Bicentenaire d'un traité capital entre la Suisse et la Savoie !

 

Avant 1815, la neutralité suisse n'était pas respectée, ainsi en 1799 la ville de Zurich était-elle occupée par des troupes russes qu'assiégeait l'armée française.  Ce sont les actes du Congrès de Vienne de 1815 qui établissent la neutralité de la Suisse et celle de la Savoie.

Le Traité de Turin du 16 mars 1816, entre la Savoie et la Suisse, consacre un échange: la Savoie cède des territoires à Genève qui devient un canton helvétique, en contrepartie, la Suisse garantit la neutralité de la Savoie qui manquait de troupes pour assurer la protection de son territoire, les ducs de Savoie ayant transféré leur capitale de Chambéry à Turin. Le Protocole du Congrès de Vienne et son corollaire le Traité de Turin stipulent qu'il s'agit bien d'un échange: La Savoie cède 24 communes à la Suisse, dont la ville de Carouge, et la neutralité de la Savoie intègre celle de la Suisse qui doit l'assurer en temps de guerre. 

 Le 24 mars 1860 la Savoie est annexée par la France suite à une occupation militaire de deux cent mille hommes et un vote truqué, ( pas de bulletins NON, pas d'isoloirs dans les bureaux de vote, l'abstention interdite et l'envoi au bagne de Cayenne, sans jugement, des opposants à l'annexion). Cependant la neutralité de la Savoie perdure et est consacrée par l'article 2 du Traité d'annexion, cela car la France ne peut remettre en cause les actes du Congrès de Vienne et leur corollaire. Ainsi, le 14 décembre 1883, Jules Ferry, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de la France écrit-il à l'ambassadeur de Suisse en France: 

"... dans les études pour la mobilisation, l'État français s'est engagé à respecter complètement le territoire neutralisé, (de la Savoie)." 

La neutralité de la Savoie était une condition sine qua non de l'annexion, la Suisse devait l'assurer et la France la respecter. La Suisse et la France ne pouvaient trahir la neutralité de la Savoie sans remettre en cause l'intégrité de leurs propres territoires, soit la perte de plus du tiers de la superficie du canton de Genève pour la Suisse et la perte du territoire de la Savoie annexée pour la France.

 Le 1er Août 1914 l'ordre de mobilisation générale est décrété en France. 

Le 4 Août 1914, le Conseil fédéral suisse proclame sa neutralité dans une déclaration où la Suisse affirme son droit d'occuper militairement la Savoie neutralisée. Pourtant, ce n'était pas un droit, mais un devoir. Mais en faisant d'un devoir un droit, la Suisse pourra ensuite le négocier comme un bien.

Les Savoisiens, (comme les Suisses), étaient astreints au service militaire et pouvaient être mobilisés en temps de guerre, mais ils ne devaient pas servir ailleurs que sur le territoire de la Savoie et ne pouvaient, en aucun cas, être envoyés guerroyer hors de ce territoire. Pourtant leur division, la 28ème, fut directement envoyée au front. Ils seront pris entre deux feux : l’allemand et le français. Parfois même, l'artillerie française les utilisera pour ses tirs de réglage ! Deux sur trois n’en reviendront pas.

 Savoie et Haute-Savoie seront les départements de France qui auront à déplorer, proportionnellement à leur population, le plus de victimes lors de cette guerre. 

C’est ainsi que la France acheva ce qu’elle avait commencé en 1860 : mettre la main sur le territoire de la Savoie puis anéantir ses forces vives afin de le conserver à jamais. 

Car c’est bien d’un anéantissement concerté dont il s’agissait. 

Pour une population de 503,000 habitants, la Savoie comptera 22,400 morts au combat, auxquels s’ajouteront 17,200 grands blessés dont la plupart décèdera dans les années suivant la fin de la guerre tandis que les autres souffriront jusqu’à leurs derniers jours de leurs cruelles blessures.

C’est l'anéantissement concerté de toute une génération, de tous ceux en âge de porter les armes et qui auraient certainement suivi leurs aînés qui, à compter de 1905, commençaient à remettre officiellement en cause l’annexion de la Savoie.

 C’est ainsi que la France perpétra le génocide savoisien.

