de la ville. Alphonse d’Aragon est contraint de confirmer tous les privilège des Niçois en ces termes : « Nous leur accordons et confirmons le consulat avec toutes ses justices et sentences tant des causes criminelles que pécuniaires et civiles ; le pouvoir perpétuel d’élire leurs Consuls et magistrats ; nous leurs confirmons les coutumes, us, privilèges qu’ils ont eu et qu’ils auront ; en même temps ceux que possède ou peut posséder ladite université ou quelqu’un des citoyens de ladite ville de Nice. » ; la générosité n’étant pas gratuite en politique, les Niçois versèrent en compensation 25 000 sous melgoliens et en promirent plus deux mille autres, durant dix ans, jusqu’à que la paix soit rétablie, ils ne seront plus tenus de fournir des hommes pour la guerre. Cette charte capitale est aujourd’hui conservée aux archives municipales de Nice.

- 1177 : Les Niçois concluent une alliance avec Pise.

- 1205 : Les consuls de Nice rédigent et promulguent les Statuts de la ville déclinés en 228 articles.

- 1210 : Pierre d’Aragon (frère du défunt Alphonse) se rend à Nice et confirme le traité de 1176.

- 1215 : Les Niçois, conduits par le premier consul Miro Badat, rejettent de nouveau le comte de Provence (rejectis etiam comitibus provinciae), rétablissent le gouvernement consulaire plein et entier et proclament de nouveau l’indépendance de la cité.

- 1216 : Les seigneurs prêtent fidélité au comte de Provence ; Nice n’envoie pas de députation.

- 1246 : En la chapelle Saint-Lambert, « noble homme Salmon », juge et viguier de Nice remet aux Consuls les lettres patentes de Charles d’Anjou et Béatrix de Provence par lesquelles ils renouvellent le Traité de 1176. Profitant du départ du comte de Provence pour la croisade, les Niçois se révoltent, refusent sa suzeraineté et rétablissent le gouvernement consulaire.

- 1290 : Janvier. Philippe le Bel renonce aux droits de sa grand-mère sur la Provence. Le 4 avril, le roi Charles II renouvelle toutes les lettres de franchise et de liberté en faveur de Nice ; les députés de Nice reçoivent également le privilège d’élire librement leur conseil et leurs Consuls.

- 1294 : Le roi Charles autorise les habitants de Nice à porter les arbalètes de chasse.

- 1309 : Le roi Robert d’Anjou accorde à Nice le privilège de choisir ses arbitres et regardataires.

- 1318 : Le roi Robert d’Anjou accorde à la commune la pleine et entière regarderie.

- 1324 : Le roi Robert autorise Nice à élire un Consul et 40 « Probis homine », placés sous l’autorité d’un viguier. C’est le premier Conseil municipal.

- 1327 : Les Niçois se révoltent mai Charles, duc de Calabre, parvient à rétablir l’ordre.

- 1353 : Les Niçois établissent leurs statuts qu’ils font approuver à titre perpétuel et inaliénable par la reine Jeanne. En outre, elle s’engage à ne plus faire aucune aliénation sans le consentement des communes. Enfin elle accorde aux communes le droit de se défendre et de repousser la force par la force « impune defendere ».

- 1367 : La reine Jeanne confirme les privilèges de Nice.

- 1380 : Charles de Duras (cousin de la reine Jeanne, qu’elle a adopté), par l’intermédiaire de son sénéchal Balthazar de Spinola, confirme tous les privilèges de Nice.

- 1382 : Balthazar de Spinola, confirme tous les privilèges de Nice.

- 1384 : Charles de Duras accorde de nouveaux privilèges aux Niçois, notamment en ce qui concerne le commerce du sel.

- 1386 : Les Villefranchois refusent d’être aliénés à Andaron Badat et font valoir que « le roi ne peut aliéner tout ce qui est du domaine de Nice ».

territoires_quittant_la_provence_en_1388           28 septembre 1388 : Dédition de Nice à la Savoie pour trois années. Elle deviendrait définitive dans le cas où le rois Ladislas se verrait dans l’impossibilité de rembourser au comte le montant des frais avancés par lui et sur sa propre assertion, pour protéger le Pays de Nice. Une charte de 34 articles est signée. Les principales dispositions sont les suivantes : le comte de Savoie promet de gouverner et de protéger Nice et sa viguerie (région) contre quiconque voudrait s’en emparer ; Nice est exemptée de la gabelle, des impôts et charges de guerre ; elle ne paiera que les impôts dus à la Cour ; il est convenu l’élection libre des 4 Consuls et de 40 conseillers regardaires qui ont le pouvoir de porter les dedition_1388armes ; la totale franchise est accordée au port pour les denrées locales et autres marchandises ; les Niçois ne seront pas tenus à l’hommage, sauf le désir individuel de ceux qui voudront le prêter ; le comte de Savoie s’engage solennellement, dans le cas où le traité deviendrai définitif, à ce que tous les privilèges accordés jadis à Nice par la reine Jeanne et les rois Charles et Ladislas soient maintenus ; de même il est expressément que le comte de Savoie ne pourrait jamais céder le Pays de Nice au comte de Provence ou au roi de France, pas plus qu’à aucun autre seigneur, hors le retour à l’ancien souverain, le roi Ladislas. Le comte de Savoie s’engage à chasser de leurs domaines les comtes de Vintimille, seigneurs de Tende et la Brigue, afin d’assurer la liberté de communication entre Nice et le Piémont ; dans le cas où le comte s’emparerait du comté de Provence et de Forcalquier, il établira à Nice la résidence du sénéchal et des grands officiers ; le comte s’engage, dans le cas où il acquerrait des territoires en Provence ou à Forcalquier, à ce que Nice jouisse des premiers appellations civiles et criminelle, ce à titre perpétuel, même si la Cour suprême n’était pas établie à Nice pour de valables raisons ; le comte ne pourra dans les jugements criminels et civils transporter quelque personne que ce soit d’un lieu ou d’une juridiction à l’autre, à moins que ses droits personnels ne soient atteints. Si le comte, en vertu du protectorat qui lui est confié, demandait la livraison de la forteresse de Nice et des châteaux de la viguerie, seuls les syndics de la ville et Jean Grimaldi de Beuil décideraient de les livrer ou non. Il s’agit donc là d’une alliance conditionnelle entre Nice et Savoie et non d’une soumission.

 

bonne_de_bourbon       1392 : Bonne de Bourbon, tutrice d’Amédée VIII de Savoie, confirme par un acte signé à Chambéry tous les privilèges des Niçois.

     1416 : Amédée VIII, le 17ème comte de Savoie, est couronné duc de Savoie par l’empereur Sigismond de Luxembourg et devient prince du Saint-Empire. La Savoie est reconnu comme Duché souverain. Le pape Boniface XIII considère Nice comme une ville neutre.

        1420 : Les Niçois refusent d’être inféodés à la Provence. En juin, le Receveur général de Nice se rend à Marseille afin de récupérer les anciennes archives concernant Nice.      

      1435 : Le duc de Savoie confirme les privilèges de Nice.   

    1436 : Entre les factions rivales, les Caïs (qui désirent l’inféodation à la Provence) et les Grimaldi (fidèles à la Savoie), l’instabilité politique s’installe à Nice. Le gouverneur Nicod de Menthon, trop autoritaire, est détesté ; Jeanne Verani, femme du peuple, conne le tocsin avec la cloche du couvent des Carmélites et les Niçois se soulèvent.

- 1437 : Le gouverneur de Nice réduit la révolte. 41 condamnations à mort dont 26 par contumace sont prononcées. 45 citoyens sont condamnés à diverses peines. Les libertés communales sont suspendues et les archives de la ville confisquées, en particuliers le « Livre Rouge » où sont inscrit tous les privilèges de Nice.

- 1438 : Les privilèges communaux sont rétablis en faveur de Nice contre le paiement d’une forte amende de 6 000 florins. Les archives municipales sont restituées.

- 1440 : Le duc de Savoie rend le « Livre Rouge » aux Niçois.

- 1446 : Un ambassadeur du roi René vient présenter une protestation de son souverain au sujet de la dédition de Nice à la Savoie ; le duc de Savoie, fort du soutien des Niçois, refuse de le recevoir.

- 1448 : 28 juillet. Création du premier tribunal de commerce de Nice. ce sera le plus ancien de France.

- 1449 : Le duc de Savoie confirme le pouvoir consulaire à Nice, mais interdit aux syndics de se faire réélire pendant cinq ans après la fin de leur mandat.

- 1481 : Louis d’Anjou lègue ses droits sur la Provence à Louis XI.

- 1483 : Le comté de Provence est réuni à la couronne de France et le Var marque désormais la limite du Royaume. Les Etats d’Aix en 1487 déclarent « la Provence réunie pour jamais à la couronne de France ».

- 1497 : Le duc de Savoie s’oppose à l’action de l’Inquisiteur de la Brigue.

- 1499 : Le roi de France Louis XII s’allie à la Savoie et promet solennellement « de renoncer à toute espèce d’envahissement de Nice ».


 EPOQUE MODERNE

- 1501 : Les Consuls de Nice se rendent à Turin afin de faire confirmer la loi niçoise dite de « la femme dotée ».

- 1516 : François Ier ordonne à ses navires de commerce de payer « le droit de villefranche » aux Niçois.

- 1523 : 10 septembre. François Ier, afin d’obtenir la neutralité de la Savoie, renonce solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice, au titre d’héritière du comté de Provence. Dès lors, la France ne pourra plus légalement se prévaloir de ses droits supposés sur le Pays niçois, lesquels étaient de surcroît contestés par les intéressés.

countat_de_Nissa         1524 : Le marquisat de Dolceaqua est adjoint au Pays de Nice.

         1526 : La région niçoise est officiellement qualifiée dans les actes de chancellerie de « Comté de Nice ».

         1536 : Le trésor français confisque tous les biens des Niçois situés en Provence. En août, le duc de Savoie, accompagné d’un fort parti de Niçois, se rend à Aix ; ces derniers brûlent en place publique tous les titres relatifs aux droits que les anciens comtes de Provence prétendaient avoir sur Nice.

- 1538 : Mai-juin. Congrès de Nice où se retrouvèrent le pape Paul III, François Ier et Charles Quint. Le duc de Savoie demande aux Niçois de loger le pape et de recevoir le souverain ; craignant une main-mise étrangère sur la ville, les Niçois refusent, lui rappelant vertement qu’ils sont maîtres chez eux en vertu des dispositions de l’acte de dédition de 1388 ; le duc s’incline.

- 1539 : Installation d’un Hôtel de Monnaies à Nice.

- 1540 : Nice, qui jouit d’une liberté politique, passe des accords avec Gênes et Marseille.

        15431543 : Les Français avec leurs alliés Turcs assiègent Nice. Après une énergique résistance et malgré le célèbre fait d’armes de Catarina Ségurana, la ville-basse se rend le 22 août. Le château résiste jusqu’à l’arrivée des troupes de Charles-Quint et de Charles III de Savoie. Les assaillants lèvent le siège le 8 septembre.

       1544 : Ayant subi des revers militaires, Charles-Quint abandonne Charles III. La Savoie ainsi que le Piémont occidental sont envahis par François Ier ; le Piémont oriental est sous tutelle espagnole ; il ne reste aux Savoie que Aoste, Asti, Cuneo, Nice, Ivrea et Verceil.

       1557 : 10 août. Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, commandant les troupes de Charles-Quint, écrase les troupes françaises à Saint-Quentin ; les drapeaux pris à l’ennemi sont exposés à Nice.

 1559 : 3 avril. Traité de Cateau-Cambrésis. Le duc de Savoie épouse Marguerite de France, sœur d’Henri II, et récupère ses territoires.

- 1559-1560 : Les habitants de Nice sont exempts de l’impôt dit « du tasso », c’est-à-dire de l’impôt foncier direct. On construit le palais Royal (agrandi en 1650) et on installe le premier collège de Nice. Construction du fort du Mont-Alban et de la citadelle de Villefranche, le château de Nice est puissamment fortifié.

- 1563 : 7 février. Emmanuel-Philibert fixe sa capitale à Turin.

- 1571 : 7 octobre. Trois galères armées par la Savoie, où servent de nombreux Niçois et Sospellois, participent à la victoire navale de Lépante.

