Bicentenaire d'un traité capital entre la Suisse et la Savoie !

 

Avant 1815, la neutralité suisse n'était pas respectée, ainsi en 1799 la ville de Zurich était-elle occupée par des troupes russes qu'assiégeait l'armée française.  Ce sont les actes du Congrès de Vienne de 1815 qui établissent la neutralité de la Suisse et celle de la Savoie.

Le Traité de Turin du 16 mars 1816, entre la Savoie et la Suisse, consacre un échange: la Savoie cède des territoires à Genève qui devient un canton helvétique, en contrepartie, la Suisse garantit la neutralité de la Savoie qui manquait de troupes pour assurer la protection de son territoire, les ducs de Savoie ayant transféré leur capitale de Chambéry à Turin. Le Protocole du Congrès de Vienne et son corollaire le Traité de Turin stipulent qu'il s'agit bien d'un échange: La Savoie cède 24 communes à la Suisse, dont la ville de Carouge, et la neutralité de la Savoie intègre celle de la Suisse qui doit l'assurer en temps de guerre. 

 Le 24 mars 1860 la Savoie est annexée par la France suite à une occupation militaire de deux cent mille hommes et un vote truqué, ( pas de bulletins NON, pas d'isoloirs dans les bureaux de vote, l'abstention interdite et l'envoi au bagne de Cayenne, sans jugement, des opposants à l'annexion). Cependant la neutralité de la Savoie perdure et est consacrée par l'article 2 du Traité d'annexion, cela car la France ne peut remettre en cause les actes du Congrès de Vienne et leur corollaire. Ainsi, le 14 décembre 1883, Jules Ferry, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de la France écrit-il à l'ambassadeur de Suisse en France: 

"... dans les études pour la mobilisation, l'État français s'est engagé à respecter complètement le territoire neutralisé, (de la Savoie)." 

La neutralité de la Savoie était une condition sine qua non de l'annexion, la Suisse devait l'assurer et la France la respecter. La Suisse et la France ne pouvaient trahir la neutralité de la Savoie sans remettre en cause l'intégrité de leurs propres territoires, soit la perte de plus du tiers de la superficie du canton de Genève pour la Suisse et la perte du territoire de la Savoie annexée pour la France.

 Le 1er Août 1914 l'ordre de mobilisation générale est décrété en France. 

Le 4 Août 1914, le Conseil fédéral suisse proclame sa neutralité dans une déclaration où la Suisse affirme son droit d'occuper militairement la Savoie neutralisée. Pourtant, ce n'était pas un droit, mais un devoir. Mais en faisant d'un devoir un droit, la Suisse pourra ensuite le négocier comme un bien.

Les Savoisiens, (comme les Suisses), étaient astreints au service militaire et pouvaient être mobilisés en temps de guerre, mais ils ne devaient pas servir ailleurs que sur le territoire de la Savoie et ne pouvaient, en aucun cas, être envoyés guerroyer hors de ce territoire. Pourtant leur division, la 28ème, fut directement envoyée au front. Ils seront pris entre deux feux : l’allemand et le français. Parfois même, l'artillerie française les utilisera pour ses tirs de réglage ! Deux sur trois n’en reviendront pas.

 Savoie et Haute-Savoie seront les départements de France qui auront à déplorer, proportionnellement à leur population, le plus de victimes lors de cette guerre. 

C’est ainsi que la France acheva ce qu’elle avait commencé en 1860 : mettre la main sur le territoire de la Savoie puis anéantir ses forces vives afin de le conserver à jamais. 

Car c’est bien d’un anéantissement concerté dont il s’agissait. 

Pour une population de 503,000 habitants, la Savoie comptera 22,400 morts au combat, auxquels s’ajouteront 17,200 grands blessés dont la plupart décèdera dans les années suivant la fin de la guerre tandis que les autres souffriront jusqu’à leurs derniers jours de leurs cruelles blessures.

C’est l'anéantissement concerté de toute une génération, de tous ceux en âge de porter les armes et qui auraient certainement suivi leurs aînés qui, à compter de 1905, commençaient à remettre officiellement en cause l’annexion de la Savoie.

 C’est ainsi que la France perpétra le génocide savoisien.

Selon le droit international, un génocide c’est « l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe, ou d’une partie d’un groupe, en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales. »

Les Savoisiens mobilisés par la France étaient ressortissants d’un pays alpin fraîchement annexé et constituaient incontestablement une partie d’un groupe ethnique. Les avoir envoyés au front d’une guerre, alors qu’ils étaient au bénéfice d'une neutralité reconnue comme institution de droit international, dénote la volonté de les exterminer en les utilisant comme chair à canon. L’extermination de cette partie d’un groupe ethnique revêt un caractère systématique puisque la majorité des mobilisés a trouvé la mort lors de ce conflit alors que les pertes globales pour les troupes françaises n'excédèrent jamais 23% des effectifs. Il s'agit donc bien d'un génocide programmé afin d'anéantir un peuple dont la France avait illégalement annexé le territoire.

 Et s’il fallait une preuve supplémentaire de ce génocide, il suffit de se reporter à l’article 435 du Traité de Versailles du 28 juin 1919. Cet article supprime la neutralité savoisienne et ses zones franches. 

Et pourquoi donc avoir attendu la fin de la guerre pour officialiser cette trahison? Parce qu’il fallait avoir auparavant exterminé les Savoisiens afin que nul ne puisse la dénoncer et aussi avoir l'assentiment de la Suisse pour pouvoir la perpétrer. En effet, sans l'accord tacite de la Suisse, le génocide savoisien et la suppression de leurs droits qui le suivit n'auraient pu se réaliser. Et pour anéantir toute velléité de protestation de la part des quelques survivants, la France fit occuper la Savoie du Nord par ses troupes de goumiers marocains, mercenaires de sinistre réputation. 

L'histoire se répétait: peu après l'annexion de 1860, comme à la faveur de la chute de l'Empire la Savoie du Nord commençait à remettre en cause cette annexion, Louis-Adolphe Thiers la fit occuper par des troupes qui venaient de briser la Commune à l'issue de la "Semaine sanglante". La France a toujours eu coutume de déployer en Savoie les pires de ses soudards; les hordes révolutionnaires en 1793, (3 jours de pillage dans le val de Thônes), les sanglants "Versaillais" en 1871, les goumiers marocains en 1918.

 Dès le début de la guerre, les gouvernements suisse et français avaient passé un marché: La France respecterait la neutralité de la Suisse en abandonnant son premier plan d'attaque qui consistait à passer par le plateau suisse pour tourner l'armée allemande. En contrepartie, la Suisse ne bougerait pas pour faire respecter la neutralité savoisienne et, à l'issue de la guerre, la neutralité de la Suisse serait confirmée et les droits des Savoisiens abolis. La suite montrera que ce marché, passé sur le dos des Savoisiens, fut respecté.