Selon le droit international, un génocide c’est « l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe, ou d’une partie d’un groupe, en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales. »

Les Savoisiens mobilisés par la France étaient ressortissants d’un pays alpin fraîchement annexé et constituaient incontestablement une partie d’un groupe ethnique. Les avoir envoyés au front d’une guerre, alors qu’ils étaient au bénéfice d'une neutralité reconnue comme institution de droit international, dénote la volonté de les exterminer en les utilisant comme chair à canon. L’extermination de cette partie d’un groupe ethnique revêt un caractère systématique puisque la majorité des mobilisés a trouvé la mort lors de ce conflit alors que les pertes globales pour les troupes françaises n'excédèrent jamais 23% des effectifs. Il s'agit donc bien d'un génocide programmé afin d'anéantir un peuple dont la France avait illégalement annexé le territoire.

 Et s’il fallait une preuve supplémentaire de ce génocide, il suffit de se reporter à l’article 435 du Traité de Versailles du 28 juin 1919. Cet article supprime la neutralité savoisienne et ses zones franches. 

Et pourquoi donc avoir attendu la fin de la guerre pour officialiser cette trahison? Parce qu’il fallait avoir auparavant exterminé les Savoisiens afin que nul ne puisse la dénoncer et aussi avoir l'assentiment de la Suisse pour pouvoir la perpétrer. En effet, sans l'accord tacite de la Suisse, le génocide savoisien et la suppression de leurs droits qui le suivit n'auraient pu se réaliser. Et pour anéantir toute velléité de protestation de la part des quelques survivants, la France fit occuper la Savoie du Nord par ses troupes de goumiers marocains, mercenaires de sinistre réputation. 

L'histoire se répétait: peu après l'annexion de 1860, comme à la faveur de la chute de l'Empire la Savoie du Nord commençait à remettre en cause cette annexion, Louis-Adolphe Thiers la fit occuper par des troupes qui venaient de briser la Commune à l'issue de la "Semaine sanglante". La France a toujours eu coutume de déployer en Savoie les pires de ses soudards; les hordes révolutionnaires en 1793, (3 jours de pillage dans le val de Thônes), les sanglants "Versaillais" en 1871, les goumiers marocains en 1918.

 Dès le début de la guerre, les gouvernements suisse et français avaient passé un marché: La France respecterait la neutralité de la Suisse en abandonnant son premier plan d'attaque qui consistait à passer par le plateau suisse pour tourner l'armée allemande. En contrepartie, la Suisse ne bougerait pas pour faire respecter la neutralité savoisienne et, à l'issue de la guerre, la neutralité de la Suisse serait confirmée et les droits des Savoisiens abolis. La suite montrera que ce marché, passé sur le dos des Savoisiens, fut respecté.

 La Suisse n'était pas belligérante en 14-18, pourtant elle sera présente au traité de Versailles du 28 juin 1919. C'est l'article 435 de ce traité qui consacrera le pacte écrit avec le sang des Savoisiens:  " Les Hautes-Parties contractantes, tout en reconnaissant les garanties stipulées en faveur de la Suisse par les traités de 1815 (...) constatent cependant que les stipulations de ces traités (...) relatifs à la zone neutralisée de la Savoie (...) ne correspondent plus aux circonstances actuelles . En conséquence, les Hautes-Parties contractantes prennent acte de l'accord intervenu entre le Gouvernement français et le Gouvernement suisse pour l'abrogation des stipulations relatives à cette zone qui sont et demeurent abrogées."

C'est ainsi que la neutralité de la Suisse fut respectée durant la première guerre mondiale et confirmée à l'issue de cette guerre pour qu'elle demeurât garantie dans le prochain conflit que quelques observateurs lucides voyaient déjà se profiler à cause du sort réservé aux vaincus.

La neutralité de la Suisse est, pour une grande part, source de sa prospérité actuelle. Genève est l'un des plus dynamiques cantons de Suisse. Que tout cela soit fondé sur une trahison n'est pour beaucoup pas même un détail de l'histoire. Pourtant, c'est un fait: le pacte 3 franco-suisse de 1914-18, qui a assuré le respect de la neutralité suisse pendant les deux guerres mondiales, repose sur les cadavres  et les souffrances de près de quarante mille Jeunes hommes de Savoie, ce pacte repose sur une génération anéantie, sur un génocide. 

