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LA VRAIE HISTOIRE DU PAYS DE NICE (CHRONOLOGIE)

Voici un condensé de 25 siècles de la véritable histoire du Pays de Nice:

   PREHISTOIRE/ANTIQUITE

Campement         400 000 ans avant J-C : Première trace d’habitation à Nice par des Homo-Erectus sur le site de Terra-Amata (aujourd’hui le site est un musée sur la Préhistoire en général et sur cette période là plus précisément). Le niveau de la mer à l’époque était de + 26 mètres que le niveau actuel (Nice était noyé par la Méditerranée et le site de Terra-Amata était alors une plage).

      hopliteVème siècle avant J-C : Des navigateurs phocéens venus de Massilia (Marseille) fondent le comptoir de Nikaïa qui plus tard deviendra Nice. Cette région est habitée par les peuples ligures auxquels se mêlent des tribus Celtes. Les Celto-Ligures, qui dans notre région  forment la communauté Salyenne se divisent en divers groupes qui occupent les plaines et les montagnes : les Védiantiens près des côtes, les Nemeturiens, les Vésubianiens, les Ecdiniens, les Oratelliens installés plus en avant dans les terres.

         01257- Vers 25-15 avant J-C : L’empereur Auguste jette les bases de la cité de Cemenelum (plus tard Cimella puis Cimiez) qui fait pendant à la ville grecque. Elle sera jusqu’à son déclin, au Vème siècle, la capitale d’une province romaine qui s’étendait jusqu’à Embrun. Placée sur la Via Julia, Cemenelum comptait sans doute 20 000 habitants (on a calculé que les arènes, toujours prévues pour accueillir un tiers de la population, pouvait Countea_de_Nissacontenir 8 000 spectateurs). Elle était administré par un Préfet et une Curie, selon le droit Romain appliqué depuis les années soixante après J-C ; une légion assurait sa défense. D’illustres familles patriciennes vinrent s’y établir et l’impératrice Salonine, épouse de Gallien, ainsi que l’empereur Publis-Helvius Pertinax, y séjournèrent. La ville romaine, comblée par l’empereur Vespasien entre autres, concurrença la ville Grecque qui subissait le contrecoup commercial du déclin de Marseille. Les deux cités furent longtemps rivales, voire en état de guerre, jusqu’au moment où la menace des invasions en fit des alliées.

- 211 : Cemenelum est rattachée administrativement à Rome et n’à plus de liens juridiques avec Massilia.

- VIème siècle : Vers 574-575 Cemenelum est entièrement détruite par les Lombards qui brûlent les comptoirs grecs ; les rescapés du massacre se replient sur Nikaïa, dont la position stratégique est beaucoup plus sûre, et s’intègrent à la population.

 


  MOYEN-AGE

- 617 : Nice adhère à la Ligue Génoise, pacte fédéral liant toutes les villes du golfe ligustique (golfe de Gênes) contre les rois de Lombardie. Selon l’antique usage du municipe, chaque cité formait comme une sorte de République, s’administrait elle-même et pourvoyait à sa défense comme à sa subsistance.

- 759 : Sous l’égide de Thibaud, neveu de Charles Martel, la ville de Nice obtient trois Syndics pour son administration civile et un podestat pour son administration judiciaire ; elle conserve son ancien municipe, élit son Conseil et ses magistrats, rend la justice, vote les impôts par corps de cité et non par capitation. Elle ne relève d’aucun seigneur particulier et ne peut être aliénée du domaine royal. Les trois Syndics représentent les nobles, les marchands et les artisans.

- 999 : L’un des tout premiers documents de l’Histoire de Nice indique que Milon (ou Miron) et Odile sont podestats de la ville, cette dernière se qualifie de « vicomtesse de Nice ».

- 1012 : Odile et Milon gouvernent Nice, mais la cité est devenue municipe ; elle nomme ses magistrats et dispose de la liberté de juridiction.

