04 novembre 2013

11 novembre 1918: Victoire de l'application du droit international !

Nice_1914_1918Chaque 11 novembre, la France fête la victoire des alliés contre l'Allemagne en 1918 mettant un terme à une boucherie qui dura quatre ans. Les victimes furent des peuples instrumentalisés qui au départ ne souhaitaient que vivre en paix. Tout le monde sait que les guerres sont provoquées pour des intérêts n'ayant aucun rapport avec la liberté. Comme c'est le cas aujourd'hui pour le gaz et le pétrole, le charbon fut autrefois la principale source de conflit entre les Etats, et non pas entre les peuples... Nous connaissons tous l'histoire de la trêve de Noël, qui vit fraterniser les soldats des deux bords. Ces chairs à canon n'avaient que faire des intérêts financiers de ceux qui les gouvernaient à cette époque ! Cette initiative fut d'ailleurs réprimée de la même façon « du coté du mal », comme « du coté du bien » ...et très malin sera celui qui pourra démontrer qui était du coté du bien...ou du mal!
Vous devez certainement vous demander pourquoi un tel sujet et ce site ?
L'application du droit international !

Bien peu de gens imaginent qu'il ne suffit pas de conquérir un territoire militairement pour l'occuper en toute légalité, mais qu'il faut avant tout en avoir la légitimité juridique! Bien que malheureusement la loi du plus fort soit prédominante, il reste que pour revendiquer de façon irréfutable un territoire, il faut pouvoir faire valoir des droits juridiques incontestables. Ce fut le cas pour la France le 11 novembre 1918:      
Keller_protestationAprès la désastreuse guerre de 1870, initiée par Napoléon III contre la Prusse, l’Empire Allemand fut proclamé à Versailles ; le nouvel empire, comme on le sait, annexa des provinces françaises occupées, et la France vaincue,  fut contrainte d’accepter cette perte de territoire lors de la signature de l'armistice. Néanmoins, le 17 février 1871 devant le parlement français réfugié à Bordeaux, M. Emile Keller, au nom des députés du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Meurthe et Moselle, protesta contre l’annexion de l’Alsace et la Lorraine par l’Allemagne afin de préserver les droits de ces populations et de la France. Quarante-sept ans plus tard, à la fin de la guerre de 1914-1918, quelques heures seulement après l’armistice signé le 11 novembre, l’Assemblée nationale française se réunit en séance extraordinaire ; la séance fut ouverte à 14 H 45, et les députés réclamèrent  immédiatement à la communauté internationale le retour des provinces perdues lors de la précédente guerre. Il est très intéressant de noter sur quelles bases légales s’est appuyée cette réclamation :
On exhuma le procès-verbal de la protestation du député Keller  qui  dormait dans les archives depuis quarante-sept ans, on le relut en séance, et cet acte suffit à établir juridiquement les droits de la France sur ces territoires.

drapeau_ni_ois La protestation officielle faite par Garibaldi et Laurenti-Roubaudi au parlement de Turin en 1860 est en tous points similaire à celle de Keller et toujours recevable par les instances internationales. De plus, depuis La Déclaration de Genève nous savons tous qu'en 1947, le traité de Turin qui était le seul lien juridique entre le Pays de Nice et la France, a été définitivement abrogé par l'Organisation des Nations Unis. Nous arrivons donc à un moment où la France et les instances internationales doivent se montrer cohérentes. Les règles signées par les Etats Onusiens ( traité de paix international ), doivent être appliquées par tous et pas seulement quand ça les arrange !

La protestation officielle de Garibaldi au parlement de Turin hypothèque pour toujours le plébiscite truqué de 1860.
Après être intervenus au parlement avant même le vote sur la ratification du traité du 24 mars 1860 qui cédait Nice et la Savoie à la France, les deux députés de Nice, Garibaldi et Laurenti-Roubaudi avaient adressé leur démission au président de cette assemblée. Le texte de cette lettre est capital puisqu’en droit, il constitue la protestation officielle de la représentation nationale niçoise après le plébiscite frauduleux. En voici la teneur :

« Monsieur le Président,

« Vu le résultat du vote du comté de Nice, qui a eu lieu le 15 courant, sans aucune garantie légale, en violation manifeste de la liberté et de la régularité du scrutin et des promesses solennelles stipulées dans le traité de cession du 24 mars ;

« Attendu, qu’un tel vote s’est déroulé dans un pays qui nominalement appartenait encore à l’Etat sarde et qui était libre de choisir entre celui-ci et la France, mais qui se trouvait en réalité complètement aux mains de cette dernière puissance, occupé militairement et soumis à toutes les influences de la force matérielle, comme nous le prouvent sans contestation possible les témoignages de la Chambre et du pays ;