 On ne peut conserver des traités en en supprimant les principales clauses, l'article 435 du Traité de Versailles du 28 juin 1919 a rendu caducs le Traité de Turin du 16 mars 1816 et le Traité d’annexion du 24 mars 1860.  Pourtant, pour la Suisse et la France, ces traités sont toujours en vigueur et ces deux pays conservent les territoires de la Savoie tout en ayant remis en cause leurs conditions d'annexion. 

C'est le vol après l'assassinat.

 Mais les Savoisiens sont toujours là et ils n'ont pas oublié les trahisons et leurs aïeux exterminés par la France. Le 13 décembre dernier, l’un d’eux écrivait à Didier Burkhalter, Chef du Département fédéral des affaires étrangères, président de la Confédération Helvétique en 2014, pour lui exprimer son inquiétude quant à la conjoncture internationale et lui demander de se prononcer sur la neutralité de la Savoie. 

Le 13 janvier 2016, Didier Burkhalter lui répondit: "En vertu du droit international, la Savoie fait partie de la République française, Dès lors, la Suisse ne reconnaît pas la Savoie en tant qu'État et n'est, par conséquent, pas en mesure de reconnaître la neutralité de celle-ci."

 En 2012  l'ONU  a refusé d'accéder à la demande du Gouvernement français qui lui demandait d'enregistrer le traité d'annexion du 24 mars 1860. 

Ainsi, contrairement à ce qu'avance Monsieur Burkhalter, selon le droit international la Savoie ne fait plus partie de la République française.

C'est Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères qui, suite aux révélations de Jean de Pingon, avait été contraint d'effectuer cette demande en 2010. 

Mais le Secrétariat des Nations Unies a refusé d'enregistrer ce traité désormais abrogé, la France ayant bafoué les termes du Traité de Turin du 16 mars 1816, du Traité d'annexion de la Savoie du 24 mars 1860, et du Traité de Paris du 10 février 1947 ainsi que l'expose le mémoire adressé au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies par Alain Roullier-Laurens et Jean de Pingon au lendemain de la requête française.

 Bientôt la France s'écroulera et la Savoie renaîtra comme un État indépendant au cœur de l'Europe, car les Savoisiens n'ont pas oublié leur pays; ils le portent toujours en eux comme une blessure que seule sa renaissance pourra cicatriser. Aujourd'hui, ils exigent que la vérité de l'histoire soit rétablie, que le génocide savoisien soit reconnu et que la Suisse respecte les termes du Traité de Turin du 16 mars 1816 en assurant la neutralité de la Savoie en cas de conflit si elle veut conserver les acquis de ce traité.

Ce sont là les conditions pour que, lorsque la Savoie renaîtra, la communauté historique, géographique et économique des Suisses et des Savoisiens puisse devenir le ferment d'une nouvelle alliance.

 Consulat de Savoie. La Condémine. Chemin de Condémine. CH-1410 Saint-Cierges. Switzerland.

 consulatdesavoie.ch

 

 

 

 

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C'est Noël ! Offrez Le Pays Niçois à vos proches !

rattachement Nice france 1860Pour les fêtes de fin d'année, faites plaisir à ceux que vous aimez, offrez leur notre Histoire, nos contes, notre Identité.

De l'invasion révolutionnaire combattue par les héroïques Barbets, en passant par l'annexion frauduleuse de 1860, la répression dont furent victimes les insurgés Niçois en 1871, la vie de Garibaldi et son combat pour Nice, fils de notre cher pays et surnommé:

Le Héros des deux mondes...

La collection " Les Cahiers de l'Annexion " regroupe des ouvrages étayés par de nombreuses archives diplomatiques, décrets préfectoraux anciens et contemporains, documents capitaux édités par les Etats de Savoie, le Royaume de Sardaigne, la France, qui restituent aux Niçois, preuves à l'appui, leur véritable Histoire, leur véritable Identité !

Le fruit du travail pharaonique effectué par le regretté historien Alain Roullier-Laurens, patriote Nissart incorruptible !

babazoukLes contes du Babazouk de Serge Dotti et Frédéric Chiris:

C’est un pays où le soleil éclate tous les jours à midi, Il n’est pas grand, la taille d’un village, mais profond comme les montagnes ou la mer qui le bordent. Rues Pairolière, Poissonerie, Barillerie, elles gardent une mémoire :

Une façon d’être ensemble.