 La Suisse n'était pas belligérante en 14-18, pourtant elle sera présente au traité de Versailles du 28 juin 1919. C'est l'article 435 de ce traité qui consacrera le pacte écrit avec le sang des Savoisiens:  " Les Hautes-Parties contractantes, tout en reconnaissant les garanties stipulées en faveur de la Suisse par les traités de 1815 (...) constatent cependant que les stipulations de ces traités (...) relatifs à la zone neutralisée de la Savoie (...) ne correspondent plus aux circonstances actuelles . En conséquence, les Hautes-Parties contractantes prennent acte de l'accord intervenu entre le Gouvernement français et le Gouvernement suisse pour l'abrogation des stipulations relatives à cette zone qui sont et demeurent abrogées."

C'est ainsi que la neutralité de la Suisse fut respectée durant la première guerre mondiale et confirmée à l'issue de cette guerre pour qu'elle demeurât garantie dans le prochain conflit que quelques observateurs lucides voyaient déjà se profiler à cause du sort réservé aux vaincus.

La neutralité de la Suisse est, pour une grande part, source de sa prospérité actuelle. Genève est l'un des plus dynamiques cantons de Suisse. Que tout cela soit fondé sur une trahison n'est pour beaucoup pas même un détail de l'histoire. Pourtant, c'est un fait: le pacte 3 franco-suisse de 1914-18, qui a assuré le respect de la neutralité suisse pendant les deux guerres mondiales, repose sur les cadavres  et les souffrances de près de quarante mille Jeunes hommes de Savoie, ce pacte repose sur une génération anéantie, sur un génocide. 

 On ne peut conserver des traités en en supprimant les principales clauses, l'article 435 du Traité de Versailles du 28 juin 1919 a rendu caducs le Traité de Turin du 16 mars 1816 et le Traité d’annexion du 24 mars 1860.  Pourtant, pour la Suisse et la France, ces traités sont toujours en vigueur et ces deux pays conservent les territoires de la Savoie tout en ayant remis en cause leurs conditions d'annexion. 

C'est le vol après l'assassinat.

 Mais les Savoisiens sont toujours là et ils n'ont pas oublié les trahisons et leurs aïeux exterminés par la France. Le 13 décembre dernier, l’un d’eux écrivait à Didier Burkhalter, Chef du Département fédéral des affaires étrangères, président de la Confédération Helvétique en 2014, pour lui exprimer son inquiétude quant à la conjoncture internationale et lui demander de se prononcer sur la neutralité de la Savoie. 

Le 13 janvier 2016, Didier Burkhalter lui répondit: "En vertu du droit international, la Savoie fait partie de la République française, Dès lors, la Suisse ne reconnaît pas la Savoie en tant qu'État et n'est, par conséquent, pas en mesure de reconnaître la neutralité de celle-ci."

 En 2012  l'ONU  a refusé d'accéder à la demande du Gouvernement français qui lui demandait d'enregistrer le traité d'annexion du 24 mars 1860. 

Ainsi, contrairement à ce qu'avance Monsieur Burkhalter, selon le droit international la Savoie ne fait plus partie de la République française.

C'est Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères qui, suite aux révélations de Jean de Pingon, avait été contraint d'effectuer cette demande en 2010. 

Mais le Secrétariat des Nations Unies a refusé d'enregistrer ce traité désormais abrogé, la France ayant bafoué les termes du Traité de Turin du 16 mars 1816, du Traité d'annexion de la Savoie du 24 mars 1860, et du Traité de Paris du 10 février 1947 ainsi que l'expose le mémoire adressé au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies par Alain Roullier-Laurens et Jean de Pingon au lendemain de la requête française.

 Bientôt la France s'écroulera et la Savoie renaîtra comme un État indépendant au cœur de l'Europe, car les Savoisiens n'ont pas oublié leur pays; ils le portent toujours en eux comme une blessure que seule sa renaissance pourra cicatriser. Aujourd'hui, ils exigent que la vérité de l'histoire soit rétablie, que le génocide savoisien soit reconnu et que la Suisse respecte les termes du Traité de Turin du 16 mars 1816 en assurant la neutralité de la Savoie en cas de conflit si elle veut conserver les acquis de ce traité.

Ce sont là les conditions pour que, lorsque la Savoie renaîtra, la communauté historique, géographique et économique des Suisses et des Savoisiens puisse devenir le ferment d'une nouvelle alliance.

 Consulat de Savoie. La Condémine. Chemin de Condémine. CH-1410 Saint-Cierges. Switzerland.

 consulatdesavoie.ch

 

 

 

 

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NOUVEAU STATUT DE LA SAVOIE: Communiqué du Consulat de Savoie (Suisse)


savoieLE NOUVEAU STATUT DE LA SAVOIE

 Communiqué du 24/12/2014

du Consulat de Savoie à Saint-Cierges (Suisse)

 
La Savoie est un pays annexé, les deux départements qui la composent portent toujours son nom alors que la règle républicaine française exige que les noms des départements ne fassent référence qu'à la géographie.

La Savoie est devenue française à l’issue du traité de Turin du 24 mars 1860.

Les signataires de ce traité d’annexion, étaient Victor-Emmanuel II, duc de Savoie et roi de Sardaigne et Napoléon III empereur des Français. Un mémorandum secret prévoyait l’entrée des troupes françaises en Savoie dès la ratification du traité. Selon l’article premier de ce traité les populations concernées devaient être consultées.

Elles le furent mais dans des conditions iniques : absence de bulletins NON, abstention interdite, occupation militaire étrangère, ( 200'000 soldats français pour 584’000 Savoisiens).

Le 7 juin 1932, la France fut condamnée par la Cour internationale de justice de La Haye pour avoir violé des traités établissant des droits en Savoie avant que celle-ci ne devienne française, (zones franches). Ce jugement, en affirmant que la souveraineté de la France en Savoie est limitée, exprime l’unicité de la Savoie dans l’espace français :

La Savoie, pays annexé, conserve ses droits garantis par des conventions internationales.

Le 10 juin 1940, l’Italie déclarait la guerre à la France et réclamait Nice et la Savoie qu'elle n'avait pourtant jamais possédées. Cependant, la déclaration de guerre était signée par le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, petit-fils et héritier direct de Victor-Emmanuel II, le signataire de l'acte du 24 mars 1860. A ce titre cette déclaration de guerre constituait une dénonciation formelle du traité du 24 mars 1860 et précipitait son extinction.

Le 10 février 1947 était signé à Paris un traité de paix, son article 44 stipule que :

1. Chacune des Puissances Alliées ou Associées notifiera à l’Italie, dans un délai de six mois à partir de l’entrée en vigueur du présent Traité, les traités bilatéraux qu’elle a conclus avec l’Italie antérieurement à la guerre et dont elle désire le maintien ou la remise en vigueur.

Toutes dispositions des traités dont il s’agit qui ne seraient pas en conformité avec le présent traité seront toutefois supprimées.