- 1574 : On construit à Nice le palais communal. Les travaux durent six ans.

- 1577 : Le duc de Savoie confirme les privilèges des Niçois.

- 1579 : Emmanuel-philibert de Savoie achète le comté de Tende à Henriette du Maine (anciennement apanage des Doria et des Lascaris) et l’intègre au Comté de Nice.

- 1612 : 22 janvier. Création du port franc de Nice pat Charles-Emmanuel Ier. Un document daté de 1612 est très probablement le premier prospectus publicitaire édité à Nice. Ce documents commerciale énumère toutes les marchandises que l’on peut trouver à Nice : « Huile d’olives, viande fraîche et salée, vins rouge et blanc, câpres, oranges, citrons, amandes, eau de fleurs, essence de citron, marjolaine, anchois, fostet, bois de construction, marbre, térébenthine, gomme, résine, safran, colle, cire blanche, savon… » Certains de ces produits étaient rares et très appréciés à l’époque.

- 1613 : 1er janvier. Création du Consulat de la Mer, ancêtre de la Chambre de Commerce.

- 1614 : 8-11 mars. Création du Sénat de Nice par Charles-Emmanuel Ier et confirmation du port France.

- 1621 : 8 janvier. Le comte de Beuil, dernier féodal du Comté, qui tente de livrer le Pays de Nice à la France, est exécuté pour haute trahison et ses biens sont confisqués par le duc de Savoie.

inquisition      1623 : 10 mars. Le Conseil de Nice, sollicité à cet effet, refuse d’instaurer l’Inquisition et déclare à l'évèque que cette mesure est inutile du fait « que dans cette ville tous craignent Dieu ».

        1627 : La distinction entre nobles et marchands est abolie pour les élections communales. Entrée en fonction d’un « Magistrat de la Santé ».

         1629 : 11 mars. Les troupes de Provence franchissent le Var, commandées par le duc de Guise et le maréchale d’Estrées ; le 14 elles attaquent Nice puis refluent ; Richelieu leur ordonne de tenir les positions. La peste, amenée par l’armée, se déclare dans le Comté qui en outre a subi d’importants dégâts.

- 1631 : 16 maisons de commerce étrangères ouvrent des succursales à Nice.

- 1691 : 12 mars. Nice est assiégée par les troupes françaises ; le 5 avril la forteresse tombe aux mains de l’ennemi.

- 1696 : Traité de Turin. La paix est signée entre Louis XIV et Victor-Amédée de Savoie. Nice est libérée en septembre.

- 1705 : Avril. Les troupes françaises mettent de nouveau le siège devant Nice. le château se rend le 5 janvier 1706 et le Comté est occupé ; la ville est contrainte d’engager l’argenterie des églises pour payer une première indemnité de 15 000 livres. Louis XIV ordonne de détruire entièrement les fortifications du château et ajoute à ses titres celui de comte de Nice.

- 1706 : 8 septembre. Les troupes de Louis XIV sont écrasées devant Turin par l’armée Piémontaise commandée par Victor-Amédée II de Savoie et son cousin Eugène de Savoie-Carignan.

- 1713 : La paix est signé à Utrecht. Nice, qui a connu une occupation discontinue, est libérée. L’article III du traité la restitue aux Savoie qui perdent ma viguerie de Barcelonnette et ses dépendances. En compensation, Victor-Amédée II devient roi de Sicile et peut enfin timbrer l’écu ducal d’une véritable couronne royale, celles de Chypre et de Jérusalem, qu’il s’attribuait jusque là, n’étant que symbolique.

- 1720 :Victor-Emmanuel II devient roi de Sardaigne. En compensation, il abandonne le Sicile à l’Espagne. Ouverture d’une Faculté de Médecine à Nice.

- 1720-1724 : De graves désaccords fiscaux interviennent entre les Niçois et l’intendant Royal Zoppi qui tente d’imposer des mesures violant la charte de dédition. Nice se soulève et l’intendant s’enfuit à Turin ; il est destitué.

royaume_piemont_sardaigne           1744 : Guerre de succession d’Autriche. Nice est occupé par les Français et les Espagnols en 1744, 1747 et 1748. le 28 octobre 1748, le traité d’Aix-la-Chapelle met fin aux hostilités.                

           1749: Charles-Emmanuel III ordonne de creuser le port Lympia. Les travaux dureront 7 ans. Le roi accorde sa protection à tout étranger désirant s’installer à Nice, pour y travailler.

        1769 : Charles-Emmanuel supprime toutes les charges de corvée pour les Niçois. Il recommande au gouverneur ainsi qu’aux magistrats de Nice de traiter les négociants « more nobilium » sans bien sûr affaiblir l’autorité.

- 1771 : Pierre-Joseph Chiesolme, imprimeur et libraire, obtient dur roi la permission d’imprimer une gazette sous le titre Courrier de Nice. Ce sera le premier journal niçois.

- 1780-1788 : Ouverture de la route du col de Tende.

- 1783 : 29 août. Les Consuls de Nice, sous la direction du 1er Consul le comte et chevalier Antoine Bartholomé de Orestis de Castelnuovo, promulguent les nouveaux Statuts de la ville de Nice.


   EPOQUE CONTEMPORAINE

    soldatesque_p_aD      1792:  La France entre en guerre contre l’Autriche et le Piémont. Le 22 septembre la Savoie tombe aux mains des Français ; le 29, les troupes révolutionnaires qui ont envahi le Comté occupent Nice évacuée dans la confusion par les forces royales (commandée par le vieux général de Courten), malgré la résistance des milices niçoises commandée par De Orestis et Michaud. La ville est livrée au pillage par les brigands et les forçats libérés.

        Nice_1793 1793: 31 janvier, soit dix jours après l’exécution de Louis XVI, le Comté de Nice est annexé à la France après un semblant de consultation, alors que les forces royales occupent encore une partie du territoire (un tiers seulement des communes a opté pour l’annexion, dans des conditions de légalité on ne peut plus douteuses). Le but avoué est de « libérer » les Niçois, mais le discours du conventionnel Lasource ne laisse aucun doute sur les véritables intentions française « … Plusieurs motifs sollicitent cette réunion : premièrement l’intérêt national : là finissent les  Alpes et vous avez voulu, en réunissant la Savoie, mettre cette barrière entre vous et le despote de Turin ; deuxièmement, l’intérêt commercial : il y a à Villefranche, qui n’est qu’à une demie-lieue de Nice, un port très beau, très commode, qui dans la guerre que nous aurons avec l’Angleterre, nous sera infiniment utile. Avec la Sardaigne, la Corse, Villefranche, Marseille et Toulon, nous serons maîtres de la Méditerranée…C’est donc une clef dont il faut se hâter de s’emparer » L’annexion est un coup de force à peine déguisé. Néanmoins, l’acte officiel français qui sanctionne le fait est d’une importance capitale : « La Convention déclare à l’unanimité qu’elle accepte, au nom du peuple français, le vœux émis par le peuple souverain du ci-devant Comté de Nice, et qu’en conséquence, il fera partie intégrante du territoire de la République ». Ainsi, la Convention Nationale et par voie de conséquences la Ière République française reconnaissent officiellement une double qualité aux Niçois, celle de peuple, et celle de peuple souverainUn autre fait important est à relever : lors du vote truqué pour l’annexion du Comté à la France, Châteauneuf-de-Contes, Cuébris, et Puget-Théniers, votent Non, et demandent que le Comté de Nice soit érigé en république indépendante.

  couleurs_brutes       1793-1794 : Les troupes royales et les régiments niçois se battent courageusement dans le Comté de Nice contre les envahisseurs français ; néanmoins il est entièrement occupé en mai 1794. La résistance à l’occupant s’organise dans les montagnes et les célèbres « Barbets » infligent des pertes aux troupes françaises. Dans le Comté, la population s’ingénie à ignorer ou à détourner les lois françaises par une résistance passive.

       Saute1796 : 15 mai. Victor-Amédée III est contraint de céder le Comté de Nice à la France (qui l’occupe déjà).

           1798 : L’armée française occupe Turin et le 9 décembre Charles Emmanuel IV, malgré l’appui de la population est contraint de signer sa renonciation au Piémont. Le roi et la famille royale embarquent pour la Sardaigne.

         1814 : 19 mai. Le roi Victor-Emmanuel 1er rentre à Turin. Le 21 mai toutes les lois, décrets et règlements édictés par l’autorité française sont abrogés par le roi de Sardaigne. Le 30 mai le traité de Paris restitue Nice à Victor-Emmanuel. L’ordre ancien est rétabli, Nice retrouve son Sénat, son Consulat de la Mer. 3 consuls et 18 conseillers gèrent la ville.

- 1815 : 9 juin. Suite au traité de Vienne, le roi de Sardaigne se voit octroyer la ville et le port de Gênes contre l’agrément des citoyens de l’ancienne République Génoise et de l’Angleterre.

- 1818 : Le comté de Nice est territorialement amputé et perd le marquisat de Dolceaqua et le territoire de Pigna. Il subit de plus un déclassement en devenant simplement « la province de Nice ».

- 1821 : 12 mars. Turin se soulève et Victor-Emmanuel Ier abdique. Nice s’agite mais le gouverneur Saluzzo di Monesiglio parvient à rétablir la situation ; trois Niçois seront condamnés. Le prince de Savoie-Carignan, Régent, promulgue une constitution. les 13 et 14 mars les libéraux forment un gouvernement. Le Niçois Jean-Baptiste de Gubernatis est nommé aux Finances.

- 1825 : Création d’une chambre de l’Agriculture et du Commerce à Nice.

- 1848 : 10 février. Le roi Charles-Albert accorde une constitution à ses Etats, « le Statuo » ; Nice pavoise. Cette charte dite « Code Albertin » instaure un système représentatif censitaire. Le Sénat de Nice entérine les dispositions de la loi sur les communes qui permet l’élection de chaque conseil (divisionnaire et provincial) plus démocratiquement. La liberté de presse est assurée. Mais cette année voit aussi le déclassement administratif du Sénat de Nice, qui devient Cour d’Appel et le Consulat de la mer supprimé ; ces mesures sont la suite logique de la transformation du Comté en province ; le premier pouvait administrer et censurer les lois par l’intermédiaire de son Sénat ; la seconde devait obéir à l’Etat sarde tout puissant. Il convient cependant de noté que la portée juridique de l’article 4 du Code Albertin est capitale pour juger de la validité des actes importants ultérieurs. Il stipule que « les traités qui emporteront des conséquences sur les Finances ou les modifications de territoires de l’Etat n’auront d’effets qu’après l’approbation des chambres. »

Photos_n_ice_dg__045        1851 : 13 et 14 mai. A l’annonce de la suppression prochaine de la franchise dont jouit le port, de violentes émeutes éclatent à Nice ; la rupture avec le royaume de Sardaigne est envisagée. La proclamation suivante, rédigée à la Chambre d’Agriculture et de Commerce, est affichée à l’Hôtel de Ville : «  Le peuple de Nice, sans décliner une fidélité pour une monarchie jusqu’ici fidèle à ses engagements, pourra bien manifester le désir de se séparer d’un gouvernement qui, sans aucune légitimité, sans aucune utilité pour le pays aurait foulé aux pieds ses droits et consommé sa ruine… ». Les meneurs de l’insurrection, Avigdor et Carlone, sont arrêtés ou en fuite. Les Niçois furieux mutilent la statue de Charles-Félix et plus précisément le doigt qu’elle pointe vers le port. (Cette statue amputé de son doigt est toujours au port de Nice). 4 juillet. La loi de réforme douanière est néanmoins votée à Turin. La franchise dont jouissait le port de Nice est supprimée. LRLN_1851La loi entrera en vigueur le 31 décembre 1853. les Niçois se détachent peu à peu de la Maison de Savoie, car Nice a connu en peu de temps de nombreux déclassements administratifs et brimades économiques : le Comté est devenu simple province, le marquisat de Dolceaqua lui a été retiré, le Sénat et le Consulat de la Mer ont été supprimés, l’arsenal a été construit à La Spezia, on a refusé à Nice la ferme des jeux, le monopole de l’importation du sel vers le Piémont a été abolie, le réseau routier est insuffisamment développé…Le contrat passé entre Nice et la Maison de Savoie, lequel avait pour clef de voûte les franchises accordées à la ville, est désormais caduc de fait.