On crie, on rit, on pétrit la pâte des mots avec les mains et la parole s’agite au bout des doigts. C’est le pays d’un autre temps : celui où l’on prenait le temps. Là se situent ces contes à rebours.

 Un voyage dans le temps, dans l'histoire et finalement dans la Vérité !

Incontournables cadeaux pour la Noël !

En vente au 1 bis rue Caïs de Pierlas 06300 Nissa

Guerre de 14/18 et revendication territoriale: la jurisprudence en question !

protestation officielle Keller Garibaldi

Souvent, les détracteurs des revendications souverainistes du Peuple Niçois pourtant légitimes, à défaut de proposer des contre-arguments pertinents,  se plaisent à affirmer que leurs doléances ne sont plus d'actualité, que l'eau a coulé sous les ponts et que désormais le débat est clos...

En cette année 2014, c'est à grand coup de commémorations franchouillardes, que la jacobine célèbre le centenaire du début de la première guerre mondiale, qui est toujours d'actualité bien évidemment, tout comme l'apologie du 14 juillet 1789 !

Si on met de côté les innombrables victimes innocentes qui au départ ne souhaitaient que vivre en paix mais qui furent malheureusement instrumentalisées par les Etats-Nation artificiels, dont les intérêts mercantiles ne sont plus à démontrer, il existe un volet peu évoqué mais fondamental puisse qu'il s'agit de l'application du droit international.

En effet, Bien peu de gens imaginent qu'il ne suffit pas de conquérir un territoire militairement pour l'occuper en toute légalité, mais qu'il faut avant tout en avoir la légitimité juridique!

Bien que malheureusement la loi du plus fort soit prédominante, il reste que pour revendiquer de façon irréfutable un territoire, il faut pouvoir faire valoir des droits juridiques incontestables.

Ce fut le cas pour la France le 11 novembre 1918 quand elle exhuma la protestation de M. Emile Keller, qui au nom des députés du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Meurthe et Moselle, protesta contre l’annexion de l’Alsace et la Lorraine par l’Allemagne afin de préserver les droits de ces populations et de la France. 

A la fin de la guerre de 1914-1918, quelques heures seulement après l’armistice signé le 11 novembre, l’Assemblée nationale française se réunit en séance extraordinaire ; la séance fut ouverte à 14 H 45, et les députés réclamèrent  immédiatement à la communauté internationale le retour des provinces perdues lors de la précédente guerre.

Il est très intéressant de noter sur quelles bases légales s’est appuyée cette réclamation :

On exhuma donc le procès-verbal de la protestation du député Keller  qui  dormait dans les archives depuis quarante-sept ans, on le relut en séance, et cet acte suffit à établir juridiquement les droits de la France sur ces territoires.

La protestation officielle faite par Garibaldi et Laurenti-Roubaudi au parlement de Turin en 1860 est en tous points similaire à celle de Keller et toujours recevable par les instances internationales.

Ce qui est valable pour la France l'est donc logiquement aussi pour le Pays de Nice !

A bon entendeur...

 

Annexion de Nice: « Le choix des couleurs » n'a jamais eu lieu !

NICE 1860En 2010, à l'occasion des festivités pro annexionnistes organisées par les sbires de la France jacobine, deux ouvrages ont été édités. L'un, gentil roman préfacé par Christian Estrosi, qui met en scène deux frères issus du petit peuple niçois qui se déchirent parce que l'un, sage et pragmatique admire Napoléon III et bien évidemment pour l'annexion par la France et l'autre, sous le charme de Garibaldi, aventurier et romantique: contre !

En face, et passé sous silence, un ouvrage historique étayé par des documents irréfutables, archives diplomatiques, témoignages capitaux qui démontrent de façon éclatante les forfaitures ignobles vécues par nos anciens en 1860, suivi de 1871 et 1947...

« Le choix des couleurs » n'a malheureusement jamais eu lieu, c'est uniquement le titre d'un gentil roman à l'eau de rose...

« Le choix des couleurs »  est seulement une fable jacobine...

« LA VERITE SUR L'ANNEXION DE NICE » dévoile en détail, avec une grande précision, les turpitudes qui nous ont mené à devenir français malgré nous.


Il y a un choix pour les Niçois, certes... mais il n'y en a qu'un, c'est celui entre la Fable et la Vérité !