2. Tous les traités de cette nature qui auront fait l’objet de cette notification seront enregistrés au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies conformément à l’article 102 de la Charte des Nations Unies.

3. Tous les traités de cette nature qui n’auront pas fait l’objet d’une telle notification seront tenus pour abrogés.

Le 24 mars 2010, alors que la France s'apprêtait à fêter le cent cinquantième anniversaire de l'annexion de la Savoie, l’historien Jean de Pingon rendit public deux courriers qui lui étaient adressés. L’un émanait du Ministère français des Affaires étrangères et l’autre du Bureau des affaires juridiques de l'ONU. Ces courriers établissaient formellement que le traité d'annexion du 24 mars 1860 n'avait pas été enregistré auprès du Secrétariat général des Nations Unies.

Le 15 juin 2010, Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères et européennes, affirma devant l’Assemblée nationale que le traité du 24 mars 1860 avait bien été notifié à l’Italie, cette déclaration solennelle constitue la reconnaissance implicite qu’une absence de notification aurait signifié l’abrogation du traité.

Cependant, le Ministre avouait que le traité n’avait pas été enregistré auprès de l’ONU et déclarait que le Ministère des Affaires étrangères et européennes " a pris, d'ores et déjà, toutes les dispositions utiles pour que le Traité du 24 mars 1860 soit bien enregistré dans les meilleurs délais auprès du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies."

Jean de Pingon fit alors parvenir au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unie un mémoire dans lequel il développait, sur plusieurs points, une argumentation montrant que le traité d’annexion était en fait abrogé ce qui interdisait son enregistrement par l’ONU.

Il exposait, entre autres, que le Gouvernement français n'avait pas notifié le traité d'annexion à l'Italie car il aurait dû, selon le premier article de ce traité, procéder à une nouvelle consultation populaire en Savoie. Le Gouvernement français n'entendait pas procéder à une telle consultation, d'une part parce qu'il n'était pas possible de reproduire en 1948 les conditions iniques du vote de 1860 qui avaient assuré un succès pour l’annexion à 99,8%, d'autre part parce qu'il n'entendait pas créer un précédent relatif aux droits des peuples en pleine période de guerres coloniales, (Viêt Nam, Madagascar, etc…).

Le Gouvernement français a donc usé d'un stratagème en notifiant à l'Italie un traité en date du 24 mars 1760. Ce traité n’avait pas lieu d’être notifié en 1948 car c’était un traité de limites entre le royaume de France et le duché de Savoie. Mais le Gouvernement français escomptait créer la confusion entre le traité du 24 mars 1760 et celui du 24 mars 1860 et comptait rectifier les dates ultérieurement. Le stratagème ayant été éventé, le Gouvernement français se résolut à notifier le véritable traité, entre-temps les délais pour cette notification avaient expiré précipitant ainsi l’abrogation du traité.
En 1948, le Gouvernement français ne présenta pas le traité d’annexion pour enregistrement auprès de l'ONU qui n’aurait pu que constater l’abrogation du traité et refuser de l’enregistrer.

En 2012, le Secrétariat général de l’ONU statua en faveur des arguments développés par Jean de Pingon en rejetant la requête du Ministère français des Affaires étrangères, et en refusant d'enregistrer le traité d'annexion de la Savoie (NDLR et du Pays de Nice ).

Le 24 décembre 2012, Jean de Pingon rendit public le refus de l'ONU d'enregistrer le traité de Turin du 24 mars 1860, dit traité d’annexion. Deux semaines plus tard, dans le Journal Officiel de la République française du 8 janvier 2013, le Gouvernement français confirmait le refus d'enregistrement de l’ONU, mais avançait qu'il était facultatif et que le traité d'annexion était toujours en vigueur car il avait bien été notifié à l'Italie. Le Gouvernement français ne produisait aucun document susceptible de confirmer la notification du traité, dans les délais, à l'Italie mais évoquait seulement une hypothètique note verbale (non signée) et une parution au Journal officiel (comportant quelques « erreurs » de dates).

Ces pièces, sans effet diplomatique, ne peuvent être retenues pour constituer une notification du traité.

Il est désormais établi que le traité d’annexion n’a pas été notifié à l'Italie selon les termes du traité du 10 février 1947. De plus, le Gouvernement français ne peut sérieusement affirmer que l'enregistrement auprès de l'ONU était facultatif après avoir annoncé, par voie ministérielle et devant l’Assemblée nationale, qu’il allait solliciter cet enregistrement.

D'autre part, en notifiant à l’Italie, dans les délais impartis par l'acte du 10 février 1947, le traité du 24 mars 1760, la France, « à l’insu de son plein gré », a notifié, sur la place internationale, qu’elle n’était plus propriétaire des territoires annexés au titre du traité du 24 mars 1860. En effet, le traité du 24 mars 1760 établissait un tracé de frontières entre France et Savoie, (grand nombre des bornes sont toujours en place). Ce traité est le premier traité au monde congénital à un tracé de frontières par des géomètres.

Ainsi, le traité de limites du 24 mars 1760 devient-il, du fait de sa remise en vigueur en 1948, l'ultime acte international concernant le territoire savoisien (NDLR et du Pays de Nice).

De ce qui précède, il ressort:

- Qu’aux termes du paragraphe 3 de l’article 44 du traité de Paris du 10 février 1947, le traité d'annexion, unique légitimité des institutions françaises en Savoie, est définitivement abrogé.

- Que ce traité d’annexion est désormais remplacé par le traité légalement notifié et remis en vigueur en 1948 : le traité de limites du 24 mars 1760.

- Que la Savoie jouit d’un nouveau statut tant au regard du droit international que du droit national, (l’article 55 de la Constitution française stipule que les traités prévalent sur les lois).

- Que sur les territoires savoisien et niçois les institutions françaises, nationales, régionales, départementales et municipales n'ont plus pouvoir d’administration qu'à titre transitoire.

Consulat de Savoie. La Condémine. Chemin de Condémine. CH.1410 Saint-Cierges Switzerland.
Tél. 0041 219053593. www.consulatdesavoie.ch (services opérationnels à compter du 20 mars 2015).



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Yes Scotland ! Yes Etats de Savoie !

yes scotlandQue les Ecossais choisissent l’indépendance ou pas, le référendum organisé le 18 septembre a ouvert une brèche dans les fondations du Royaume-Uni dont l’avenir sous sa forme actuelle pourrait être remis en cause.


Que ce soit en Irlande du Nord, au Pays de Galles, et même dans certaines régions de l’Angleterre comme la Cornouailles (sud-ouest) ou le Yorshire (nord-est), le vote écossais a attisé l’opposition latente à la domination de Londres.


" Même si le non l’emporte, nous attendons des changements constitutionnels importants au Royaume-Uni, déclare Graham Walker, professeur de sciences politiques à l’université Queen’s de Belfast. Je pense que nous nous acheminons vers une union plus souple, peut-être une sorte d’union fédérale ".