        NapoleonIII_Cavour1858 : 20,21 juillet. Cavour rencontre Napoléon III à Plombières, il s’engage à lui céder la Savoie si la France aide Victor-Emmanuel II à chasser les Autrichiens d’Italie.

       1859 : 24 janvier. Un traité secret est passé entre le roi de Sardaigne et la France, qui prévoit l’annexion de Nice à l’Empire français en échange de l’aide que celui-ci lui portera contre les Autrichiens en Italie. Ce traité est illégal à deux titres : il est en contradiction formelle avec l’article 4 du Code Albertin de 1851 car il n’a pas été ratifié par les chambres de Turin ; d’autre part, le roi de Sardaigne, en vertu de la charte de dédition et des accords suivants, n’a nullement le droit de disposer de Nice à sa guise.

- 1860 : 14 mars. Nouveau traité secret signé entre Napoléon III et Victor-Emmanuel II. La France consent que l’unité italienne se fasse autour de la Sardaigne qui, en compensation, lui remettra  Nice et la Savoie. Ce traité est illégal comme le précédent pour les mêmes raisons. 24 mars : publication officielle de traité de Turin.

garibaldi_1      25 mars : Garibaldi est élu député de Nice. Il tentera de s’opposer à l’annexion à la France.

      27 mars : le roi Victor-Emmanuel II signe un manifeste (publié le 1er avril) par lequel il délie officiellement les Niçois et les habitants du Comté de leur serment de fidélité à sa personne et à sa dynastie. A cette date, la charte de 1388 étant caduque, le Pays de Nice retrouve légalement son indépendance en même temps que sa pleine souveraineté. Cet acte qui abroge tout lien de droit entre la maison de Savoie et Nice, et par voie de conséquence tout lien de droit entre cette dernière et la Sardaigne, établit incontestablement l’indépendance de Nice.

impasse       15 et 16 avril : le plébiscite se déroule dans des conditions frauduleuses à tous les niveaux, depuis sa préparation, son organisation jusqu’à son déroulement : pressions de l’administration et du clergé sur les électeurs, présence de troupes d’occupation, achats de votes par dons ou promesses d’avantages, subornations, listes électorales falsifiées, non inscription sur ces listes de la plus grande partie des électeurs, inscription frauduleuses de Provençaux, absence d’isoloirs et de bulletins « non », impression d’Aigles, emblème de Nice sur les bulletins « oui », absence de vérificateurs impartiaux etc. 29 mai et 11 juin : Les chambres sardes approuvent le traité d’annexion, acte illégal du fait que le Pays de Nice n’était pas juridiquement une province sarde, mais une entité souveraine liée au seul chef de la Maison de Savoie personnellement, jusqu’au 27 mars 1860, date à laquelle ce dernier avait renoncé à ses droits. 15 et 22 juin : les chambres françaises approuvent à leur tour le traité d’annexion, violant par là les droits juridiques établis du Comté de Nice. Le terme d’annexion que l’on retrouve dans certains décrets de Napoléon III indique à lui seul l’illégalité de l’opération. Après l’annexion, la Liberté Niçois est confisquée, les bâtiments de l’ancien Sénat transformés en prison, la langue Niçoise est bannie, la Cour d’Appel est supprimée, l‘Université également ; l’ancien Pays de Nice est fondu dans le département des Alpes-Maritimes et Nice, de 4ème ville d’Etat, devient la 44ème ville française.

- 1870 : 4 septembre. La dynastie impériale est déchue en France.

1871_dictature___Nice        1871 : Les indépendantistes niçois obtiennent la majorité aux élections législatives et municipales. La IIIème République use de moyen dictatoriaux pour que le résultat démocratique des urnes ne se traduise pas dans les faits. L’armée est envoyé pour étouffer la voix des Niçois, la dictature est instauré, les chefs du parti indépendantiste sont invalidés, poursuivit, poussé au suicide ou écartés. Une loi de circonstance est voté pour interdire la création de partis indépendantistes, falsification de l’histoire du Comté de Nice.

  1940 : suspension du traité de Turin.

 28 août 1944 : La ville de Nice (alors occupé pars les armées de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste) se libère seule par la seule force de ses résistants, et en une seule journée, les insurgés chasserons les allemands et les italiens hors de la ville.

 

onu_nice_CopFévrier 1947, traité de paix international : viol des conventions définitives complémentaires au traité de Turin ; non-respect des clauses fixant impérativement les modalités de remise en vigueur dudit traité. 

 

 

2001: Naissance de la Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises.

 

 

ONU_001___Copie 24 mars 2010: Jean de Pingon (fondateur de la Ligue Savoisienne) et Alain Roullier-Laurens (président de la LRLN) interpellent à Genève la communauté internationale concernant l'abrogation du traité de Turin en 1947 qui était le seul lien juridique entre la Savoie et le Pays de Nice d'une part et la France ( Abrogation du traité de Turin ). Les signataires de la Déclaration de Genève ont donc informé à la même date, le Secrétaire général de L’O.N.U. afin lui faire connaître le statut juridique de Nice et de la Savoie, pays colonisés qui sont concernés au premier chef par les articles I et 102 de la Charte des Nations Unies ainsi que par la résolution 55/146 adoptée le 08 /12 /2000 par l’Assemblée générale de l’O.N.U. qui dispose que l’année 2010 sera l’année ultime de la deuxième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme. Nice et la Savoie se trouvant au nombre des derniers pays colonisées devant faire l’objet d’un processus de décolonisation semblable à celui de la Nouvelle Calédonie.

Parti_nicois_2_1Le même jour naissait le Parti Niçois / Partit Nissart !

 Le Parti Niçois / Partit Nissart a présenté des candidats aux élections cantonales de 2011. C'était la première fois depuis le 8 février 1871 que des candidats séparatistes se présentaient devant le Peuple Niçois. Le début de la reconquête de notre souveraineté spoliée par la France...

 

"pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole" Garibaldi

 

A suivre...


Autodétermination Catalane: les Etats-nation artificiels européens tremblent !

carte europe libre

Malgré les tentatives d’intimidation espagnole et européenne, le scrutin d’autodétermination aura bien lieu le Dimanche premier octobre.

Arrestations, forces de police omniprésentes, confiscation des bulletins de vote, le royaume retrouve ses vieux démons, ceux d’une époque à laquelle Franco dirigeait l’Espagne d’une main de fer. En embuscade se trouve une autre région sous le contrôle de Madrid qui n’est autre que le Pays-Basque. Concernant ces deux territoires, la France oublie bien évidemment qu'ils empiètent sur son sol « un et indivisible », et que le problème séparatiste de ces provinces dites espagnoles deviendra inévitablement dans un futur proche le problème de la France !

L'Écosse, qui fait partie du Royaume-Uni depuis l'acte d'union de 1707, avait déjà connu deux référendums sur la création de son propre Parlement en 1979 et en 1997. Lors du dernier référendum d’autodétermination, le bourrage des urnes et les menaces européennes d’exclure l’Ecosse en cas de victoire avait fait échouer de justesse  la cause séparatiste qualifiée de folklorique par les bienpensants jacobins français !

Comble de l’ironie, en juin 2016, le Brexit relançait la question de l'indépendance d'Édimbourg. Effectivement, les Écossais, historiquement europhiles, se sont opposés à 62% au brexit. Le SNP, qui fait désormais du retour dans le jeu européen un enjeu de son indépendance, a annoncé en mars dernier son souhait d'organiser un nouveau référendum.

Demain, ce sera sans aucun doute le tour du Peuple Corse qui, dans un pays ultra-jacobin, a réussi à prendre le contrôle politique de son territoire et envoyer trois députés à l’assemblée nationale. En octobre 2013, la panique jacobine a atteint son point culminant, suite aux manifestations monstres « des bonnets rouges », symbole de la révolte du Peuple breton contre (déjà) l'oppression fiscale de la France de... Louis XIV. Après avoir tenté une récupération jacobine du mouvement en faisant un amalgame anachronique et symbolique entre le bonnet rouge breton et le bonnet phrygien, les ayatollahs jacobins n'ont pas tardé à dénoncer la tournure régionaliste du mouvement. Les manifestations organisées par les syndicats jacobins n'ont rassemblé que quelques centaines de personnes quand les bonnets rouges représentaient des dizaines de milliers de révoltés !

Ce changement profond de la société demandé par un grand nombre de peuples européens est légitime parce qu’il concerne les droits fondamentaux de tout peuple libre : le droit de choisir son destin !

Les Etats-nation artificiels, fondateurs de l’Europe actuelle, ne pourront résister longtemps à la volonté de ceux qui font les richesses du continent, les peuples séculaires !

Autrefois les guerres, aujourd'hui les concurrences déloyales, l’immigration incontrôlée, la destruction de nos valeurs ancestrales,  tous ces maux qui touchent nos peuples sont le fruit des Etats-nation artificiels qui sont à la botte de la finance international !

Les niçois ont connu en 1871 la répression et la confiscation de leur vote souverain qui entrainera par la suite la destruction méthodique de notre culture pour la remplacer par celle de l’occupant par le biais de la Provence voisine redevenue sa tutrice.La tutelle provençale s'était achevée suite à la Dédition de 1388 qui vit le Pays de Nice rejoindre librement les Etats de Savoie avant de revenir suite à l'annexion scélérate de 1860 ! 

Comme ce fut le cas avec l'effondrement de l'URSS en 1989 qui provoqua la libération des Peuples asservis en Europe de l'est, l'effondrement des Etats-nation artificiels de l'Europe de l'ouest entraînera inéluctablement la libération des Peuples asservis de l'Europe occidentale...
La refonte de l'Europe des Etats-nation artificiels en une Europe des Peuples n'est plus une utopie, mais bien une réalité... n'en déplaise aux passéistes jacobins !

 « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on favorise les révolutions violentes » !
J.F.Kennedy

Election présidentielle française 2017: Ieu M'en Bati Sieu Nissart !

presidentielles 2017La grande mise en scène jacobine bat son plein avec la prochaine élection du président de la république bananière française. Nous n’allons pas nous attarder sur les programmes et autres casseroles des candidats représentant la fantastique « palette démocratique » du pays qui nous colonise depuis 157 ans, programmes d’essence jacobine ne laissant aucune ouverture à un début de régionalisme...

Pour ceux qui sont tentés par le vote front national, et dieu sait qu’ils sont nombreux dans le pays niçois, qu’ils se souviennent que ce parti ultra-jacobin rejette toutes formes de communautarismes, Y COMPRIS REGIONAUX !

Pour le front national, se revendiquer Nissart, Savoisien, Corse, Breton, Basque ou Alsacien équivaut à se revendiquer musulman !

C’est du COMMUNAUTARISME !!!

Liberà Nissa appelle donc les Niçois, qui comme leurs glorieux ancêtres refusent d’être convertis au jacobinisme, à boycotter cette élection !

« Coura lu Françès pisson contra lou vent de l'istoria, si bagnon la camilha » !

 

 

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Les suites de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nissa analysées par Liberà Nissa !

ATTENTAT NICE 2016Dieu sait combien fut difficile l'année 2016 pour les Niçois, victimes des égarements de la France aveuglée par son idéologie sectaire, le jacobinisme...

Parmi tous, nous retiendrons bien évidemment les suites de l'attentat ignoble commandité par les fascistes islamistes, soutenus par le silence ambigüe d’un trop grand nombre de « français musulmans », qui souhaitent imposer au monde entier leur vision moyenâgeuse de la société…

Malgré le grand traumatisme subit, la réaction très digne des niçois suite à l’horreur vécue sur la promenade des anglais aurait dû forcer le respect des dirigeants tricolores installés à Paris, ceux-là même qui se prétendent grands donneurs de leçons de morale.

Il n’en fut malheureusement rien !