 

« Coura lu Françès pisson contra lou vent de l'istoria, si bagnon la camilha » !

21 mars 2014

Les drapeaux niçois pour fêter le IVèmè anniversaire de la Déclaration de Genève !

Pendant que la France s'offusque des évènements qui se déroulent en Crimée, en lisant le droit international d'une façon pour le moins sélective , ce 24 mars nous fêterons le quatrième anniversaire de la Déclaration de Genève signée en 2010 !


Pour rappel,
Alain Roullier-Laurens (président de la L.R.L.N) et Jean de Pingon (fondateur de la ligue savoisienne) avaient interpellé la communauté internationale concernant l'abrogation du traité de Turin, seul lien juridique entre la Savoie et le Pays de Nice d'une part et la France d'autre part.

Leurs arguments étaient étayés par des documents Onusiens irréfutables qui sont celui du secrétariat des Nations Unies confirmant l'inexistence d'un quelconque enregistrement du Pays de Nice et de la Savoie (ainsi que de la Corse) par la France, ainsi que les articles concernant la charte des Nations Unies qui démontrent formellement et ce grâce à l'article 44 alinéa 1, 2 et 3 du traité de paix international signé en 1947 ainsi que l'article 55 de la constitution française, l'impossibilité d'enregistrer Nice et la Savoie du fait de l'abrogation définitive du traité de Turin !

Le 24 mars, nous invitons les habitants du Pays de Nice à mettre en évidence le Drapeau Niçois pour rappeler que le droit international doit être appliqué PARTOUT dans le monde, et par TOUS les pays signataires du traité de paix international de 1947 !

ONU Nice Savoie

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23 mars 2013

Déclaration de Genève: toujours aucune réponse pertinente de la France!

d_colonisation_FranceNous fêtons le troisième anniversaire de la Déclaration de Genève du 24 mars 2010, date à laquelle la délégation présidée par Alain Roullier-Laurens de la LRLN et le fondateur de la ligue savoisienne Jean de Pingon interpellait la communauté internationale au sujet du non respect des traités internationaux signés par la France en 1947.
A l'époque, bien qu'aucun écho n'ait eu lieu dans les médias français qui fêtaient outrageusement la signature d'un traité pourtant abrogé depuis 63 ans, un grand nombre de quotidiens étrangers relayait cette information qui concerne aussi les pays signataires du traité de paix international, signé à Paris par les vainqueurs de la seconde guerre mondiale.
 La Déclaration de Genève avait conduit un député UMP à poser une question écrite au ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales sur le nouveau statut du Pays de Nice et de la Savoie et sur les conséquences et risques qui en découlaient pour la France. Le 27 avril (?), le sujet et l’attributaire de la question ont été modifiés : la question concernait « l'application de délimitation de la frontière franco-italienne ». Elle a été remplacée par « enregistrement du traité d’annexion de la Savoie (et du Pays Niçois), en 1860 ». Le terme d’annexion est employé officiellement. Le nouvel attributaire n’est plus le ministre de l’Intérieur, mais « le ministre des Affaires étrangères et européennes »

ONU 1947 Nice

Pendant que le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner annonçait que « cet oubli maheureux (la notification à l'Italie) était sans conséquence et que le traité de Turin serait rapidement enregistré » (enregistrement qui on le sait aujourd'hui a été logiquement rejeté par l'ONU) , le président français de l'époque Nicolas Sarkozy, lors d'un voyage en Chine fit une déclaration loin d'être neutre: En effet selon les médias français, pour rétablir les relations, il n’a fallu qu’une petite phrase, paraphée par la France: « La France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une seule Chine et à sa position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois ». Finies les références à une autonomie culturelle large tibétaine, au respect des droits de l’homme, la France lâchait le Tibet pour courtiser Pékin officiellement... alors qu'il est évident que la nouvelle donne juridique connue de tous concernant les Pays de Nice et de Savoie annexés illégalement free_corsicapar la France est la véritable raison de ce revirement soudain de position. Personne n'a oublié lors des jeux olympiques de pékin les « free Corsica » répondant aux « free Tibet » ! Alors imaginons un seul instant la France devant les cas Niçois et Savoisiens soulevés par des pays subissant depuis des décennies les leçons de morale d'un pays qui fut l'un des plus grand colonisateur et massacreur de Peuples de l'histoire des nations !