Selon les bon âpotres du jacobinisme français, les séparatistes écossais seraient motivés uniquement par le fait qu'ils aient sous leur territoire maritime des réserves conséquentes de pétrole (William Wallace travaillait peut-être chez Shell)...

 

etats savoieAilleurs en Europe occidentale, d'autres Peuples réclament leur droit à l'autodétermination comme les Corses et les Catalans et d'autres leur réunification, comme les Bretons, les Basques....

et ceux issus des Etats de Savoie !


Comme ce fut le cas avec l'effondrement de l'URSS en 1989 qui provoqua la libération des Peuples asservis en Europe de l'est , l'effondrement des Etats-nation artificiels de l'Europe de l'ouest entraînera inéluctablement la libération des Peuples asservis de l'Europe occidentale...


La refonte de l'Europe des Etats-nation artificiels en une Europe des Peuples n'est plus une utopie, mais bien une réalité...


n'en déplaise aux passéistes jacobins !

Despotat de l'UE et la schizophrénie de la France jacobine !

Ah qu'elle a bon dos l'union européenne quand plus rien ne tourne rond !

Europe des PeuplesCertes il y a beaucoup à dire sur le fonctionnement de l'union européenne qui a été mis en place en grande partie, nous ne le rappellerons jamais assez, par l’un de ses principaux moteurs qui n’est autre que la France jacobine.

Selon les bons apôtres de Marianne, quand tout va bien c’est grâce à la politique intérieur française, quand rien ne va plus le bouc émissaire européen est très vite montré du doigt alors que la France est largement responsable de la situation dans laquelle se trouve l'union européenne.

19 milliards d'euros, voici le montant versé par la France au budget européen en 2011, dont 15,4 milliards de contribution directe et 2,7 milliards de recettes de TVA soit à peine 0,95% du PIB tricolore.
Pas besoin d'entrer dans les détails pour comprendre que les problèmes économiques et sociaux ne viennent pas uniquement de l'union européenne mais du modèle jacobin français défendu par la classe politique dans son ensemble.

Tout en accusant l’Europe de Bruxelles de Despotat,  l’Etat français s’en donne à cœur joie dans les frontières de son petit empire colonial.

Re-découpage ou fusion des territoires, impôts ou subventions, politique culturelle monolithique…  aucun pays européen n’est plus interventionniste sur le plan économique et sociétal que la France.

L’Etat français prétextant faire des économies en allégeant « le mille-feuilles » de son administration structurelle, a prévu de redécouper une fois de plus comme on le fait avec une tarte, les territoires comme il le fit en d’autres temps en Afrique avec le succès que l’on connaît.

Cette gestion territoriale absurde exclut bien évidemment la réunification revendiquée par les Peuples Breton et Savoisien qui sont des entités ethniques, historiques et culturelles bien définies.

Alors que les peuples européens (pas ceux inventés par les Etat-Nations artificiels) demandent de plus en plus de décentralisation et d’autonomie, les ayatollahs de la France jacobine continuent comme bon leur semble, à regrouper, découper, charcuter les divers territoires qu’elle administre plus ou moins légalement. Le refus inavoué de voir pour certains Peuples clairement identifiés  la possibilité d’administrer  leur territoire, même en tant que « région française »,  provoque des situations pour le moins ubuesques !

Le Pays-Basques «  français » qui est dissout dans le département des Pyrénées Atlantiques, lui-même dilué dans la région Aquitaine (sous la tutelle de Bordeaux), région qui se trouvera bientôt limitrophe de la  Bretagne…  du moins ce qu’il en reste !

Selon la logique jacobine, la Creuse et le Pays-Basques « français » doivent donc se retrouver unis dans la même grande région sud-ouest,  et le Pays de Nice avec  l’Hérault et le Gard qui pourraient rejoindre la Provence (il est de plus en plus difficile de nommer l’indéterminable PACA).

La France jacobine prend les populations pour du bétail, qu’on peut diriger ou parquer à sa guise de Paris, sans tenir compte des aspirations légitimes des Peuples concernés qu’elle administre.

La France jacobine dont les dogmes issus d’un autre temps refuse obstinément de regarder l’évolution civilisationnelle européenne en face. L’Europe des Peuples est en passe de prendre le dessus sur l’Europe des Etat-Nations artificiels dont l’apogée s’est située de la fin du XIXème siècle à celle du XXème siècle pour notre plus grand malheur (guerres mondiales et coloniales).

Catalogne, Ecosse, Flandre, Alsace, Pays-Basques, Corse, Bretagne, Savoie, Pays de Nice… l’Europe des Peuples est en marche, n’en déplaise à la très archaïque France jacobine qui refuse pour des raisons idéologiques d’écouter les Peuples qu’elle asservit depuis trop longtemps.

L’aveuglement de la France jacobine la mènera au même endroit que sans sœur nommée URSS en 1989, car rien ne peut arrêter la soif de liberté des Peuples.

 « L'utopie est la vérité de demain ».

Victor Hugo

04 février 2014

Jean de Pingon rend hommage à Alain Roullier-Laurens.

Roullier Pingon 2010Nous remercions Jean de Pingon pour son chaleureux message qui fera chaud au coeur à tous les Niçois qui pensent librement et sont attachés à la Vérité.

Nous savons, tout comme nos ancêtres, que nous pouvons compter sur le soutien de la Savoie.

Alain Roullier-Laurens fait partie de ces personnages uniques qui sont reconnus à leur juste valeur par le plus grand nombre malheureusement qu'après leur disparition, quand le vide immense laissé est ressenti.

Déjà, la demande concernant ses nombreux ouvrages inclus dans la collection " les cahiers de l'annexion " a considérablement augmenté à Nice, la jeunesse en particulier prend conscience des enjeux concernant son avenir...

Alain Roullier-Laurens vient d'entrer dans l'histoire de Nice dans la continuité des érudits niçois qu'étaient Pierre Louis Caire, Henri Sappia et Joseph André.

Grâce à Alain Roullier-Laurens et Jean de Pingon, nous avons à notre disposition des fondations solides et une merveilleuse boite à outils pour construire notre avenir...

Nous transmettrons ces connaissances, cet état d'esprit, cette " Mentalità Nissarda " séculaire aux générations futures et plus rien ne sera comme avant...

SAVOIE NISSAEn 2010, la maquerelle jacobine pensait définitivement nous avoir effacé, c'est tout le contraire qui s'est produit ! Les Niçois et les Savoisiens n'ont jamais autant existé depuis l'annexion scélérate de 1860. Nous briserons ensemble toutes les chaines qui nous entravent...

Alain Roullier-Laurens et Jean de Pingon ont tout compris bien avant les autres... Ils sont des visionnaires !

Hommage de Jean de Pingon à Alain Roullier-Laurens

La Ligue pour la restauration des libertés niçoises est orpheline. Son fondateur, Alain Roullier-Laurens s'en est allé. Nous savons tous ce que nous avons perdu en perdant Alain, nous savons tous ce que Nice et la Savoie ont perdu, mais si nous regardions plutôt ce que nous avons gagné grâce à lui, ce que Nice et la Savoie ont gagné et ce que l'Histoire lui doit.