Semblant découvrir « les indigènes » niçois, les médias jacobins se sont aperçus avec un certain étonnement que les autochtones étaient de « culture italienne » en applaudissant leurs défunts, qu’ils chantaient plus volontiers Nissa la bella que la marseillaise, qu’ils étaient attachés à leurs racines chrétiennes… tout cela a perturbé « l’une et indivisible », ébranlé le dogme jacobin du tout le monde pareil à la même heure, du vivre ensemble selon des critères imposés, quelques soient les régions et les mœurs des gens qui y vivent depuis toujours. Dans ce  pays qui prône l’égalité de traitement des citoyens à longueur d’année, celui-là même qui autrefois fit manger du savon à ceux qui osaient parler leur langue maternelle, tenta d’effacer tous les particularismes et refuse toujours de signer la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, seuls les adorateurs de Mahomet ont droit à la différence, de l’école maternelle à la maison de retraite, en obtenant de plus en plus de privilèges communautaristes sous peine d’être accusé d’islamophobie ! L’islamophobie est le terme inadapté à la mode employé par les bienpensants jacobins et qui signifie :

Peur irraisonnée d'un danger inexistant concernant l’islam !

Dès le lendemain du massacre, il fallait donc que tout le monde se tienne par la main, autour de la fable « des belles valeurs fraternelles » inscrites sur tous les bâtiments publics français ! La façon dont a été traitée l’horreur de la promenade des anglais a été sans commune mesure avec les attentats parisiens, peut-être parce que les enfants de ceux qui nous gouvernent ont plus de chance de se trouver sur une terrasse de café dans le Xe arrondissement de Paris que sur la Prom un soir de juillet… il a fallu attendre trois mois et les demandes incessantes des familles des victimes pour qu’un « hommage national » soit enfin rendu, preuve du mépris qu’a la jacobine pour les niçois !

L'organisation d’un voyage au Vatican, suite à l’invitation du Pape François aux victimes, a suscité des critiques inqualifiables, notamment de la Ligue des droits de l'Homme et d’élus écologistes. En cause, la prise en charge financière par la ville d'une partie du coût du voyage, contrevenant selon certains d’entre eux « au principe de laïcité ». Les niçois aimeraient que la ligue des droits de l’homme soit cohérente et se préoccupe de son « principe de laïcité » pas uniquement quand il s’agit de ce qui touche de près ou de loin la religion catholique. Le Vatican ne laissant rien au hasard, les niçois ne furent pas surpris d’entendre seulement l’hymne niçois « Nissa la bella » et pas « la marseillaise » lors de la visite auprès du Saint Père.  Nous rappellerons que l’organisation des repas confessionnels dans les écoles de la sainte république laïque, les nuits du ramadan et l’acceptation des gris-gris islamiques ont AUSSI leur coût, et ce à longueur d’année ! Mais là, point de protestations indignées au nom de la laïcité !

Les champions de la dénonciation à grand coup de vidéos chocs des maltraitances animales dans les abattoirs, ne condamnent pas les « abattages rituels hallal » qui bénéficient de dérogations préfectorales et lors desquels on égorge les animaux sans étourdissement pour des raisons culturelles étrangères d’un autre temps ! Tous les bobos déconnectés de la vie réelle, lecteurs inconditionnels des contes des mille et une nuits, qui condamnent systématiquement les crèches de Noël dans les lieux publics, militent souvent pour la construction de lieux de culte musulmans et « le droit libre de porter le voile ».

Pour les ayatollahs jacobins, en poussant leur logique délirante à son paroxysme, les victimes sont même devenues les bourreaux !

Ce fut le cas avec le procès en diabolisation de la police niçoise suite à un arrêté municipal « anti-burkini ». Les agents demandèrent de quitter la plage niçoise à une provocatrice déguisée en « Nazgûls »  sous le regard d’un téléobjectif complice, alors que sur le trottoir juste dessus se trouvaient encore les taches de sang de ceux balayés par l’islamisme radical quinze jours plus tôt…

La ligue des droits de l’homme, dont les principes de laïcité sont à géométrie variable, accompagnée d’un mouvement se prétendant curieusement « féministe », est venue au secours de la « malheureuse musulmane pudique » victime de l’intolérance légendaire des niçois !

denonciation Nice juifsNous allons faire une parenthèse sur ce point précis de la fable jacobine concernant l’intolérance viscérale supposée des niçois parce qu’il est parfois utile de donner quelques précisions historiques. Au cours de leur longue histoire, les niçois ont accueilli beaucoup de personnes persécutées, notamment par la « France éternelle ». Avant l’annexion scélérate de 1860, beaucoup de correspondants étrangers venus en villégiature à Nice, témoignaient de l’accueil et la mentalité admirable des niçois. Au lendemain du « rattachement », les niçois devenaient « les gens d’ici », individus de la pire espèce, sales, fainéants, malhonnêtes, intolérants... l’image d’Epinal de la milice française sur la place Masséna en 1942 sert encore la propagande jacobine qui a l’habitude de transférer sur les peuples réfractaires à son hégémonie, ses propres tares ! Les niçois seraient des fascistes héréditaires de par leurs origines contrairement aux « français historiques » imprégnés des droits de l’homme issus de la révolution jacobine. Le témoignage de Serge Klarsfeld dans le monopole presse concernant le sort réservé aux juifs à Nice pendant la seconde guerre mondiale ne souffre d’aucune ambigüité :

« Contrairement à ce qui a pu se dire, les niçois ne dénonçaient pas » !

Ce témoignage du plus grand chasseur de nazis balaie toutes les diffamations institutionnelles organisées à l’encontre des niçois. Il est aussi bon de rappeler qu’à la libération, les forces libres ont découvert, médusées, des dizaines de milliers de lettres de dénonciation anonymes à Paris…

 La France n’a jamais complètement considéré les niçois comme des français à part entière tout simplement parce que nous ne nous sentons pas vraiment français, ça se voit, et ce malgré les efforts consentis pour nous faire disparaître ! Les niçois ont résisté à 156 ans de génocide culturel, ce n’est pas pour se faire imposer un autre modèle, de plus issu du moyen-âge !

Nous sommes un petit peuple séculaire qui a une grande âme, et nous pouvons être fiers de ce que nous sommes !

attentat ogcniceLiberà Nissa vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d’année avec une pensée particulière pour les martyrs du 14 juillet ainsi qu’à leurs proches à jamais meurtris.

Les niçois vous aiment !

« La raison se compose de vérités qu'il faut dire et de vérités qu'il faut taire. » de Rivarol.

 « Coura lu Françès pisson contra lou vent de l'istoria, si bagnon la camilha » !

PRAY FOR NISSA....

attentat Nice

Sous le choc de l'attentat perpétré sur la promenade des anglais, Liberà Nissa s'associe à la douleur de celles et ceux qui ont été touchés par l'horreur...

Courage frères innocents, d'où que vous veniez...

 

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L'Occitanie à Nice: manipulation culturelle au service de la France jacobine !

occitanie païs nissartLa « récupération » de Nice par la Provence, voulue par la France pour d’évidentes raisons politiques, a pris diverses formes ; la plus perverse fut le prétexte culturel. Sous couvert d’harmonisation on tenta en effet d’inféoder la culture et la langue niçoise au Félibrige provençal, l’unité par la langue étant la pierre angulaire du système idéologique jacobin.
Dans les faits, il n’y a aucun lien géographique, historique, culturel ou gastronomique entre un habitant du pays de Nice et un habitant de Pau ou de Bordeaux, pas plus qu’il y en a entre un peuple anglophone africain et un habitant du Yorkshire !


Pour rappel :

Dans le but d’assimiler tous les particularismes du Sud, une association fut créée le 21 mai 1854 par sept poètes provençaux, au « Castelet » de Font-Ségugne à Gadagne, près d’Avignon. Les autorités françaises ne furent pas étrangères à la mise en place du « Félibrige », mouvement culturel censé fédérer les pays du Sud autour de la Provence et donc de la France. S’étant étendu dans plusieurs provinces, le mouvement tenta son implantation à Nice en 1880.

 

mistralLe 5 mars 1882 la « Maintenance de Provence » tint son assemblée générale à Nice, fraichement annexée ; en présence de Frédéric Mistral Capouliè du félibrige, de Marius Bourrely, Syndic de la Maintenance et de centaines de « Félibres » provençaux, fut officiellement inaugurée l’Escola Bellanda. Mistral prononça un discours qui avait tout pour heurter les Niçois : « Qui m’aurait dit alors que, peut-être trente ans après en revenant à Nice, je la trouverai française et de plus en plus provençale, avec sa vaillante « Ecole de Bellande » qui arbore dans l’azur de votre golfe merveilleux, le gai drapeau du Félibrige… Que toujours, belle Nice tu t’épanouisses au soleil, pour l’honneur de la Provence, pour la gloire de la France… ».


Les admirateurs de Frédéric Mistral à Nice, grands diffuseurs officiels de la culture, ne peuvent ignorer la vision de leur mentor concernant le Pays de Nice.
La revendication culturelle occitane fit son chemin pendant une centaine d’années à laquelle sur quelques points, celle du Pays Niçois était lié il faut le reconnaître… Mais au début des années soixante, la culture occitane fut récupérée pour prendre un chemin beaucoup plus politisé, à l’extrême gauche de l’échiquier politique, qui lui est bien français.

carte de l'europe OccitanieFrançois Fontan né en 1929 dans une famille monarchiste d’origine gasconne, est la référence des occitanistes à Nice aujourd’hui.
Après s’être engagé en politique pour la première fois dans le Mouvement Socialiste Monarchiste, il abandonna vite le monarchisme pour adhérer aux idées anarchistes.
Il les quittera ensuite pour soutenir les trotskistes du groupe Socialisme ou Barbarie.
Il déménagea à Nice où il avait de la famille et fréquenta un temps le Parti communiste français (PCF).

 

pnoAu printemps 1959 il fonda le Parti nationaliste occitan à Nice.
Son ouvrage le plus connu et emblématique est Ethnisme en 1961.
Dans certains passages de son ouvrage, Fontan nous démontre, malgré lui, l’absurdité des théories linguistiques ayant pour but de créer des peuples, voir des nations !
Il remodèle le monde selon des langues supposées parlées… La Suisse disparaît et le IIIème Reich ressuscite grâce à l’unification des langues germaniques.
La Serbocroatie ou Yougoslavie (dont la langue unitaire créée était le serbocroate), chère à Tito, existe en tant que Peuple ( l’histoire a prouvé le contraire ), la Corse est coupée en deux… Pour la carte nord-africaine, il faut noter que Fontan s’est permis de décider, selon ses propres critères, de dessiner des frontières à la place des peuples autochtones.

le monde occitanDe plus, le Gourou des occitanistes créa un tableau des nations du monde, étayé toujours par une supposée unité par la langue.
Il y aurait les Catalans ( la version de Fontan bien évidemment, pas la vraie) qui regrouperaient les costa-ricains, les andorrans et les valenciens…
Les Corses du sud deviendraient Sardes renommés « oltramontani », les corses du nord renommés «  cismontani » deviendraient italiens en compagnie des siciliens, piémontais, istriens et des… italo-brésilien ! Mandolino-Samba !
Concernant le fameux peuple occitan, il est composé des provençaux, des auvergnats et des gascons… Point de Peuple Niçois, intégré dans la Provence selon le dogme Mistralien, bien évidemment… la Provence a constitué une entité politique jusqu’en 1486 et elle conserve depuis une forte individualité ; mais il est hors de question d’y incorporer la région niçoise, au motif d’une communauté de langue… le Pays de Nice a une culture, une histoire, un particularisme, une Identité spécifique ! La nature originale du Pays de Nice, sa faune, sa flore, le caractère de ses habitants sont bien particuliers et ne s’apparentent pas du tout à la Provence.

occitanieParmi les délires du fondateur de l'occitanisme politique, se trouve aussi son « programme internationaliste » où les règles ne sont plus dictées par le droit… mais par les langues:

 « une langue qui disparaît signifie la disparation de la nation qui va avec (!!!) si une nation n’a plus de territoire, son ancien pays lui sera rendu totalement ou partiellement selon « l’importance numérique des ethnies présentes » (donc si on redonne à une « ethnie » son pays proportionnellement au nombre de personnes parlant la langue d'Oc…. l’Occitanie tiendra probablement dans un quartier de Toulouse…

Une langue beaucoup parlée permettrait alors de créer une nation...

Imaginons un seul instant cette logique appliquée à ceux, venus d'afrique du nord, qui parlent leur langue d'origine ?

sans parler des divers trucs surréalistes comme la dissolution de toutes les armées et la destructions de toutes les armes…

 

Les Niçois savent qui ils sont...

inutile de venir leur expliquer d'outre-Var !