Les réponses successives embarrassées de la France à la Déclaration de Genève depuis maintenant trois ans ont été toujours inapproriées ou extrêmement confuses:
« notification à l'talie et enregistrement dans les plus brefs délais » en violation totale avec la Charte des Nations Unies Chapitre XVI Dispositions diverses (Article 102) et l'article 44 du traité de paix international de 1947.
Suite à la 2eme question du député UMP Yves Nicolin à l'assemblée national, en novembre 2012, le ministère des affaires étrangères a répondu que « que le traité n’est pas abrogé car il a été notifié, dans les délais, par « note verbale » aux autorités italiennes… ». On demande à l'entendre !
Quand aux démonstrations délirantes de Mr. Jean-Pierre Cot qui comparait les Peuples Niçois et Savoisiens à des bancs de poissons se situant au large du Qatar, Jean de Pingon à eu l'occasion de rappeler à cet ancien membre du gouvernement Mauroy comment lire le droit international de façon stricte et objective.
le_mod_le_fran_aisLe seul obstacle à l'application de nos droits inaliénables à la Liberté restait la prise de conscience des Peuples Niçois et Savoisiens...
Face aux bouleversements économique, sociétale et identitaire inéluctables que subira le modèle révolu de la France occupante lors des décennies à venir, même les descendants des colons français, devant l'effondrement des prétendues valeurs qui conduisent le pays de leurs ancêtres, sont désormais tous fiers de se raccrocher à des identités qui n'ont pas de sang sur les mains et qui restent fidèles à leurs principes !  Ils sont fiers d'être Niçois ou Savoisiens et le revendiquent haut et fort ! Il n'ont plus qu'à nous rejoindre en tant que Niçois ou Savoisiens d'adoption et revendiquer à nos côtés, leur droit légitime à l'autodétermination !

Charte des Nations Unies:

Chapitre XVI Dispositions diverses (Article 102)

1. Tout traité ou accord international conclu par un Membre des Nations Unies après l'entrée en vigueur de la présente Charte sera, le plus tôt possible, enregistré au Secrétariat et publié par lui.

2. Aucune partie à un traité ou accord international qui n'aura pas été enregistré conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent Article ne pourra invoquer ledit traité ou accord devant un organe de l'Organisation.

Traité de paix du 10 février 1947 (Section IX Traités bilatéraux Article 44):

1. Chacune des Puissances Alliées ou Associées notifiera à l'Italie, dans un délai de six mois à partir de l'entrée en vigueur du présent Traité, les traités bilatéraux qu'elle a conclus avec l'Italie antérieurement à la guerre et dont elle désire le maintien ou la remise en vigueur. Toutes dispositions des traités dont il s'agit qui ne seraient pas en conformité avec le présent Traité seront toutefois supprimées.

2. Tous les traités de cette nature qui auront fait l'objet de cette notification seront enregistrés au Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies, conformément à l'article 102 de la Charte des Nations Unies.

3. Tous les traités de cette nature qui n'auront pas fait l'objet d'une telle notification seront tenus pour abrogés.

La constitution française (Articles 5. et 55).

Art. 5. - Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat.

Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.

Art. 55. - Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie.

Comment imaginez vous l'avenir de Nice ?

SONDAGE

29 mai 2011

Le 14 juin, le Peuple Niçois commémore " la Nakba Niçoise "

 drapeau_Ni_oisLe temps passe mais le Peuple Niçois n'oublie pas !

Le 14 juin 1860 la France entérinait « la Nakba Niçoise » ! Cette date funèbre marque de son sceau l'infamie de la confiscation forcée de la liberté d'un peuple par un autre... 151 ans plus tard, les Niçois peuvent en faire l'amère constatation: cette annexion frauduleuse est la pire catastrophe vécue par le Peuple Niçois dans sa longue histoire !

Pour commémorer ce triste évènement, nous invitons les Niçoises et les Niçois, de souche comme d'adoption, à exposer à leurs fenêtres des drapeaux Niçois ou par défaut des drapeaux de l'ogc Nice.

vrai_drapeau_ni_ois

« pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole »
Jousé garibaldi   

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19 novembre 2010

Les festivités du 150eme anniversaire du "rattachement" de Nice à la France !