« Attendu que le présent vote s’est déroulé avec de très graves irrégularités, mais que l’expérience du passé nous refuse toute espérance de voir ordonné une enquête à ce sujet ;

« Nous soussignés, croyons de notre devoir de déposer notre mandat de représentants de Nice, en protestant contre l’acte de fraude et de violence perpétré, en attendant que le temps et les circonstances permettent à nous et à nos concitoyens de faire valoir avec une réelle liberté nos droits, qui ne peuvent être amoindris par un pacte illégal et frauduleux »

Giuseppe Garibaldi – Laurenti-Roubaudi

Ainsi, la protestation officielle de Garibaldi et de Laurenti-Roubaudi revêt elle une importance capitale, d’autant qu’elle se termine par une phrase on ne peut plus significative : « …en attendant que les temps et les circonstances permettent à nous et à nos concitoyens de faire valoir avec une réelle liberté nos droits, qui ne peuvent être amoindris par un acte illégal et frauduleux ». Cette protestation officielle des députés Niçois est donc une épée de Damoclès éternelle qui hypothèque l’annexion de Nice…  Cette épée, pour l’instant demeure intacte dans son fourreau, mais en des circonstances favorables, le peuple Niçois, seul habilité pour le faire, peut demander à ses représentants de l’en tirer pour faire valoir les droits inaliénables de Nice…  

"Pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole." Jousé Garibaldi

Posté par LIBERA NISSA à 17:11 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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03 février 2010

Monaco-Nissa: Communiqué officiel de la BSN

2Nous ne sommes pas adeptes du double langage. Il nous faut donc rétablir la vérité sur les faits qui se sont déroulés après le match à Monaco.
Nous condamnons fermement les actes de jeunes supporters qui ont profité de la confusion pour perpétrer les infractions que la justice qualifiera.
Pour autant, nous n'acceptons pas l'opprobre jeté sur tous les supporters niçois parce qu'elle procède de la désinformation et de la manipulation médiatique.
Nous, Brigade Sud Nice 1985 souhaitons donc revenir sur les incidents qui ont eu lieu lors de la rencontre Monaco – Nice du 30 janvier dernier.
Il est dit, sur les divers médias, que les spectateurs visiteurs, en l’occurrence les Niçois ont envahi la pelouse suite à la mauvaise série que réalise leur équipe, ponctuée par une défaite en Principauté ce soir là. Il est dit encore çà et là, sur les chaînes de télévision, sur les ondes de radio ainsi que dans les journaux, qu’une jeune femme enceinte aurait été blessée tout comme une personne d’un certain âge ayant eu un malaise cardiaque suite aux violences dans la tribune.
Ces accusations ont été prononcées parce qu'aucun travail d’investigation n’a été fait. Le conditionnel comme la dignité n’étaient pas de sortie lors de la rédaction des articles ou des montages vidéo.
Pourtant la profession de journaliste est régie comme d’autres, par un code de déontologie, et comporte des droits et des devoirs et par exemple : « s'interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement, ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d'une information ».

Sans être candides, il nous semblait que les diverses mises au point antérieures avec les journalistes avaient servi un minimum, que les articles allaient être écrits avec une plume moins sensationnaliste… Que nenni !!!
Nous sommes très vite devenus le sujet chaud, le filon vendeur. Certains se sont fait une priorité de relayer des « informations » plus que fallacieuses pour servir leurs intérêts et ainsi masquer les problèmes qu’ils ont créé et qui règnent au sein de leur organisation.
Des personnes occupant des postes à responsabilité, aux paroles surveillées et diffusées, comme Monsieur Frédéric Thiriez (président de la LFP) ou Monsieur Gilbert Stellardo (président de l’OGC Nice), se sont présentées devant les médias pour tourner cet épisode en leur faveur. Une histoire, selon qui la raconte et qui l’écoute, peut avoir bien des formes et des déroulements différents ; et cela, les deux personnes précédemment citées l’ont bien compris et l’ont utilisé à merveille.
Personne n’allait parler de la sortie du président de l’OGC Nice et de son sourire narquois, ni des spectateurs malmenés dans les tribunes, victimes de la piètre organisation policière des forces françaises et de leurs lacunes de communication avec leurs homologues monégasques - qui eux auront été très professionnels.