En douze ans Alain a fait naître un espoir que jamais personne n'aurait osé formuler avant lui: l'espoir d'inscrire à nouveau Nice dans l'Histoire en la libérant du joug de la puissance annexante, en chassant à jamais les institutions françaises hors du territoire niçois. Voilà bien qui pouvait paraître totalement insensé à plus d'un. C'est que les gens ont la mémoire courte et qu'un siècle et demi de francitude a effacé chez beaucoup les siècles glorieux que Nice a connu sans la France. Pourtant une seule journée a suffi pour effacer les doutes et affirmer les convictions; ce fut la journée du 24 mars 2010, journée de la Déclaration de Genève.

L_appel_de_Gen_veCe jour-là, Alain Roullier-Laurens et moi-même, tous deux accompagnés par des délégations de Niçois et de Savoisiens, nous avons écrit à Genève une page d'Histoire. Cent-cinquante ans exactement après l'annexion de Nice et de la Savoie par la France, nous avons révélé que la France n'avait pas rempli ses obligations internationales pour conserver les territoires annexés de Nice et de la Savoie. Cela nous valu une réponse du Gouvernement français qui déclara aussitôt qu'il pouvait encore remplir ses obligations internationales et qu'il s'en acquitterait dans les meilleurs délais. Le 25 décembre 2012, j'annonçais aux Niçois et aux Savoisiens que l'Organisation des Nations Unies avait débouté la France de sa demande en refusant d'enregistrer le Traité d'annexion du 24 mars 1860. Une semaine plus tard, le Gouvernement français reconnaissait cet échec en tentant, pitoyablement de le justifier, prétendant que sa démarche, effectuée avec 63 ans de retard, n'était finalement pas obligatoire!

Plus sérieusement: si le Secrétariat des Nations Unies a refusé d'enregistrer ce Traité, c'est parce qu'Alain et moi-même lui avions fait parvenir un mémoire qui montrait, preuves à l'appui, qu'il n'avait pas été notifié à l'Italie dans les délais prescrits par le Traité de paix du 10 février 1947. Or, selon les termes de ce Traité, ce défaut de notification entraînait automatiquement l'abrogation. Voilà pourquoi le Traité d'annexion du 24 mars 1860, unique source de légitimité des institutions françaises à Nice et en Savoie, est à présent définitivement abrogé!

Cette formidable victoire nous la devons en très grande part à Alain Roullier-Laurens, non seulement pour ses recherches qui jointes au miennes et à mes démarches onusiennes, ont permis cet aboutissement, mais surtout pour sa détermination à rendre la chose publique et à l'inscrire dans l'Histoire grâce à la démarche solennelle qu'a constituée la Déclaration de Genève.


Sans le soutien d'Alain, je n'aurais jamais organisé cette démarche. C'est pourquoi ce jour-là Alain n'était pas un invité à Genève, mais le principal protagoniste de cette journée historique où la renaissance de Nice et de la Savoie s'est enfin inscrite dans le droit international. J'ai récemment rendu public un texte sur la spécificité du territoire savoisien dans l'espace français. Il est encore une spécificité que je n'avais pas évoquée: la Savoie, qui a connu un passé d’État européen, a été annexée à huit reprises par la France. Par sept fois, la Savoie s'est désannexée! A chaque fois ce fut à l'occasion de difficultés traversées par la puissance annexante. Ces multiples désannexions montrent assez que la Savoie n'a pas vocation à demeurer française.


Dans la conclusion de mon ouvrage sur l'annexion, paru en 1996, j'annonçais le déclin puis la chute de la France, république sclérosée incapable de se réformer car à jamais figée dans des institutions obsolètes. Les temps viennent et bientôt le paquebot France ira par le fond. Je me réjouis de ce prochain naufrage car nous ne manquerons pas de saisir l'occasion pour affirmer nos droits et restaurer la souveraineté savoisienne, ainsi que nous l'avons déjà fait par le passé. Le temps de la huitième désannexion approche. Celle-ci sera définitive car le droit des peuples a à présent triomphé et c'est dans ce droit que j'ai inscrit notre combat.

 
De part nos siècles d'Histoire commune, tout ce qui fait la spécificité savoisienne s'applique à Nice. C'est pourquoi, si les Niçois le désirent, la renaissance de la Savoie sera également celle de Nice! En me rejoignant dans mon combat et en joignant ses forces aux miennes pour en faire le combat des Niçois et des Savoisiens, Alain Roullier-Laurens a tracé un chemin pour les Niçois. La journée du 24 mars 2010 fut un aboutissement. L'aboutissement des impressionnants travaux qu'il consacra à Nice, sa ville, son pays, sa terre qu'il aimait par-dessus tout, et également l'aboutissement de son œuvre militante auprès de tous ceux qui l'ont aimé, suivi et soutenu.

Alain a tracé le chemin puis il l'a quitté pour entrer dans l'Histoire. Ce chemin, nous aurions tous voulu le poursuivre avec lui, mais cela ne sera pas. Seul son souvenir marchera désormais à nos côtés. Le souvenir d'Alain Roullier-Laurens désormais gravé au cœur de tous les Niçois dignes de Nice et épris de sa glorieuse Histoire, le souvenir d'Alain à jamais gravé au cœur de tous ceux qui honoreront sa mémoire en suivant le chemin qu'il a tracé vers la liberté !



Jean de Pingon. Fondateur de la Ligue Savoisienne, Président d'honneur de la LRLN.

 


29 décembre 2013

2014: Année de la reconquête des Peuples Européens de l'ouest!

Enseignant école républicaineEn France, au cours de la seconde partie du XIXe siècle, on a enseigné au paysan breton, corse, basque, savoisien, niçois l’histoire de « son pays » et c’est grâce à cette reprogrammation mentale par les  instituteurs de la IIIe République (qui se présentaient eux-mêmes comme les hussards noirs de la république) qu’on a pu l’envoyer se faire tuer sur tous les champs de bataille au nom de la sainte république jacobine une et indivisible. L’éducation était une programmation néo-païenne (et reconnue comme telle par les antichrétiens au pouvoir) au service de la tuerie patriotique et de l’impérialisme.

Front national de gaucheLes vieux conservateurs jacobins, les électeurs du Front national ou les soi-disant souverainistes de tous bords de l'Etat-nation artificiel découvrent aujourd’hui qu’ils sont les seuls à croire encore à leur « fiction patriotique ».
Comme nous pouvons le voir chez les intégristes issus des religions monothéistes, les courants prétendus « laïque et républicain » mélanchonniste ou lepenniste imités grossièrement par les fraichement naturalisés Manuel Valls (PS) ou Jean-Vincent Placé (EELV), ont une vision dogmatique de la nation ; le premier en idéalisant à outrance la révolution française, oubliant ses crimes, ses mensonges et ses reniements, le deuxième en sublimant une France accordéon et colonialiste qui a disparu depuis bien longtemps, en dénonçant de façon hystérique la charte européenne des langues régionales, qui selon leurs dogmes mettrait en danger la sainte indivisibilité de l'Etat-nation français ...