 

« Mes concitoyens ont toujours été en guerre avec les Français et les Provençaux ; aucun fait dans l’histoire niçoise ne montre qu’ils aient été d’accord avec la France et la Provence avec qui ils ont toujours été en guerre »

12 Avril 1860, déclaration de Garibaldi au Parlement de Turin

PETITION " Non à transformation du Couvent de La Visitation en hôtel 5 étoiles " !

PARTAGER et SIGNEZ la pétition pour sauver ce qui reste de notre patrimoine !

CLIQUEZ SUR LE LIEN ET SIGNEZ LA PETITION lancée par Michel Orcel !

SIGNER C'EST RESISTER !

Pétition · @cestrosi Non à transformation du Couvent de La Visitation en hôtel 5 étoiles ! · Change.org

petition en ligne

Bicentenaire d'un traité capital entre la Suisse et la Savoie !

 

Avant 1815, la neutralité suisse n'était pas respectée, ainsi en 1799 la ville de Zurich était-elle occupée par des troupes russes qu'assiégeait l'armée française.  Ce sont les actes du Congrès de Vienne de 1815 qui établissent la neutralité de la Suisse et celle de la Savoie.

Le Traité de Turin du 16 mars 1816, entre la Savoie et la Suisse, consacre un échange: la Savoie cède des territoires à Genève qui devient un canton helvétique, en contrepartie, la Suisse garantit la neutralité de la Savoie qui manquait de troupes pour assurer la protection de son territoire, les ducs de Savoie ayant transféré leur capitale de Chambéry à Turin. Le Protocole du Congrès de Vienne et son corollaire le Traité de Turin stipulent qu'il s'agit bien d'un échange: La Savoie cède 24 communes à la Suisse, dont la ville de Carouge, et la neutralité de la Savoie intègre celle de la Suisse qui doit l'assurer en temps de guerre. 

 Le 24 mars 1860 la Savoie est annexée par la France suite à une occupation militaire de deux cent mille hommes et un vote truqué, ( pas de bulletins NON, pas d'isoloirs dans les bureaux de vote, l'abstention interdite et l'envoi au bagne de Cayenne, sans jugement, des opposants à l'annexion). Cependant la neutralité de la Savoie perdure et est consacrée par l'article 2 du Traité d'annexion, cela car la France ne peut remettre en cause les actes du Congrès de Vienne et leur corollaire. Ainsi, le 14 décembre 1883, Jules Ferry, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de la France écrit-il à l'ambassadeur de Suisse en France: 

"... dans les études pour la mobilisation, l'État français s'est engagé à respecter complètement le territoire neutralisé, (de la Savoie)." 

La neutralité de la Savoie était une condition sine qua non de l'annexion, la Suisse devait l'assurer et la France la respecter. La Suisse et la France ne pouvaient trahir la neutralité de la Savoie sans remettre en cause l'intégrité de leurs propres territoires, soit la perte de plus du tiers de la superficie du canton de Genève pour la Suisse et la perte du territoire de la Savoie annexée pour la France.

 Le 1er Août 1914 l'ordre de mobilisation générale est décrété en France. 

Le 4 Août 1914, le Conseil fédéral suisse proclame sa neutralité dans une déclaration où la Suisse affirme son droit d'occuper militairement la Savoie neutralisée. Pourtant, ce n'était pas un droit, mais un devoir. Mais en faisant d'un devoir un droit, la Suisse pourra ensuite le négocier comme un bien.

Les Savoisiens, (comme les Suisses), étaient astreints au service militaire et pouvaient être mobilisés en temps de guerre, mais ils ne devaient pas servir ailleurs que sur le territoire de la Savoie et ne pouvaient, en aucun cas, être envoyés guerroyer hors de ce territoire. Pourtant leur division, la 28ème, fut directement envoyée au front. Ils seront pris entre deux feux : l’allemand et le français. Parfois même, l'artillerie française les utilisera pour ses tirs de réglage ! Deux sur trois n’en reviendront pas.

 Savoie et Haute-Savoie seront les départements de France qui auront à déplorer, proportionnellement à leur population, le plus de victimes lors de cette guerre. 

C’est ainsi que la France acheva ce qu’elle avait commencé en 1860 : mettre la main sur le territoire de la Savoie puis anéantir ses forces vives afin de le conserver à jamais. 

Car c’est bien d’un anéantissement concerté dont il s’agissait. 

Pour une population de 503,000 habitants, la Savoie comptera 22,400 morts au combat, auxquels s’ajouteront 17,200 grands blessés dont la plupart décèdera dans les années suivant la fin de la guerre tandis que les autres souffriront jusqu’à leurs derniers jours de leurs cruelles blessures.

C’est l'anéantissement concerté de toute une génération, de tous ceux en âge de porter les armes et qui auraient certainement suivi leurs aînés qui, à compter de 1905, commençaient à remettre officiellement en cause l’annexion de la Savoie.

 C’est ainsi que la France perpétra le génocide savoisien.

Selon le droit international, un génocide c’est « l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe, ou d’une partie d’un groupe, en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales. »

Les Savoisiens mobilisés par la France étaient ressortissants d’un pays alpin fraîchement annexé et constituaient incontestablement une partie d’un groupe ethnique. Les avoir envoyés au front d’une guerre, alors qu’ils étaient au bénéfice d'une neutralité reconnue comme institution de droit international, dénote la volonté de les exterminer en les utilisant comme chair à canon. L’extermination de cette partie d’un groupe ethnique revêt un caractère systématique puisque la majorité des mobilisés a trouvé la mort lors de ce conflit alors que les pertes globales pour les troupes françaises n'excédèrent jamais 23% des effectifs. Il s'agit donc bien d'un génocide programmé afin d'anéantir un peuple dont la France avait illégalement annexé le territoire.

 Et s’il fallait une preuve supplémentaire de ce génocide, il suffit de se reporter à l’article 435 du Traité de Versailles du 28 juin 1919. Cet article supprime la neutralité savoisienne et ses zones franches. 

Et pourquoi donc avoir attendu la fin de la guerre pour officialiser cette trahison? Parce qu’il fallait avoir auparavant exterminé les Savoisiens afin que nul ne puisse la dénoncer et aussi avoir l'assentiment de la Suisse pour pouvoir la perpétrer. En effet, sans l'accord tacite de la Suisse, le génocide savoisien et la suppression de leurs droits qui le suivit n'auraient pu se réaliser. Et pour anéantir toute velléité de protestation de la part des quelques survivants, la France fit occuper la Savoie du Nord par ses troupes de goumiers marocains, mercenaires de sinistre réputation. 

L'histoire se répétait: peu après l'annexion de 1860, comme à la faveur de la chute de l'Empire la Savoie du Nord commençait à remettre en cause cette annexion, Louis-Adolphe Thiers la fit occuper par des troupes qui venaient de briser la Commune à l'issue de la "Semaine sanglante". La France a toujours eu coutume de déployer en Savoie les pires de ses soudards; les hordes révolutionnaires en 1793, (3 jours de pillage dans le val de Thônes), les sanglants "Versaillais" en 1871, les goumiers marocains en 1918.

 Dès le début de la guerre, les gouvernements suisse et français avaient passé un marché: La France respecterait la neutralité de la Suisse en abandonnant son premier plan d'attaque qui consistait à passer par le plateau suisse pour tourner l'armée allemande. En contrepartie, la Suisse ne bougerait pas pour faire respecter la neutralité savoisienne et, à l'issue de la guerre, la neutralité de la Suisse serait confirmée et les droits des Savoisiens abolis. La suite montrera que ce marché, passé sur le dos des Savoisiens, fut respecté.

 La Suisse n'était pas belligérante en 14-18, pourtant elle sera présente au traité de Versailles du 28 juin 1919. C'est l'article 435 de ce traité qui consacrera le pacte écrit avec le sang des Savoisiens:  " Les Hautes-Parties contractantes, tout en reconnaissant les garanties stipulées en faveur de la Suisse par les traités de 1815 (...) constatent cependant que les stipulations de ces traités (...) relatifs à la zone neutralisée de la Savoie (...) ne correspondent plus aux circonstances actuelles . En conséquence, les Hautes-Parties contractantes prennent acte de l'accord intervenu entre le Gouvernement français et le Gouvernement suisse pour l'abrogation des stipulations relatives à cette zone qui sont et demeurent abrogées."

C'est ainsi que la neutralité de la Suisse fut respectée durant la première guerre mondiale et confirmée à l'issue de cette guerre pour qu'elle demeurât garantie dans le prochain conflit que quelques observateurs lucides voyaient déjà se profiler à cause du sort réservé aux vaincus.

La neutralité de la Suisse est, pour une grande part, source de sa prospérité actuelle. Genève est l'un des plus dynamiques cantons de Suisse. Que tout cela soit fondé sur une trahison n'est pour beaucoup pas même un détail de l'histoire. Pourtant, c'est un fait: le pacte 3 franco-suisse de 1914-18, qui a assuré le respect de la neutralité suisse pendant les deux guerres mondiales, repose sur les cadavres  et les souffrances de près de quarante mille Jeunes hommes de Savoie, ce pacte repose sur une génération anéantie, sur un génocide. 

 On ne peut conserver des traités en en supprimant les principales clauses, l'article 435 du Traité de Versailles du 28 juin 1919 a rendu caducs le Traité de Turin du 16 mars 1816 et le Traité d’annexion du 24 mars 1860.  Pourtant, pour la Suisse et la France, ces traités sont toujours en vigueur et ces deux pays conservent les territoires de la Savoie tout en ayant remis en cause leurs conditions d'annexion. 

C'est le vol après l'assassinat.

 Mais les Savoisiens sont toujours là et ils n'ont pas oublié les trahisons et leurs aïeux exterminés par la France. Le 13 décembre dernier, l’un d’eux écrivait à Didier Burkhalter, Chef du Département fédéral des affaires étrangères, président de la Confédération Helvétique en 2014, pour lui exprimer son inquiétude quant à la conjoncture internationale et lui demander de se prononcer sur la neutralité de la Savoie. 

Le 13 janvier 2016, Didier Burkhalter lui répondit: "En vertu du droit international, la Savoie fait partie de la République française, Dès lors, la Suisse ne reconnaît pas la Savoie en tant qu'État et n'est, par conséquent, pas en mesure de reconnaître la neutralité de celle-ci."

 En 2012  l'ONU  a refusé d'accéder à la demande du Gouvernement français qui lui demandait d'enregistrer le traité d'annexion du 24 mars 1860. 

Ainsi, contrairement à ce qu'avance Monsieur Burkhalter, selon le droit international la Savoie ne fait plus partie de la République française.

C'est Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères qui, suite aux révélations de Jean de Pingon, avait été contraint d'effectuer cette demande en 2010. 

Mais le Secrétariat des Nations Unies a refusé d'enregistrer ce traité désormais abrogé, la France ayant bafoué les termes du Traité de Turin du 16 mars 1816, du Traité d'annexion de la Savoie du 24 mars 1860, et du Traité de Paris du 10 février 1947 ainsi que l'expose le mémoire adressé au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies par Alain Roullier-Laurens et Jean de Pingon au lendemain de la requête française.

 Bientôt la France s'écroulera et la Savoie renaîtra comme un État indépendant au cœur de l'Europe, car les Savoisiens n'ont pas oublié leur pays; ils le portent toujours en eux comme une blessure que seule sa renaissance pourra cicatriser. Aujourd'hui, ils exigent que la vérité de l'histoire soit rétablie, que le génocide savoisien soit reconnu et que la Suisse respecte les termes du Traité de Turin du 16 mars 1816 en assurant la neutralité de la Savoie en cas de conflit si elle veut conserver les acquis de ce traité.

Ce sont là les conditions pour que, lorsque la Savoie renaîtra, la communauté historique, géographique et économique des Suisses et des Savoisiens puisse devenir le ferment d'une nouvelle alliance.

