1871_CANONSChaque année, les Niçois commémorent le soulèvement séparatiste réprimé violemment par la France, suite au déni de la réalité du scrutin pourtant limpide, des élections législatives du 8 février 1871…

En effet, lors des élections législatives du 8 février 1871 dans le pays de Nice, le raz-de-marée séparatiste emporta tout. A peine passés 10 ans d'annexion, la ville de Nice donna 16 514 voix aux quatre candidats séparatistes et seulement 900 au préfet Dufraisse candidat français qui malgré ses fraudes avérées et des moyens importants, fut littéralement balayé. Sur le territoire du Pays de Nice, Garibaldi obtint 13 984 voix sur 29 428 suffrages exprimés, soit 47,51 %, Piccon, Bergondi et Borriglione, autres candidats séparatistes, 12 550, soit 42,64 % alors que le préfet Dufraisse se contentait de 2894 voix, soit 9,83 % !
Le lendemain du vote, les dépouillements terminés, Joseph André titra dans le Dirrito: « Vive Nice !!! »; dans un long éditorial, il écrivait entre autre : « ...Nice a parlé ! Mais non la Nice des Piétri et des Pillet (Piétri envoyé par Napoléon III avait truqué le plébiscite de 1860 et Pillet, consul de France à Nice avait beaucoup intrigué à Nice pour favoriser l'annexion) mais la Nice de Ségurane et de Garibaldi ! Le citoyen Dufraisse a renié Garibaldi car il est le chef du parti séparatiste, Nice à l'unanimité a voté Garibaldi, donc, citoyen Dufraisse, et selon votre propre logique, Nice est séparatiste et ne reconnaît pas l'infamie de 1860 ! Ce vote magnifique est un plébiscite ! ».

Du 8 au 10 février, les Niçois se souviennent… de qui ils sont !

Du 8 au 10 février, les Niçois mettent en évidence le drapeau Niçois ou allument une bougie...

« Pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole... », comme le disait dans l'une de ses nombreuses protestations, le héros des deux mondes en 1860...

« J'ai toujours entendu dire par les républicains qu'ils étaient les défenseurs des droits de l'homme contre la tyrannie...Ceci soit dit pour la dernière fois à la confusion de ces doctrinaires qui veulent se faire un monopole de la conception républicaine comme s'ils en étaient les inventeurs, et comme si avant eux, il n'eût jamais existé de république ».

 Garibaldi