VALLSPour les naturalisés, comme c'est le cas pour les convertis religieux, ils se débattent pour se faire reconnaître en récitant avec ivresse les versets idéologiques appris, qui sont censés être le ciment de leur nation adoptive. C'est aussi le cas pour les « deuxième génération » dont certains hommes politiques UMP de la région PACA d'origine italienne subirent les sarcasmes de leurs collègues « de souche » lors des élections régionales de 2010, qui trouvaient que ceux dont les noms se terminaient en i se donnaient beaucoup de mal pour montrer qu'ils étaient plus français que les français !
Ces courants  jacobins figés dans le formol sont terrorisés par l'évolution civilisationnelle et imaginent qu’en s'accrochant à de vieilles icones cocardières que la vérité, peu à peu, a flétri, ils réussiront à inverser la marche du temps pour revenir à une époque révolue... Comme nous le présentions il y a un an, suite aux élections municipales en Belgique qui avaient vu une percée du parti séparatiste flamand réclamant l'indépendance de la Flandre (nord néerlandophone) vis-à-vis de la Wallonie, dont le prétexte serait, selon les médias français, la faiblesse économique de sa voisine francophone.
Il s'en suivit une étrange analyse tendant à vouloir théoriser les « nids séparatistes européens » comme si s'agissait de nids de vermine...

Catalogne indépendanceLes séparatistes catalans seraient des égoïstes parce que riches et les écossais  motivés uniquement par le fait qu'ils aient sous leur territoire maritime des réserves conséquentes de pétrole (William Wallace travaillait peut-être chez Shell); il est vrai que les fondateurs du jacobinisme ont toujours été adepte du partage, mais ils n‘ont jamais partagé entre eux que ce qu’ils ont volé en Europe .. Les basques dont le PIB est supérieur à celui de l'Estonie ( pays souverain européen ) seraient de dangereux terroristes !  Concernant les deux « provinces espagnoles », les médias jacobins oubliant bien évidemment qu'elles empiètent sur le sol « un et indivisible » français, et que le problème séparatiste de ces provinces dites espagnoles deviendra inévitablement dans un futur proche le problème de la France ! Les écossais et les catalans ont prévu d'organiser en 2014 un référendum concernant leur autodéternination.

Pais nissartS'ajoutent enfin les mouvements séparatistes Niçois et Savoisien qui réclament leur droit légitime à la souveraineté étayé par des arguments historique et juridique irréfutables, et qui ont réussi à déstabiliser la diplomatie française en provoquant des questions dérangeantes à l'assemblée nationale   grâce à la Déclaration de Genève du 24 mars 2010 ! 

bonnet rouge bretonDernièrement, la panique jacobine a atteint son point culminant, suite aux manifestations monstres « des bonnets rouges », symbole de la révolte du Peuple breton contre (déjà) l'oppression fiscale de la France de... Louis XIV. Après avoir tenté une récupération jacobine du mouvement en faisant un amalgame anachronique et symbolique entre le bonnet rouge breton et le bonnet phrygien, les ayatollahs jacobins n'ont pas tardé à dénoncer la tournure régionaliste du mouvement. Les manifestations organisées par les syndicats jacobins n'ont rassemblé que quelques centaines de personnes quand les bonnets rouges représentaient des dizaines de milliers de révoltés ! Nous passerons le parasitage éhonté de quelques hurluberlus nostalgiques des chemises brunes, qui ont essayé de perturber les cérémonies du 11 novembre, affublés de bonnets rouges... Les représentants du mouvement breton ont d'ailleurs immédiatement condamné ce détournement indigne, par un groupuscule d'extrême droite français, des symboles de leur juste cause !

 Mais le plus intéressant reste à venir... Comme c'était déjà le cas pour la Corse et désormais pour la Bretagne avec « les bonnets rouges » qui est un mouvement d'envergure apolitique au sens jacobin du terme rassemblant des bretons de sensibilités différentes, parmi lesquels se trouvent même des élus clairvoyants pourtant issus du système en place, il semble que comme une trainée de poudre, cette nouvelle vision de la politique débarrassée du carcan idéologique jacobin (gauche/droite) puisse toucher d'autres « régions françaises », exaspérées par le diktat jacobin parisien sur la vie locale !
Comme ce fut le cas avec l'effondrement de l'URSS en 1989 qui provoqua la libération des Peuples asservis en Europe de l'est , l'effondrement des Etats-nation artificiels de l'Europe de l'ouest entraînera inéluctablement la libération des Peuples asservis de l'Europe occidentale...
La refonte de l'Europe des Etats-nation artificiels en une Europe des Peuples n'est plus une utopie, mais bien une réalité... n'en déplaise aux passéistes jacobins !

 « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on favorise les révolutions violentes » !
J.F.Kennedy

11 février 2013

Peuples européens séparatistes: la France plus qu' inquiète !