 Consulat de Savoie. La Condémine. Chemin de Condémine. CH-1410 Saint-Cierges. Switzerland.

 consulatdesavoie.ch

 

 

 

 

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200ème anniversaire de Waterloo boudé par la France !

bonaparteSelon une information du journal anglais The Telegraph, la France s'est démenée pour empêcher la création d'une pièce de deux euros imaginée pour commémorer les 200 ans de la bataille de Waterloo.
La dernière bataille à laquelle la France impériale a participé, le 18 juin 1815 dans l'actuelle Belgique. Elle s'est soldée par une défaite française face à une coalition européenne et la mort de 55.000 personnes en une journée.


Alors quand la Belgique a soumis en février un projet de pièce de deux euros pour marquer le coup, la France a vu rouge.
Dans les jours qui ont suivi, elle a même déposé un recours. Selon le Telegraph, qui s'est procuré le document, elle argumente en craignant des "réactions hostiles en France".

 "La Belgique avait présenté son projet et les Etats membre en ont été informés le 26 février dernier. (...) La Belgique a annoncé aujourd'hui qu'elle retirait son projet".

adolphIl ne faut pas toucher au mentor de Pinochet, Bokassa et... Adolph Hitler !
Il ne faut surtout pas critiquer celui qui renversa la première république, rétablit l'esclavage et mit l'Europe à feu et à sang !


Pour les Niçois, les Savoisiens et le reste de l'Europe, Waterloo n'est pas une simple victoire militaire parmi tant d'autres comme le suggère la mauvaise foi française...
La chute de l'Empire est le retour des Peuples Savoisien et Niçois asservis par la France dans leur patrie !


Waterloo est la victoire éclatante sur la barbarie au même titre que le 8 mai 1945 !

 



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NOUVEAU STATUT DE LA SAVOIE: Communiqué du Consulat de Savoie (Suisse)


savoieLE NOUVEAU STATUT DE LA SAVOIE

 Communiqué du 24/12/2014

du Consulat de Savoie à Saint-Cierges (Suisse)

 
La Savoie est un pays annexé, les deux départements qui la composent portent toujours son nom alors que la règle républicaine française exige que les noms des départements ne fassent référence qu'à la géographie.

La Savoie est devenue française à l’issue du traité de Turin du 24 mars 1860.

Les signataires de ce traité d’annexion, étaient Victor-Emmanuel II, duc de Savoie et roi de Sardaigne et Napoléon III empereur des Français. Un mémorandum secret prévoyait l’entrée des troupes françaises en Savoie dès la ratification du traité. Selon l’article premier de ce traité les populations concernées devaient être consultées.

Elles le furent mais dans des conditions iniques : absence de bulletins NON, abstention interdite, occupation militaire étrangère, ( 200'000 soldats français pour 584’000 Savoisiens).

Le 7 juin 1932, la France fut condamnée par la Cour internationale de justice de La Haye pour avoir violé des traités établissant des droits en Savoie avant que celle-ci ne devienne française, (zones franches). Ce jugement, en affirmant que la souveraineté de la France en Savoie est limitée, exprime l’unicité de la Savoie dans l’espace français :

La Savoie, pays annexé, conserve ses droits garantis par des conventions internationales.

Le 10 juin 1940, l’Italie déclarait la guerre à la France et réclamait Nice et la Savoie qu'elle n'avait pourtant jamais possédées. Cependant, la déclaration de guerre était signée par le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, petit-fils et héritier direct de Victor-Emmanuel II, le signataire de l'acte du 24 mars 1860. A ce titre cette déclaration de guerre constituait une dénonciation formelle du traité du 24 mars 1860 et précipitait son extinction.

Le 10 février 1947 était signé à Paris un traité de paix, son article 44 stipule que :

1. Chacune des Puissances Alliées ou Associées notifiera à l’Italie, dans un délai de six mois à partir de l’entrée en vigueur du présent Traité, les traités bilatéraux qu’elle a conclus avec l’Italie antérieurement à la guerre et dont elle désire le maintien ou la remise en vigueur.

Toutes dispositions des traités dont il s’agit qui ne seraient pas en conformité avec le présent traité seront toutefois supprimées.

2. Tous les traités de cette nature qui auront fait l’objet de cette notification seront enregistrés au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies conformément à l’article 102 de la Charte des Nations Unies.

3. Tous les traités de cette nature qui n’auront pas fait l’objet d’une telle notification seront tenus pour abrogés.

Le 24 mars 2010, alors que la France s'apprêtait à fêter le cent cinquantième anniversaire de l'annexion de la Savoie, l’historien Jean de Pingon rendit public deux courriers qui lui étaient adressés. L’un émanait du Ministère français des Affaires étrangères et l’autre du Bureau des affaires juridiques de l'ONU. Ces courriers établissaient formellement que le traité d'annexion du 24 mars 1860 n'avait pas été enregistré auprès du Secrétariat général des Nations Unies.

Le 15 juin 2010, Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères et européennes, affirma devant l’Assemblée nationale que le traité du 24 mars 1860 avait bien été notifié à l’Italie, cette déclaration solennelle constitue la reconnaissance implicite qu’une absence de notification aurait signifié l’abrogation du traité.

Cependant, le Ministre avouait que le traité n’avait pas été enregistré auprès de l’ONU et déclarait que le Ministère des Affaires étrangères et européennes " a pris, d'ores et déjà, toutes les dispositions utiles pour que le Traité du 24 mars 1860 soit bien enregistré dans les meilleurs délais auprès du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies."

Jean de Pingon fit alors parvenir au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unie un mémoire dans lequel il développait, sur plusieurs points, une argumentation montrant que le traité d’annexion était en fait abrogé ce qui interdisait son enregistrement par l’ONU.

Il exposait, entre autres, que le Gouvernement français n'avait pas notifié le traité d'annexion à l'Italie car il aurait dû, selon le premier article de ce traité, procéder à une nouvelle consultation populaire en Savoie. Le Gouvernement français n'entendait pas procéder à une telle consultation, d'une part parce qu'il n'était pas possible de reproduire en 1948 les conditions iniques du vote de 1860 qui avaient assuré un succès pour l’annexion à 99,8%, d'autre part parce qu'il n'entendait pas créer un précédent relatif aux droits des peuples en pleine période de guerres coloniales, (Viêt Nam, Madagascar, etc…).

Le Gouvernement français a donc usé d'un stratagème en notifiant à l'Italie un traité en date du 24 mars 1760. Ce traité n’avait pas lieu d’être notifié en 1948 car c’était un traité de limites entre le royaume de France et le duché de Savoie. Mais le Gouvernement français escomptait créer la confusion entre le traité du 24 mars 1760 et celui du 24 mars 1860 et comptait rectifier les dates ultérieurement. Le stratagème ayant été éventé, le Gouvernement français se résolut à notifier le véritable traité, entre-temps les délais pour cette notification avaient expiré précipitant ainsi l’abrogation du traité.
En 1948, le Gouvernement français ne présenta pas le traité d’annexion pour enregistrement auprès de l'ONU qui n’aurait pu que constater l’abrogation du traité et refuser de l’enregistrer.

En 2012, le Secrétariat général de l’ONU statua en faveur des arguments développés par Jean de Pingon en rejetant la requête du Ministère français des Affaires étrangères, et en refusant d'enregistrer le traité d'annexion de la Savoie (NDLR et du Pays de Nice ).

Le 24 décembre 2012, Jean de Pingon rendit public le refus de l'ONU d'enregistrer le traité de Turin du 24 mars 1860, dit traité d’annexion. Deux semaines plus tard, dans le Journal Officiel de la République française du 8 janvier 2013, le Gouvernement français confirmait le refus d'enregistrement de l’ONU, mais avançait qu'il était facultatif et que le traité d'annexion était toujours en vigueur car il avait bien été notifié à l'Italie. Le Gouvernement français ne produisait aucun document susceptible de confirmer la notification du traité, dans les délais, à l'Italie mais évoquait seulement une hypothètique note verbale (non signée) et une parution au Journal officiel (comportant quelques « erreurs » de dates).

Ces pièces, sans effet diplomatique, ne peuvent être retenues pour constituer une notification du traité.

Il est désormais établi que le traité d’annexion n’a pas été notifié à l'Italie selon les termes du traité du 10 février 1947. De plus, le Gouvernement français ne peut sérieusement affirmer que l'enregistrement auprès de l'ONU était facultatif après avoir annoncé, par voie ministérielle et devant l’Assemblée nationale, qu’il allait solliciter cet enregistrement.

D'autre part, en notifiant à l’Italie, dans les délais impartis par l'acte du 10 février 1947, le traité du 24 mars 1760, la France, « à l’insu de son plein gré », a notifié, sur la place internationale, qu’elle n’était plus propriétaire des territoires annexés au titre du traité du 24 mars 1860. En effet, le traité du 24 mars 1760 établissait un tracé de frontières entre France et Savoie, (grand nombre des bornes sont toujours en place). Ce traité est le premier traité au monde congénital à un tracé de frontières par des géomètres.

Ainsi, le traité de limites du 24 mars 1760 devient-il, du fait de sa remise en vigueur en 1948, l'ultime acte international concernant le territoire savoisien (NDLR et du Pays de Nice).

De ce qui précède, il ressort:

- Qu’aux termes du paragraphe 3 de l’article 44 du traité de Paris du 10 février 1947, le traité d'annexion, unique légitimité des institutions françaises en Savoie, est définitivement abrogé.

- Que ce traité d’annexion est désormais remplacé par le traité légalement notifié et remis en vigueur en 1948 : le traité de limites du 24 mars 1760.

- Que la Savoie jouit d’un nouveau statut tant au regard du droit international que du droit national, (l’article 55 de la Constitution française stipule que les traités prévalent sur les lois).

- Que sur les territoires savoisien et niçois les institutions françaises, nationales, régionales, départementales et municipales n'ont plus pouvoir d’administration qu'à titre transitoire.

Consulat de Savoie. La Condémine. Chemin de Condémine. CH.1410 Saint-Cierges Switzerland.
Tél. 0041 219053593. www.consulatdesavoie.ch (services opérationnels à compter du 20 mars 2015).



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C'est Noël ! Offrez Le Pays Niçois à vos proches !

rattachement Nice france 1860Pour les fêtes de fin d'année, faites plaisir à ceux que vous aimez, offrez leur notre Histoire, nos contes, notre Identité.

De l'invasion révolutionnaire combattue par les héroïques Barbets, en passant par l'annexion frauduleuse de 1860, la répression dont furent victimes les insurgés Niçois en 1871, la vie de Garibaldi et son combat pour Nice, fils de notre cher pays et surnommé:

Le Héros des deux mondes...

La collection " Les Cahiers de l'Annexion " regroupe des ouvrages étayés par de nombreuses archives diplomatiques, décrets préfectoraux anciens et contemporains, documents capitaux édités par les Etats de Savoie, le Royaume de Sardaigne, la France, qui restituent aux Niçois, preuves à l'appui, leur véritable Histoire, leur véritable Identité !

Le fruit du travail pharaonique effectué par le regretté historien Alain Roullier-Laurens, patriote Nissart incorruptible !

babazoukLes contes du Babazouk de Serge Dotti et Frédéric Chiris:

C’est un pays où le soleil éclate tous les jours à midi, Il n’est pas grand, la taille d’un village, mais profond comme les montagnes ou la mer qui le bordent. Rues Pairolière, Poissonerie, Barillerie, elles gardent une mémoire :

Une façon d’être ensemble.

On crie, on rit, on pétrit la pâte des mots avec les mains et la parole s’agite au bout des doigts. C’est le pays d’un autre temps : celui où l’on prenait le temps. Là se situent ces contes à rebours.

 Un voyage dans le temps, dans l'histoire et finalement dans la Vérité !

Incontournables cadeaux pour la Noël !

En vente au 1 bis rue Caïs de Pierlas 06300 Nissa

Jacques Medecin et le séparatisme niçois.