Alors pour tout ça, nous tenons à informer réellement de ce qui s’est passé en ce samedi 30 janvier 2010. La soirée s’est déroulée comme ceci :

– Les joueurs et les officiels entrent sur le terrain, le speaker monégasque annonce alors qu’une minute de silence va être observée suite au décès de la mère du monégasque Moussa Maazou. Minute de silence respectée « à l’italienne », puisque 60 secondes d’applaudissements allaient raisonner du secteur visiteur.
– Les tribunes s’animent et s’illuminent sans pour autant que les engins pyrotechniques ne soient jetés sur le terrain. Les stadiers et pompiers monégasques récupérant les fumigènes sans problème de main à main d’avec les supporters niçois.
– Le score est ouvert pour Monaco, puis Nice marque à son tour avant de prendre un deuxième but. Nénê l’attaquant monégasque va aggraver l’écart en inscrivant un dernier but pour son équipe avant de le célébrer de manière peu intelligente.
En effet, une fois le cuir au fond des filets, Nénê enjambe les panneaux publicitaires bordant le terrain, et se précipite vers le virage des visiteurs afin de chambrer l’adversaire comme il est de bon ton dans un derby. Le jeu du chambreur-chambré paraît assez gentillet, lorsqu’un autre monégasque vient à son tour montrer sa joie puis sa bêtise en provoquant les spectateurs niçois. Nénê, ne voulant pas être le moins benêt de ce binôme, va surenchérir et faire quelques gestes regrettables.
Certains dans la tribune se sentant insultés vont accéder aux abords du terrain ; le premier cordon de stadiers niçois, aidés par leurs collègues monégasques, va très vite calmer les quelques individus chauffés à blanc. Tous regagnent leur place sans aucune violence ni heurt.
– Le match se poursuit puis se termine. Les acteurs de la rencontre regagnent les vestiaires. Pendant ce temps-là, les supporters niçois patientent calmement durant le quart d’heure de retenue en tribune imposé pour des raisons de sécurité. Le président Stellardo passera avec un joli sourire incompréhensible pour ne pas dire boutefeu.
– Les portails du secteur H s’ouvrent et les premiers supporters de cette partie de tribune commencent à sortir. C’est alors qu’en Secteur G, (un train étant annoncé à 21 h 13) les supporters s'agglutinent devant la grille close et suite à une poussée malheureuse due à des gens compressés, l’un des portails cède.
Là, les personnes devant le portail ouvert voient un policier de la Compagnie Républicaine de Sécurité saisir sa bombe de gaz lacrymogène et inonder le couloir et les visages des malheureux inopportunément présents.

Suite à ce gazage de masse, un mouvement de foule important pousse tout le secteur G à fuir cette nuée irrespirable. Les agents de police de la Principauté en poste sur le terrain ouvrent alors heureusement les grilles du stade, permettant aux personnes de la tribune d’entrer sur la piste d’athlétisme et la pelouse pour respirer un air moins toxique.
Une jeune femme enceinte est accompagnée tant bien que mal comme ce pouvait être le cas en pleine bousculade, et tombe en larmes auprès des médecins et pompiers.
L’apogée de cet excès de zèle policier ou de cette incompétence (si l’on excepte l’intention de l’agent de Police de nuire physiquement à autant de monde et sans distinction) sera le malaise cardiaque d’un homme âgé, bien mal en point même après les premiers soins prodigués par des supporters présents à côté de lui.

Un semblant de calme revient une fois que la plupart de la tribune se trouve à l’abri du gaz lacrymogène. Malheureusement, certains prétendent alors traverser le terrain pour aller chercher les quelques supporters monégasques encore présents. L'intervention de la Sûreté Publique monégasque les renvoie d'où ils viennent.

De manière injustifiable, ils s'en prennent alors à des panneaux publicitaires et divers matériels présents, les stadiers niçois intervenant pour mettre fin à ces dégradations stupides.

Les uns et les autres pourront enfin quitter le stade par toutes les grilles, cette fois, ouvertes des populaires G et H.

Quelques autres jeunes écervelés que nous n'estimons pas être des nôtres allaient sporadiquement jouer les casseurs en dégradant quelques biens dans Monaco et pendant le trajet en train.

Là encore, ils assumeront leur bêtise.

Il convient de rappeler que le déplacement à Monaco n'est marqué par aucune animosité et se veut festif.

Un usage irresponsable de la force a donné prétexte à une minorité pour « casser ». Elle ne saurait pour autant éluder la question de la formation des policiers et justifier de clouer au pilori l'ensemble des supporters niçois.

Maintenant que la lumière a été faite sur les divers événements de cette soirée, un combat commence. En effet, étant accusés, insultés, pour des faits dont nous ne sommes pas responsables et que nous condamnons une nouvelle fois, nous veillerons à que l'affaire soit réglée avec justice.

Il semble d'ailleurs échapper à certains que nous n’avons rien à gagner contrairement à d’autres avec ce qu’il s'est passé !

Brigade Sud Nice 1985

Posté par LIBERA NISSA à 21:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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