- 1075 : la société niçoise s’organise en Commune ; deux autres pouvoirs émergent après le déclin de l’autorité des podestats de la ville, ceux de l’évêque et du monastère de Saint-Pons. n8bh6_3_                                     

      1108: Nice proclame son indépendance. Le Municipe est définitivement établi, la ville nomme ses magistrats et dispose de la souveraineté.

       1117-1152 : Les évêques de Nice perdent peu à peu leur pouvoir temporel au profit de la commune ; dès 1144 les consuls de Nice exercent le pouvoir. En 1150, Nice, qui s’est allié avec Gênes, proclame de nouveau son indépendance.

- 1153 : Les Niçois s’étant insurgés contre les privilèges du clergé, Raymond Béranger II, comte de Provence, seigneur des Baux, se rend à Nice le 3 avril et manu-militari dépouille le podestat et les Consuls de la ville de leurs dignités ; il investit l’évêque Arnaud de la pleine et entière juridiction sur la ville.

- 1157 : Les Raimbaud, ex-juges et Consuls de la ville reprennent le consulat à l’occasion d’élections et lèvent le drapeau de l’insurrection.

- 1162 : Nice obtient de nouvelles chartes et privilèges du comte de Barcelone qui par son épouse Pétronille vient d’héritier du royaume d’Aragon.

- 1165 : Le comte de Provence Raimond Béranger III convoque ses vassaux à Tarascon pour l’hommage. Les consuls de Nice refusent de s’y rendre, déclarent qu’ils ne sont pas soumis à l’hommage et se montrent disposés à résister par les armes ; Nice demande du secours aux Pisans.

 

- 1166 : Nice s’allie avec Pise et ses consuls adoptent la toge pisane. Le comte de Provence organise une expédition punitive « afin de réprimer par un juste châtiment ses sujets niçois ». L’évêque veut rendre la ville, les Niçois refusent et résistent. Raimond Bérenger III promet de livrer la cité au pillage ; alors qu’il s’avance devant les remparts pour galvaniser ses troupes, un archer niçois l’atteint d’une flèche mortelle. Les assaillants se débandent et se retirent derrière le Var. Le comte étant mort à 30 ans sans descendance, son cousin Alphonse d’Aragon hérite de ses droits, mais Rilchilde, la veuve de Raimond Béranger épouse le comte de Toulouse qui se proclame comte souverain de Provence ; aussitôt la guerre fait rage en Provence ; Nice s’allie à Gênes et les consuls refusent la souveraineté des comtes de Provence.

Alphonse_1er_d_Aragon            Mai 1176 : Le roi Alphonse Ier d’Aragon (cousin de Raimond Béranger), aidé par les Grimaldi de Gênes et de Monaco, se porte vers Nice et encercle la ville par terre et par mer. Les Niçois sont contrains de négocier mais refusent d’ouvrir les portes de la ville. Alphonse d’Aragon est contraint de confirmer tous les privilège des Niçois en ces termes : « Nous leur accordons et confirmons le consulat avec toutes ses justices et sentences tant des causes criminelles que pécuniaires et civiles ; le pouvoir perpétuel d’élire leurs Consuls et magistrats ; nous leurs confirmons les coutumes, us, privilèges qu’ils ont eu et qu’ils auront ; en même temps ceux que possède ou peut posséder ladite université ou quelqu’un des citoyens de ladite ville de Nice. » ; la générosité n’étant pas gratuite en politique, les Niçois versèrent en compensation 25 000 sous melgoliens et en promirent plus deux mille autres, durant dix ans, jusqu’à que la paix soit rétablie, ils ne seront plus tenus de fournir des hommes pour la guerre. Cette charte capitale est aujourd’hui conservée aux archives municipales de Nice.

- 1177 : Les Niçois concluent une alliance avec Pise.

- 1205 : Les consuls de Nice rédigent et promulguent les Statuts de la ville déclinés en 228 articles.

- 1210 : Pierre d’Aragon (frère du défunt Alphonse) se rend à Nice et confirme le traité de 1176.

- 1215 : Les Niçois, conduits par le premier consul Miro Badat, rejettent de nouveau le comte de Provence (rejectis etiam comitibus provinciae), rétablissent le gouvernement consulaire plein et entier et proclament de nouveau l’indépendance de la cité.