Jacques Médecin timbreBeaucoup d'opportunistes se réclament être les héritiers de Jacques Medecin du fait que les niçois ont toujours gardé une vrai affection pour le dernier maire réellement enraciné dans le Pays de Nice... Dans le livre Et moi je vous dis ma vérité écrit pendant son exil en amérique du sud, Jacques Medecin faisait une analyse politique de Nice en dehors des clichés habituels mis en place par les sbires de la force occupante... Au delà de l'image d'épinal du maire corrompu et clientéliste qui fut donnée par les milieux bien pensants parisiens des années 80/90, ceux-là même qui nous ont gratifiés plus tard d'affaires bien plus graves comme le sang contaminé,  les affaires de la mairie de Paris, l'affaire Karachi... etc...  Jacques Medecin nous livrait une  vision de Nice éclairée et débarrassée du carcan politique français.
Les raisons de l'acharnement judiciaire à son égard sont plus dues à son refus d'entrer dans le moule jacobin que les détournements d'argent public qui semblent aujourd'hui tellement dérisoires au vu de ce qui s'est passé en d'autres endroits de la « sainte république française une et indivisible ». Il a toujours refusé de prostituer Nice contre une place de premier plan à Paris.
Certains qui aiment se faire appeler « bébés Medecin » et gaulistes devraient se faire petits car le terme de « fausse couche de Medecin » leur conviendrait beaucoup mieux...
En parlant du Général De Gaulle, Jacques Médecin disait: « En 1967 j'ai reçu, d'un étranger qui croyait me faire plaisir, une tapisserie à l'effligie du Général; je m'en sers comme descente de lit pour pouvoir lui marcher sur la gueule tous les matins ».

Medecin-Jacques-Et-Moi-Je-Vous-Dis-Ma-Verite-Livre-Et quand l'auteur du livre lui posait la question concernant les « bébés Medecin », la réponse de l'ancien maire de Nice en exil fut cinglante:« Oui, parmi les Bébés Médecin, il y a à coup sûr du meilleur et du pire, et quelquefois chez le même individu. Il aurait peut-être fallu que je reste encore une dizaine d'années pour qu'ils grandissent et ne soient plus guidés par leurs propres intérêts. Ils sont tellement avides de profits personnels, d'avantages ou de réussite que cela transparaît dans leur comportement. La population ne doit pas être dupe »...

On se doute de qui il parlait, et quand à Rudy Salles, la description est toute aussi lapidaire: « Le petit Salles, outre qu'il est ambitieux à l'excés, croit aux pythonisses; n'est-ce pas un peu scabreux »?
Et d'ajouter « Ce tour d'horizon de mes successeurs possibles est, j'en conviens un peu décevant. Je comprends que les gens aient des appétits, c'est dans la logique des choses... mais j'aurais quand même souhaité que ceux qui sont devenus quelque chose grâce à moi prennent un peu mieux ma défense ».
Désormais, avant chaque élection, les drapeaux niçois sont de sortie tout comme le sont  les plaques commémoratives en hommage à Jacques Medecin... pour disparaître immédiatement après les prises de fonction pour rentrer dans le moule jacobin et parisianniste.
En parlant de Nice, Jacques Medecin disait:

« C'est d'abord ma ville, c'est un coin béni des dieux, un site absolument admirable, un climat fabuleux, une histoire très attachante, une langue particulière qui est encore parlée, à l'époque, par la majorité de la population. C'est une sorte de principauté de rêve et je suis un peu le prince de cette principauté. C'est un autre Monaco, si vous voulez. D'ailleurs j'apprécie beaucoup Rainier, qui est un homme de grande qualité et dont on dit évidemment beaucoup de mal, puisque c'est un type bien ».
Bien qu'il se voyait exagérément « un peu le prince de cette principauté », son analyse de ce que pourrait être le Pays de Nice n'en était pas moins pertinente. Jacques Medecin appréciait Monaco mais n'aurait jamais fait l'affront aux Niçois de se pavaner avec l'écharpe de l'ASM !
En voici quelques extraits: « Quand on voit le succés des petits pays par rapports aux grands, on s'apperçoit que la grande erreur a été de vouloir faire des grands pays. La constitution de grands ensembles comme l'ensemble européen s'accompagne d'ailleurs inévitablement de la montée des nationalismes corse, catalan, breton... Pour ma part, je regrette qu'il n'y ait plus de nationalisme niçois (chose réparée aujourd'hui ) parce qu'il y a encore trente ans, ce nationalisme-là existait. Au moment ou j'ai pris la mairie, j'ai eu des mouvements de ce type qui sont venus me demander quelle était mon attitude à leur égard. Comme je parlais niçois, ils ont été, bien sûr, rassurés. Ils étaient non violent mais existaient ».
Et à la question « que voulaient-ils? », sa réponse était tout simplement visionnaire: « L'indépendance du comté de Nice; et ils avaient raison parceque le Comté de Nice s'est donné à Napoléon III (Jacques Medecin ne connaissait pas à l'époque les conditions réelles de "ce don", la LRLN étant née en 2001 ) il ne s'est pas donné à la France. Quand la France a chassé l'Empire, il y a eu une rupture de contrat (parmi tant d'autres) mais on ne nous a pas redonné notre liberté. Enfin ! C'est ainsi... Les nationalismes s'exacerbent parfois simplement parceque l'homme est fait pour conserver son identité. Et dans un grand ensemble, il la perd.On trouve plus facilement ses racines dans une petite communauté.C'est pourquoi je suis venu ici, en pays hyspanique. La population de Punta del Este, c'est trois milles habitants: très vite je suis devenu l'un d'eux. Je m'assilile facilement dans une communauté latine et catholique, j'y trouve le terreau de ma liberté"; et d'ajouter « je crois que le monde futur sera un monde de petites principautés, de petits royaumes, de petites républiques qui auront enfin compris qu'il ne faut pas se battre entre soi mais qu'au contraire, il faut travailler dans le cadre d'un grand ensemble.On verra alors de petits pays comme le Luxembourg, la Suisse, ou le Lichtenstein mais aussi la Bavière, la Saxe et pourquoi pas la Bretagne et la Catalogne jouer un rôle considérable dans un ensemble européen parcequils auront su garder leur identité alors que d'autres l'auront perdue ».
Son rapport avec le drapeau niçois ne souffrait d'ailleurs d'aucune ambiguité...
En 1968: « Un jour, un petit groupuscule de ces étudiants bizarroïdes est venu à mon bureau et m'a demandé de faire flotter sur la façade de la mairie le drapeau rouge. Je leur ai dit:
-Messieurs, un seul drapeau flottera sur la façade de la mairie tant que les évènements se dérouleront, c'est le Drapeau NIçois. Dans l'instant, j'ai fait hisser le Drapeau Niçois et j'ai prévenu mes interlocuteurs en les sortant de mon bureau:
-Si jamais l'un d'entre vous cherche à y toucher, je l'attache aux grilles de la mairie et je le laisse là sans boire ni manger pendant des jours aux yeux de la population que je rameuterai. Et vous verrez qu'il y aura du monde pour venir l'engueuler » !
La défense du Drapeau Niçois passait bien avant le drapeau tricolore...
On peut s'imaginer quelle aurait été la réaction de Jacques Medecin devant les festivités pompeuses organisées à Nice pour le cencinquanteraire de l'annexion du Pays de Nice,  en ayant connaissance des révélations irréfutables faites par la LRLN !
... Bien loin des réactions soumises et franchouillardes de ses « pseudo-Bébés »...

« La fidélité en se définissant dans et par le temps se définit contre lui... être fidèle c'est faire comme si le temps n'existait pas.»
Michel Sauvage (Le cas Don Juan)

Guerre de 14/18 et revendication territoriale: la jurisprudence en question !

protestation officielle Keller Garibaldi

Souvent, les détracteurs des revendications souverainistes du Peuple Niçois pourtant légitimes, à défaut de proposer des contre-arguments pertinents,  se plaisent à affirmer que leurs doléances ne sont plus d'actualité, que l'eau a coulé sous les ponts et que désormais le débat est clos...

En cette année 2014, c'est à grand coup de commémorations franchouillardes, que la jacobine célèbre le centenaire du début de la première guerre mondiale, qui est toujours d'actualité bien évidemment, tout comme l'apologie du 14 juillet 1789 !

Si on met de côté les innombrables victimes innocentes qui au départ ne souhaitaient que vivre en paix mais qui furent malheureusement instrumentalisées par les Etats-Nation artificiels, dont les intérêts mercantiles ne sont plus à démontrer, il existe un volet peu évoqué mais fondamental puisse qu'il s'agit de l'application du droit international.

En effet, Bien peu de gens imaginent qu'il ne suffit pas de conquérir un territoire militairement pour l'occuper en toute légalité, mais qu'il faut avant tout en avoir la légitimité juridique!

Bien que malheureusement la loi du plus fort soit prédominante, il reste que pour revendiquer de façon irréfutable un territoire, il faut pouvoir faire valoir des droits juridiques incontestables.

Ce fut le cas pour la France le 11 novembre 1918 quand elle exhuma la protestation de M. Emile Keller, qui au nom des députés du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Meurthe et Moselle, protesta contre l’annexion de l’Alsace et la Lorraine par l’Allemagne afin de préserver les droits de ces populations et de la France. 

A la fin de la guerre de 1914-1918, quelques heures seulement après l’armistice signé le 11 novembre, l’Assemblée nationale française se réunit en séance extraordinaire ; la séance fut ouverte à 14 H 45, et les députés réclamèrent  immédiatement à la communauté internationale le retour des provinces perdues lors de la précédente guerre.

Il est très intéressant de noter sur quelles bases légales s’est appuyée cette réclamation :

On exhuma donc le procès-verbal de la protestation du député Keller  qui  dormait dans les archives depuis quarante-sept ans, on le relut en séance, et cet acte suffit à établir juridiquement les droits de la France sur ces territoires.

La protestation officielle faite par Garibaldi et Laurenti-Roubaudi au parlement de Turin en 1860 est en tous points similaire à celle de Keller et toujours recevable par les instances internationales.

Ce qui est valable pour la France l'est donc logiquement aussi pour le Pays de Nice !

A bon entendeur...

 

Yes Scotland ! Yes Etats de Savoie !

yes scotlandQue les Ecossais choisissent l’indépendance ou pas, le référendum organisé le 18 septembre a ouvert une brèche dans les fondations du Royaume-Uni dont l’avenir sous sa forme actuelle pourrait être remis en cause.


Que ce soit en Irlande du Nord, au Pays de Galles, et même dans certaines régions de l’Angleterre comme la Cornouailles (sud-ouest) ou le Yorshire (nord-est), le vote écossais a attisé l’opposition latente à la domination de Londres.


" Même si le non l’emporte, nous attendons des changements constitutionnels importants au Royaume-Uni, déclare Graham Walker, professeur de sciences politiques à l’université Queen’s de Belfast. Je pense que nous nous acheminons vers une union plus souple, peut-être une sorte d’union fédérale ".


Selon les bon âpotres du jacobinisme français, les séparatistes écossais seraient motivés uniquement par le fait qu'ils aient sous leur territoire maritime des réserves conséquentes de pétrole (William Wallace travaillait peut-être chez Shell)...

 

etats savoieAilleurs en Europe occidentale, d'autres Peuples réclament leur droit à l'autodétermination comme les Corses et les Catalans et d'autres leur réunification, comme les Bretons, les Basques....

et ceux issus des Etats de Savoie !


Comme ce fut le cas avec l'effondrement de l'URSS en 1989 qui provoqua la libération des Peuples asservis en Europe de l'est , l'effondrement des Etats-nation artificiels de l'Europe de l'ouest entraînera inéluctablement la libération des Peuples asservis de l'Europe occidentale...


La refonte de l'Europe des Etats-nation artificiels en une Europe des Peuples n'est plus une utopie, mais bien une réalité...


n'en déplaise aux passéistes jacobins !

Pays Niçois et Occitano-provençaux : Mettons les pendules à l'heure !

« Mes concitoyens ont toujours été en guerre avec les Français et les Provençaux ; aucun fait dans l’histoire niçoise ne montre qu’ils aient été d’accord avec la France et la Provence avec qui ils ont toujours été en guerre »

Jousé Garibaldi le 12 Avril 1860 (Parlement de Turin)

 

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Tentatives de récupération de l'identité niçoise aujourd'hui

Nice, Marseille et la Provence

Le prétendu lien féodal

Les tentatives d'assimilation par Mistral et le Félibrige

 

Henri Sappia 1996707571_4c4e44cbba

L'utilisation des morts Niçois

Résistance des intellectuels...

La lutte des intellectuels Niçois contre le clan des "Provençaux" au sein de l'Acadèmia

Conclusion

 

Annexion de Nice: « Le choix des couleurs » n'a jamais eu lieu !