Effectivement, c'est un fait, la France tremble !
Drapeaux_souverainsLa France jacobine a une peur viscérale de la remise en cause de son dogme essentiel qui est « l'indivisibilité de sa république ».
Bien évidemment, le pouvoir jacobin ne citera jamais des faits se déroulant sur le territoire de sa sacro-sainte « république une et indivisible », mais des signes de sa grandissante inquiétude se sont particulièrement révélés ces dernières semaines.
Cela a commencé avec les élections municipales en Belgique qui ont vu une percée du parti séparatiste flamand qui réclame l'indépendance de la Flandre (nord néerlandophone) vis-à-vis de la Wallonie, dont le prétexte serait selon les médias français la faiblesse économique de sa voisine francophone.
S'en suivit une étrange analyse tendant à vouloir théoriser les « nids séparatistes européens »...
 Les séparatistes écossais seraient motivés uniquement par le fait qu'ils aient sous leur territoire maritime des réserves conséquentes de pétrole, les riches catalans seraient des égoïstes et les basques dont le PIB est supérieur à celui de l'Estonie ( pays souverain ) pays_basquesseraient de dangereux terroristes !  Concernant les deux « provinces espagnoles », les médias jacobins oublient bien évidemment qu'elles empiètent sur le sol « un et indivisible » français, et que le problème séparatiste de ces provinces dites espagnoles deviendra inévitablement dans un futur proche le problème de la France !
La livraison de la militante basque Aurore Martin aux autorités espagnoles par le ministre actuel de l'intérieur naturalisé Manuel Valls, en est d'ailleurs la triste démonstration. L'arrêt du fragile cessez-le-feu décrété par l'ETA depuis un an permettrait de revoir la question basque sous un angle sécuritaire qui arrangerait sans aucun doute la France.
Concernant Manuel Valls, il semble que les naturalisés aient une fâcheuse tendance à essayer de plaire à leur pays hôte en se montrant plus jacobin que les jacobins de souche. Nous avions pu en voir la démonstration lors des élections régionales de 2010, quand certains hommes politiques UMP de la région PACA d'origine italienne subirent les sarcasmes de leurs collègues « de souche » qui trouvaient que ceux dont les noms se terminaient en i se donnaient beaucoup de mal pour montrer qu'ils étaient plus français que les français (sic).
Malgré toute la désinformation, le problème séparatiste existe bien dans leur France « une et indivisible » et le plus connu est bien évidemment celui de la Corse. Les récents succés électoraux de Corsica Libera ne vont pas pour rassurer le pouvoir français. Comme par hasard, à la première occasion offerte et suite à l'assassinat d'un célèbre avocat corse, a eu lieu un déferlement médiatico-politique sur l'île de beauté. Les vieilles recettes dignes des intellectuels et écrivains de renom, qui de tout temps ont méprisé et insulté les peuples qui refusaient la domination contraints et forcés !
marseille_provenceViolence, mafia, armes, omerta le tout amalgamé avec l'idée séparatiste... Situation inadmissible selon les plus hauts responsables gouvernementaux ! Il est vrai que la Seine Saint Denis ou les Bouches du Rhône respirent l'honnêteté, qu'il n'y a jamais de règlement de compte, pas d'armes, pas de trafic... et que du côté de Neuilly ne vivent que des gens honnêtes !
Pendant la Seconde guerre mondiale, la Corse fut le premier « territoire français » libéré de l’occupation allemande et italienne. Si aucune mention n’est faite dans les manuels d’histoire de cet événement, le sort qui a été réservé aux Juifs de Corse passe également inaperçu. Pour info, le Papon de sinistre mémoire était préfet de la Corse quand les mesures antijuives furent appliquées et l'omerta du Peuple Corse tant décriée par la France d'hier comme par celle d'aujourd'hui a sauvé bien des vies. Si l'action entamée par Maxime Cohen, président de la communauté juive de l'île, aboutit, le Peuple Corse serait le premier au monde à obtenir le statut de « Juste » pour son rôle joué dans la protection des juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.
 ni_ois_savoyard_corseAux souverainistes corses viennent s'ajouter les mouvements séparatistes Niçois et Savoisien qui réclament leur droit légitime à la souveraineté étayé par des arguments historique et juridique irréfutables, et même si leur notoriété grandissante n'atteint pas encore celle des indépendantistes corses, ils sont aujourd'hui un réel problème pour la France. L'abrogation par l'ONU en 1947 du traité de Turin qui était le seul lien juridique entre la Savoie et le Pays de Nice d'une part et la France d'autre part, est un problème insoluble pour la force occupante. Nous savons de source sûr qu'au moins une tentative d'enregistrer le traité abrogé en douce a été faite par la France qui s'est bien évidemment vu rejetée par les instances internationales...
 Lors des dernières élections cantonales les candidatures séparatistes niçoises (Parti Niçois-Partit Nissart) ont semble-t-il provoqué un vif émoi dans le ministère de tutelle de la préfecture des Alpes-Maritimes (ministère de l'Intérieur), dont certains employés semblaient très amusés par les coups de téléphone incessants et inquiets de Paris demandant : « c'est quoi ce nouveau parti » ?
Effectivement, la France a peur et sa politique de l'autruche n'arrêtera pas la modernité et la liberté de triompher. L'effondrement moral, identitaire et économique de la France ne fera qu'emplifier la revendication légitime à la souveraineté des Peuples niçois, savoisien et corse ainsi que l'unification des Peuples basque et catalan !

Pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole...
Garibaldi

18 janvier 2013

Particularismes et peuples annexés: la France applique la méthode "Houdini" !

Departement_AM_06Après l'annexion de la Savoie et du Pays de Nice en 1860 par la France, afin de rendre impossible toute revendication d'autonomie politique par la voie des urnes sur son territoire prétendu "un et indivisible", la France a créé le département des alpes maritimes et coupé en deux la Savoie en deux entités distincts !
Nous pouvons noter que pour dissoudre le pays de Nice la méthode "Houdini" utilisée prend tout son sens:
savoie_74_73Menotté, enchainé, enfermé dans un coffre, le tout plongé dans une piscine !
Département, Région, Etat français, Union Européenne !
Cette méthode fait aussi ses preuves avec le soi-disant département des Pyrénées atlantiques:
Pays Basque "français" unifié au Béarn (région gasconne), Aquitaine, tutelle de Bordeaux etc...etc...
D_partement_64La peur viscérale de la France jacobine du séparatisme Basque, Niçois et Savoisien, l'a poussé à éliminer tout risque de revendication démocratique par les urnes. La prise de contrôle d'un département est rendue impossible et le cas échéant où des séparatistes prendraient démocratiquement une ville, LE Département, LA Région et l'Etat français se chargeraient de rappeler à l'ordre la commune récalcitrante ! Subventions, sécurité, développement économique... un véritable embargo serait instauré et au bout du compte, découragés, les Peuples rebelles se rendraient à l'évidence que sans la France ils ne pourraient subvenir à leurs besoins... Cette manipulation n'est pas nouvelle car déjà dans d'autres circonstances et d'autres lieux cette manoeuvre a eu un succés qui peut sembler étonnant de nos jours, mais qui ne l'est pas en fait. Pendant la guerre de sécession aux Etats Unis, un grand nombre d'esclaves a pris les armes aux cotés de leurs maîtres contre les armées nordistes venues les libérer. Depuis leur plus jeune âge, leurs maîtres leur inculquaient que sans eux ils seraient incapables de subvenir à leurs besoins : Nourriture, vêtements, logement, travail... la manipulation mentale a permis aux asservis de s'autodénigrer et de défendre leurs "bienfaiteurs" qui étaient en réalité leurs tortionnaires ! La tutelle d'une grande ville française (courroie de transmission de l'Etat jacobin) permet d'anéantir toute velléité autonomiste par voie démocratique bien qu'elle soit légitime: Bordeaux pour les Basques, Marseille pour les Niçois et Lyon pour les Savoisiens !
Le département (sous la tutelle du préfet désigné directement par l'Elysée) est pour la France jacobine un symbole de l'identité locale, il suffit de se souvenir du tollé provoqué par le changement de plaque d'immatriculation automobile qui vit le numéro symbolique départemental disparaître. Beaucoup de citoyens de la France profonde (les franchouillards) y virent une atteinte à leur identité locale... ce ne fut pas le cas en Pays Basque, Pays de Nice et en Savoie où les populations sont bien conscientes que le numéro de département ne les identifie en aucun cas !
Les régions Rhône-Alpes, PACA ou Aquitaine ne signifient rien pour les savoisiens, les niçois et les basques étant donné que déjà leur soi-disant département n'a aucune signification "identitaire" !
Le salut des peuples asservis par la France jacobine passe par l'effondrement du pays archaïque qui les assujetti, et il semble que nous soyons sur la bonne voie !
Qui, avant 1989 aurait parié sur l'effondrement de l'union soviétique entraînant la désannexion des peuples de l'europe de l'est ? Quand on sait que ceux qui ont créé la structure de l'union sovietique ont pris pour modèle la France, cela permet d'avoir quelques espoirs concernant nos revendications à la souveraineté.
Certains signes ne trompent d'ailleurs pas...  l'inquiétude grandissande de la France jacobine devant un phénomène qui touche toute l'Europe occidentale nous conforte dans notre démarche juste et moderne. L'Europe de demain se fera avec les Peuples et plus avec des états nations qui ont fait tant de mal aux Peuples européens !