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couverture_verite_

En cette années du 150e anniversaire de l’annexion de Nice, cet ouvrage très documenté fait le point complet sur cet évenement capital et ses prolongements. Beaucoup de Niçois instruits par la tradition orale n’ont jamais cru à la version officielle du vote massif en faveur de l’annexion. Le résultat invraissemblable du plébiscite de 1860 et un trait caractéristique de toutes les dictatures. Mais la version officielle, véhiculée par l’université, les institutions et les historiens proches du pouvoir, occultait l’évidence ; le sujet n’était pas étudié, les pièces manquaient, dispersées ou volontairement retenues. Cependant, les ouvrages récemment parus dans la collection Les Cahiers de l’annexion, et la mise en lumière de documents irréfutables, ont totalement décrédibilisé la version officielle. Aujourd’hui, ouvertement ou à demi-mot, la fraude est largement admise. Seuls les hommes de parti ne peuvent reconnaitre une vérité qui les prive de toute légitimité à Nice.
LA VERITE SUR L'ANNEXION DE NICE de Alain Roullier-Laurens

 

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11 octobre 2010

Sian d'Aqui: Vers une punition jacobine ?

festival_fourres_rireAvis aux amateurs ! Les pseudo-niçois qui s’égarent à frayer avec les représentants du pouvoir jacobin à Nice devraient savoir qu’ils ne sont libres que de servir les intérêts du coq gaulois ; ce n’est qu’à ce prix qu’ils peuvent recevoir des subventions et les caresses des médias. Il semble que cette vérité pourtant évidente ait échappé à certains ce qui explique que le Festival de l'humour  Les Fourres de Rire, initié depuis un certain temps par une association niçoise, va probablement être supprimé.

tour_EiffelDes sommes astronomiques ont été dépensées cette année pour l'organisation des « festivités » concernant l'anniversaire des 150 ans de l'annexion du Pays Niçois, la tour Eiffel du 150eme, les feux d'artifices, le meeting aérien, la subvention d'une pièce de théâtre à l'entrée gratuite pour des spectateurs triés sur le volet, le parrainage du monopole de presse par l'intermédiaire de pages de propagande pro-annexionniste incessantes... Nous nous posons tous des questions sur l'objectivité de ceux qui distribuent les deniers publics.

Dans Nice Premium, Fabrice Mauro, président de l’association Sian d’Aqui déclare: « Les restrictions budgétaires et de curieux concours de circonstances ont conduit nos partenaires habituels (Ville de Nice, Conseil Général et Conseil Régional) à réduire voire supprimer leur soutien à Sian d’Aqui. »

Cette association semble payer le positionnement pourtant nuancé de certains de ses membres, vis à vis dessian_d_aqui « fêtes » commémorant l’annexion de Nice, lesquels avaient déclaré « être français. Soit... »; un mot de trop... Ils n’avaient pas non plus souhaité, semble-t-il, s’associer à la mascarade négationniste à propos de l’annexion de Nice, cautionnée par les autres organismes culturels para-  municipaux représentés par la fédération des associations du Comté de Nice. User de sa légitime liberté d'expression se paye cash quand on dépend financièrement des subventions de ceux qui travestissent depuis maintenant 150 ans l’histoire de Nice et veulent détruire l'identité niçoise. Comme disait Raymond Barre, pur français s’il en fut  : « il ne faut pas manger avec le Diable même avec une longue cuillère ». Les vrais Niçois ne doivent surtout pas l’oublier.

monument_de_la_honteA trop vouloir ménager les ennemis de l’identité niçoise afin de bénéficier de subventions, d’honneurs et de couverture médiatique, on finit non seulement par perdre son âme, mais par avoir un bâillon hermétique sur la bouche. Après avoir        « panbagnatisé » notre culture, les ennemis de Nice tentent de « légumifier » ceux qui y sont attachés. En ces temps où certains s’emploient à effacer tout signe de nissartitude à Nice, il convient impérativement que ceux qui sont ou se sentent niçois, rompent définitivement avec le système jacobin qui est leur pire ennemi. L’on ne peut se dire véritable Niçois et flirter avec les ennemis de Nice pour avoir quatre sous. Il faut choisir : ou l’honneur et la tête haute, ou la honte et les fourches caudines du système jacobin...

« Qui reste trop longtemps le cul entre deux chaises tombe. »
Proverbe chinois