05 mars 2011

Conseil général des A-M: Les trous du Golf de Nice enfin bouchés...

Les Nouvelles Niçoises du 18/05/2010

Golf de Nice le silence est d’or ! 

 

estrosi_golfLes Niçois seront heureux d’apprendre que l’affaire du Golf de Nice est enfin enterrée. M. Ciotti, a enfin réussi à éradiquer du paysage politique niçois, cette verrue malgracieuse qui était un caillou dans les chaussures de certaines pointures politiques et révulsait les contribuables niçois. Et il a accompli ce miracle modestement, dans le silence, et sans en tirer gloire. Certains prétendent que l’on voit trop souvent sa photo dans le monopole de presse, avec les publicités du Conseil général, mais il sait être discret quand il solutionne d’épineux problèmes et n’a jamais mis en avant cette action méritoire. L’argent a-t-il été retrouvé ? Que nenni ; les coupables ont-ils été débusqués ? Point du tout. Peu importe, administrativement l’affaire est enterrée. Comment ? Par le biais du document suivant :

 

« Bulletin administratif des Actes du Conseil général, du 22 au 30 novembre 2009, N° 11 : Proposition d’admission en non-valeur de créances irrécouvrables. Vu le Code général des collectivités territoriales, etc.. Vu, l’article etc., Vu, le rapport de son président [M. Ciotti] présentant, conformément etc. l’admission en non-valeur de créances départementales considérées comme irrécouvrables, pour un montant total de 3 596 836,81 d’euros, réparti comme suit : 105 367,74 € concernant la SARL Golf de Nice, 2 741 132,84 € concernant l’association « Agriculture 06 », 750 336,23 € concernant l’association « Olympique Gymnase de Nice. Après avoir recueilli l’avis favorable de la Commission des finances, de l’administration générale et des moyens. Après en avoir délibéré, décide, d’admettre en non-valeurs les créances irrécouvrables pour un montant total de 3 596 836,81 € correspondant à des créances anciennes dues par la société Golf de Nice, mise en liquidation judiciaire en 1992, etc. de prendre acte que ces admissions en non-valeur, n’annulent pas les créances, restant dues par les débiteurs, mais autorisent le comptable à suspendre les procédures de recouvrement et à les soustraire de l’actif de la collectivité dans le compte de gestion, etc. ».

 

Rappelons que la subvention de 105 367,74 € avait été versée à la SARL que dirigeait Mme Dominique Estrosi-Sassone, épouse de l’actuel maire de Nice, à l’époque conseillère régionale et adjointe à l’ex-maire de Nice. Jamais le Département n’avait émis un ordre de reversement, ni sous la présidence de M. Charles Ginésy (son fils était le suppléant de M. Estrosi à l’Assemblée) ni sous la présidence de M. Estrosi. M. Ciotti élu d’un canton de 3000 électeurs, à peine en place, a fait annuler toute trace de la dette au compte de gestion et fait en sorte que le Payeur départemental ne relance jamais le recouvrement.

 

Préfets et procureurs depuis 1992, n’étaient pas parvenus à résoudre ce trop épineux problème : de l’argent public a été viré sur un compte, qui l’a pris ? Insoluble ! M. Ciotti, dès son élection à la présidence du Conseil général, a réglé la question : ne cherchons pas à savoir qui l’a pris, pertes et profits, au débit des contribuables… Et il a augmenté les impôts départementaux. Honneur à lui ! Payez et circulez, bonnes gens il n’y a plus rien à voir ! Comme disait Joseph André, « À Nice, les nains deviennent des géants, grâce à la peur des honnêtes gens».