NICE 1860En 2010, à l'occasion des festivités pro annexionnistes organisées par les sbires de la France jacobine, deux ouvrages ont été édités. L'un, gentil roman préfacé par Christian Estrosi, qui met en scène deux frères issus du petit peuple niçois qui se déchirent parce que l'un, sage et pragmatique admire Napoléon III et bien évidemment pour l'annexion par la France et l'autre, sous le charme de Garibaldi, aventurier et romantique: contre !

En face, et passé sous silence, un ouvrage historique étayé par des documents irréfutables, archives diplomatiques, témoignages capitaux qui démontrent de façon éclatante les forfaitures ignobles vécues par nos anciens en 1860, suivi de 1871 et 1947...

« Le choix des couleurs » n'a malheureusement jamais eu lieu, c'est uniquement le titre d'un gentil roman à l'eau de rose...

« Le choix des couleurs »  est seulement une fable jacobine...

« LA VERITE SUR L'ANNEXION DE NICE » dévoile en détail, avec une grande précision, les turpitudes qui nous ont mené à devenir français malgré nous.


Il y a un choix pour les Niçois, certes... mais il n'y en a qu'un, c'est celui entre la Fable et la Vérité !

 

« Coura lu Françès pisson contra lou vent de l'istoria, si bagnon la camilha » !

Appel à manifester place Garibaldi: la schizophrénie identitaire au grand jour !

Alerte identitaire garibaldiLa schizophrénie n'a plus de limites chez les membres de l'antenne niçoise de la mouvance identitaire.

Du jamais vu, ils prétendent laver l'honneur du Héros Niçois !

Toujours à l'affût d'une photo complaisante dans le monopole de presse, les récentes manifestations pro-palestiniennes sont une fois de plus sorties de leur contexte,  par ce groupuscule qui n'a de niçois qu’un vocable usurpé outrageusement.

La dernière manifestation pro-palestinienne était organisée en réaction au drame qui se déroule actuellement à Gaza !

Il s’y trouvait des chrétiens, des musulmans, des athées, des gens de gauche comme de droite…

L’intolérance étant la fille de l’ignorance, il est bon de rappeler que le Héros des deux mondes est adulé en Amérique du Sud pour son combat pour la liberté des peuples asservis.

Garibaldi condamnait fermement la politique coloniale française initiée par Napoléon III en Afrique du Nord et ailleurs.

Pour un garibaldien, associer l’image du Héros niçois à la demande de justice pour un peuple asservit et réprimé, où qu’il soit dans le monde n’a rien de choquant… bien au contraire !

Et le fait que quelques crétins provocateurs en profitent pour lancer des slogans islamistes n’y change rien.

Ce groupuscule qui prétend défendre l’Identité niçoise a appelé à voter pour le Front National aux dernières élections présidentielles et législatives.

Le porte-parole de cette fraction de la droite, de la droite, de la droite française a essayé récemment d'intégrer le Rassemblement Bleu Marine.

Quand on connait la doctrine ultra jacobine du parti nationaliste français que préside Marine Le Pen, vouloir le rejoindre et se revendiquer défenseur de l’Identité Niçoise tient de l’aberration mentale !

Pour rappel, voici un extrait du communiqué de presse du 4 octobre 2013 de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen:

  « Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine se prononce fermement pour une République une et indivisible, s’opposant à tous les communautarismes, y compris régionaux.»…

« Y COMPRIS REGIONAUX » !!!

En clair cela signifie que pour le RBM, le communautarisme musulman et à combattre autant que le communautarisme Régionale !

garibaldi voilé identitairesDe plus, les liens fusionnels qui existent entre la mouvance identitaire installée à Nice et la Ligue du Nord (violemment anti-garibaldiennes et qui traîne notre héros dans la boue)  ne sont plus à démontrer.

Il y a une dizaine d’années, des identitaires étaient fortement soupçonnés d'avoir mis un voile noir sur la statue de Garibaldi.

Aujourd’hui, ils cherchent à détourner pour leur compte ce que symbolise Garibaldi pour les Niçois...

En 2010 ils ont profité des festivités concernant les 150 ans de l'annexion par la France pour semer le trouble et diffuser leur propagande mensongère en prétendant dénoncer la forfaiture, pour se revendiquer ensuite français et fiers de l'être...

Oui effectivement, toutes ces incohérences donnent quelque peu le tournis !

Le fait de chercher le buzz à tout prix, quitte à se contredire continuellement, démontre l’étroitesse des idées véhiculées par ce pseudo mouvement dont les membres mal informés, confondent d'ailleurs comme ceux qu'ils prétendent combattre, Gaza avec l’Ariane et le sionisme avec la religion juive.

 

Pour information, vous pouvez relire ce très instructif article qui fut écrit par Alain Roullier-Laurens en 2011 dans les Nouvelles Niçoises:  Enquête sur la nébuleuse « identitaire » - Les nouvelles nicoises

 

A lire absolument:

Garibaldi et Nice

 

 

Date anniversaire de la naissance de Garibaldi: Les garibaldiens seront présents.

 

Garibaldi anniversaire

Communiqué de Boulegan Sian Nissart et la LRLN:

« A l’occasion de la réouverture de leur permanence, les associations Boulegan Sian Nissart et la LRLN proposent à leurs militants et sympathisants ainsi qu’à ceux des autres associations culturelles niçoises à les rejoindre pour fêter, le 4 juillet 2014, le 207ème anniversaire de la naissance de Giuseppe Garibaldi.

Ils seront accueillis à partir de 18h au 1 bis rue Caïs de Pierlas pour boire le verre de l’amitié, puis invités à aller à 20 h se recueillir et déposer une gerbe de fleurs au pied de la statue du héros niçois.

Après une allocution des représentants de Boulegan Sian Nissart et de la LRLN, sera entonné notre hymne « Nissa la bella »,  puis ce sera le retour à la permanence pour prendre une collation.»

Despotat de l'UE et la schizophrénie de la France jacobine !

Ah qu'elle a bon dos l'union européenne quand plus rien ne tourne rond !

Europe des PeuplesCertes il y a beaucoup à dire sur le fonctionnement de l'union européenne qui a été mis en place en grande partie, nous ne le rappellerons jamais assez, par l’un de ses principaux moteurs qui n’est autre que la France jacobine.

Selon les bons apôtres de Marianne, quand tout va bien c’est grâce à la politique intérieur française, quand rien ne va plus le bouc émissaire européen est très vite montré du doigt alors que la France est largement responsable de la situation dans laquelle se trouve l'union européenne.

19 milliards d'euros, voici le montant versé par la France au budget européen en 2011, dont 15,4 milliards de contribution directe et 2,7 milliards de recettes de TVA soit à peine 0,95% du PIB tricolore.
Pas besoin d'entrer dans les détails pour comprendre que les problèmes économiques et sociaux ne viennent pas uniquement de l'union européenne mais du modèle jacobin français défendu par la classe politique dans son ensemble.

Tout en accusant l’Europe de Bruxelles de Despotat,  l’Etat français s’en donne à cœur joie dans les frontières de son petit empire colonial.

Re-découpage ou fusion des territoires, impôts ou subventions, politique culturelle monolithique…  aucun pays européen n’est plus interventionniste sur le plan économique et sociétal que la France.

L’Etat français prétextant faire des économies en allégeant « le mille-feuilles » de son administration structurelle, a prévu de redécouper une fois de plus comme on le fait avec une tarte, les territoires comme il le fit en d’autres temps en Afrique avec le succès que l’on connaît.

Cette gestion territoriale absurde exclut bien évidemment la réunification revendiquée par les Peuples Breton et Savoisien qui sont des entités ethniques, historiques et culturelles bien définies.

Alors que les peuples européens (pas ceux inventés par les Etat-Nations artificiels) demandent de plus en plus de décentralisation et d’autonomie, les ayatollahs de la France jacobine continuent comme bon leur semble, à regrouper, découper, charcuter les divers territoires qu’elle administre plus ou moins légalement. Le refus inavoué de voir pour certains Peuples clairement identifiés  la possibilité d’administrer  leur territoire, même en tant que « région française »,  provoque des situations pour le moins ubuesques !

Le Pays-Basques «  français » qui est dissout dans le département des Pyrénées Atlantiques, lui-même dilué dans la région Aquitaine (sous la tutelle de Bordeaux), région qui se trouvera bientôt limitrophe de la  Bretagne…  du moins ce qu’il en reste !

Selon la logique jacobine, la Creuse et le Pays-Basques « français » doivent donc se retrouver unis dans la même grande région sud-ouest,  et le Pays de Nice avec  l’Hérault et le Gard qui pourraient rejoindre la Provence (il est de plus en plus difficile de nommer l’indéterminable PACA).

La France jacobine prend les populations pour du bétail, qu’on peut diriger ou parquer à sa guise de Paris, sans tenir compte des aspirations légitimes des Peuples concernés qu’elle administre.

La France jacobine dont les dogmes issus d’un autre temps refuse obstinément de regarder l’évolution civilisationnelle européenne en face. L’Europe des Peuples est en passe de prendre le dessus sur l’Europe des Etat-Nations artificiels dont l’apogée s’est située de la fin du XIXème siècle à celle du XXème siècle pour notre plus grand malheur (guerres mondiales et coloniales).

Catalogne, Ecosse, Flandre, Alsace, Pays-Basques, Corse, Bretagne, Savoie, Pays de Nice… l’Europe des Peuples est en marche, n’en déplaise à la très archaïque France jacobine qui refuse pour des raisons idéologiques d’écouter les Peuples qu’elle asservit depuis trop longtemps.

L’aveuglement de la France jacobine la mènera au même endroit que sans sœur nommée URSS en 1989, car rien ne peut arrêter la soif de liberté des Peuples.

 « L'utopie est la vérité de demain ».

Victor Hugo

La Countea de Nissa Campioun dòu Monde !

Le 8 juin 2014 restera à n'en pas douter pour les Niçois un jour à graver dans le marbre.

Champion du mondeLa Selecioun étant l'invitée de dernière minute à la coupe du monde conIFA*, suite à la défection de la sélection Québecoise, Frédéric Gioria et Jean-Philippe Mattio ont réussi l'exploit d'élaborer en un temps record une équipe compétitive qui nous a montré sa rage de vaincre sous le maillot de la Countea de Nissa. Les Niçois ne s'y sont d'ailleurs pas trompés.

Dès le début, et malgré une défaite 4 à 2 contre le futur finaliste de la compétition, les matches de la Selecioun furent un immense succès populaire et le soutien du Peuple Niçois inconditionnel. Poule de qualification, quart de finale, demi finale, finale... tout le Peuple Niçois a soutenu notre sélection.

Nul besoin d'avoir dans ses rangs des joueurs multimillionnaires évoluant au Réal de Madrid ou au PSG pour faire vibrer tout un Peuple. Nous avons des joueurs sincères, impliqués, qui embrassent leur maillot parcequ'ils l'aiment tout simplement et parce qu'ils sont Niçois et fiers de l'être avant tout !

Une grande bouffée d'air pur dans ce monde où le football business ne connaît qu'une seule valeur, celle des espèces sonnantes et trébuchantes !


Le travail effectué par toutes les associations du Pays de Nice  porte aujourd'hui ses fruits et plus personne ne pourra jamais affirmer que les Niçois ne forment pas un Peuple à part entière. Qu'il soit de souche ou d'adoption, un Niçois reste un Nissart !

Les héros de notre belle équipe nationale viennent de le démontrer d'une façon éclatante, et leur retour en Pays Niçois sera fêté comme ils le méritent ! Notre équipe nationale de football est désormais un symbole fort, un de plus, de notre Identité.

Que demain soit le temps de l'Union du Peuple Niçois autour de nos valeurs ancestrales, autour de toutes ses composantes, animée par une force indéfectible qui nous permettra de retrouver notre liberté.

Nous marchons ensemble dans le sens de l'histoire comme le font les Basques, les Corses, les Ecossais, les Catalans, les Bretons et bien évidemment nos frères Savoisiens !


Una Cultura, una Terra, un Poble !

 

*ConIFA : CONfederation of Independent Football Associations » Organisation qui regroupe les Etats, nations non reconnues, minorités, peuples sans nations et micro-nations non affiliés à la FIFA. 

Posté par LIBERA NISSA à 20:21 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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