Comment imaginez vous l'avenir de Nice ?

SONDAGE

« Du coté du peuple est la conscience du devoir, c'est cette résolution qui fait réussir les entreprises les plus difficiles ».
 Garibaldi.

09 janvier 2013

Traité de Turin: réponse confuse du gouvernement et confirmation de l'abrogation !

Trait__de_TurinCommuniqué du 8 janvier 2013

La bonne nouvelle : confirmation !

 Le 25 décembre dernier Jean de Pingon annonçait que le Secrétariat de l’ONU avait refusé d’enregistrer le traité d’annexion de la Savoie, le Gouvernement français en apporte confirmation dans une réponse publiée aujourd’hui au Journal Officiel.

  À Genève, le 24 mars 2010, Alain Roullier-Laurens et Jean de Pingon rendaient public un document de l’ONU qui prouvait que le traité d’annexion de Nice et de la Savoie n’avait pas été enregistré auprès de cet organisme. Quelques mois plus tard, le Gouvernement français annonçait son intention de présenter ce traité à l’ONU à fin d’enregistrement.

 Dans le texte publié aujourd’hui par le Gouvernement français, on apprend que l’ONU aurait refusé d’enregistrer ce traité sous prétexte qu’il était antérieur à 1945 et qu’il aurait été publié dans quelques recueils…

 De qui se moque-t-on ?

 L’assertion de ce gouvernement aux abois va à l’encontre de toute vérité historique et juridique. Cela, nous l’établirons au moyen des éléments irréfutables qui sont en notre possession.

 Le Gouvernement français avance que le traité n’est pas abrogé car il a été notifié, dans les délais, par « note verbale » aux autorités italiennes… une note verbale imprimée sur du papier à cigarette?… une publication du traité d’annexion dans l’album de Tintin au Congo ?

De qui se moque-t-on ?

 Et pourquoi donc avoir présenté ce traité pour enregistrement à l’ONU si cet enregistrement était inutile ? Ce qu’avance le Gouvernement français n’est d’aucun poids face à la vérité et il n’y en a qu’une en cette affaire.

 Le Gouvernement français a présenté le traité de l’annexion de Nice et de la Savoie à l’ONU pour qu’il soit enregistré et l’ONU a refusé de le faire car ce traité est définitivement abrogé !

 L’hiver est encore là, mais chaque jour davantage le temps s’approche pour le printemps de nos peuples.

 Alain Roullier-Laurens                                                     Jean de Pingon

 Président de la LRLN et du Parti Niçois                           Fondateur de la Ligue Savoisienne

27 septembre 2011

Dédition de Nice à la Savoie en 1388: les véritables enjeux pour le Pays de Nice !

d_dition__1_Les Niçois se sont toujours rebellés contre les féodaux provençaux qui voulaient les asservir. En 1108, ils franchirent définitivement le pas en proclamant leur indépendance. Ils élisaient leurs consuls, édictaient leurs lois, passaient des traités et accomplissaient tous actes de souveraineté.  Plusieurs fois envahie par la suite, Nice se révolta à nouveau et rétablit le municipe. Après le décès de Louis d’Anjou en 1384 et l’assassinat de Charles de Duras roi de Sicile et de Hongrie en 1386, les tuteurs de leurs héritiers se disputèrent la Provence ; les Niçois avaient choisi Ladislas de Duras, car son père leur avait conservé toutes les franchises municipales. En 1388, la Maison d’Anjou, branche cadette de la Maison de France, envoya une puissante armée pour réduire Nice. Mais Ladislas et sa tutrice la reine Marguerite, assiégés dans Gaète, ne pouvaient protéger Nice des Angevins. Marguerite donc donna l’autorisation aux émissaires niçois de traiter selon leurs souhaits. Le comte de Beuil, gouverneur de Nice, après l’avis du grand Conseil, négocia avec le comte de Savoie. L’armée angevine campait déjà devant Saint-Paul de Vence, quand le comte de Savoie arrivant par les cols, établit son camp à Saint-Pons.

Une assemblée plénière des habitants fut convoquée, et après avoir délibéré « a tiertia usque ad vesperas » (de la 3ème heure jusqu’aux vêpres) les Niçois décidèrent de traiter avec le comte de Savoie. Leurs délégués se rendirent à Saint-Pons et établirent avec le nouvel allié une charte déclinée en 34 articles . En échange de sa protection, les Niçois accordaient un protectorat conditionnel au comte de Savoie. Aucun des 34 articles de la charte ne fait allusion à la naissance du « Comté de Nice ». Les termes employés pour désigner le Pays de Nice dans son ensemble étaient bien avant le 28 septembre 1388 « Nice et sa viguerie » ! 

En 1388, Nice allait être attaquée une nouvelle fois par les provençaux dont l’armée campait déjà à Saint-Paul de Vence. Deux solutions s’offraient aux Niçois: combattre ou trouver un puissant allié qui les protégerait militairement tout en respectant leurs droits inaliénables. Le traité conditionnel ne fut nullement imposé aux Niçois comme certains historiens le prétendent mais choisirent souverainement et librement ; d’ailleurs le comte de Savoie était arrivé à Saint-Pons avec une centaine d’hommes d’armes et sa cour et non à la tête d’une armée d’invasion.

L'abrogation du traité signé en 1388: Victor emmanuel II délia Nice de son serment de fidélité à sa personne et à sa dynastie le 27 mars 1860. Le traité de Turin signé le 24 mars 1860 était illégal car il violait l' Article 4 de la charte de 1388 ( le comte de Savoie ne pourrait jamais céder le Pays de Nice au comte de Provence ou au roi de France, pas plus qu’à aucun autre seigneur) ! A cette date, la charte de 1388 étant caduque, le Pays de Nice retrouvait légalement son indépendance en même temps que sa pleine souveraineté. Cet acte qui abrogeait tout lien de droit entre la maison de Savoie et Nice, et par voie de conséquence tout lien de droit entre cette dernière et la Sardaigne, établissait incontestablement l’indépendance du Pays de Nice.

Le traité signé en 1388 a été un tournant important dans l'histoire du Peuple Niçois, son abrogation du 27 mars 1860 l'a été encore plus étant donné qu'à cette date le Pays de Nice retrouvait légalement son entière souveraineté !