- 1216 : Les seigneurs prêtent fidélité au comte de Provence ; Nice n’envoie pas de députation.

- 1246 : En la chapelle Saint-Lambert, « noble homme Salmon », juge et viguier de Nice remet aux Consuls les lettres patentes de Charles d’Anjou et Béatrix de Provence par lesquelles ils renouvellent le Traité de 1176. Profitant du départ du comte de Provence pour la croisade, les Niçois se révoltent, refusent sa suzeraineté et rétablissent le gouvernement consulaire.

- 1290 : Janvier. Philippe le Bel renonce aux droits de sa grand-mère sur la Provence. Le 4 avril, le roi Charles II renouvelle toutes les lettres de franchise et de liberté en faveur de Nice ; les députés de Nice reçoivent également le privilège d’élire librement leur conseil et leurs Consuls.

- 1294 : Le roi Charles autorise les habitants de Nice à porter les arbalètes de chasse.

- 1309 : Le roi Robert d’Anjou accorde à Nice le privilège de choisir ses arbitres et regardataires.

- 1318 : Le roi Robert d’Anjou accorde à la commune la pleine et entière regarderie.

- 1324 : Le roi Robert autorise Nice à élire un Consul et 40 « Probis homine », placés sous l’autorité d’un viguier. C’est le premier Conseil municipal.

- 1327 : Les Niçois se révoltent mai Charles, duc de Calabre, parvient à rétablir l’ordre.

- 1353 : Les Niçois établissent leurs statuts qu’ils font approuver à titre perpétuel et inaliénable par la reine Jeanne. En outre, elle s’engage à ne plus faire aucune aliénation sans le consentement des communes. Enfin elle accorde aux communes le droit de se défendre et de repousser la force par la force « impune defendere ».

- 1367 : La reine Jeanne confirme les privilèges de Nice.

- 1380 : Charles de Duras (cousin de la reine Jeanne, qu’elle a adopté), par l’intermédiaire de son sénéchal Balthazar de Spinola, confirme tous les privilèges de Nice.

- 1382 : Balthazar de Spinola, confirme tous les privilèges de Nice.

- 1384 : Charles de Duras accorde de nouveaux privilèges aux Niçois, notamment en ce qui concerne le commerce du sel.

- 1386 : Les Villefranchois refusent d’être aliénés à Andaron Badat et font valoir que « le roi ne peut aliéner tout ce qui est du domaine de Nice ».

territoires_quittant_la_provence_en_1388           28 septembre 1388 : Dédition de Nice à la Savoie pour trois années. Elle deviendrait définitive dans le cas où le rois Ladislas se verrait dans l’impossibilité de rembourser au comte le montant des frais avancés par lui et sur sa propre assertion, pour protéger le Pays de Nice. Une charte de 34 articles est signée. Les principales dispositions sont les suivantes : le comte de Savoie promet de gouverner et de protéger Nice et sa viguerie (région) contre quiconque voudrait s’en emparer ; Nice est exemptée de la gabelle, des impôts et charges de guerre ; elle ne paiera que les impôts dus à la Cour ; il est convenu l’élection libre des 4 Consuls et de 40 conseillers regardaires qui ont le pouvoir de porter les dedition_1388armes ; la totale franchise est accordée au port pour les denrées locales et autres marchandises ; les Niçois ne seront pas tenus à l’hommage, sauf le désir individuel de ceux qui voudront le prêter ; le comte de Savoie s’engage solennellement, dans le cas où le traité deviendrai définitif, à ce que tous les privilèges accordés jadis à Nice par la reine Jeanne et les rois Charles et Ladislas soient maintenus ; de même il est expressément que le comte de Savoie ne pourrait jamais céder le Pays de Nice au comte de Provence ou au roi de France, pas plus qu’à aucun autre seigneur, hors le retour à l’ancien souverain, le roi Ladislas. Le comte de Savoie s’engage à chasser de leurs domaines les comtes de Vintimille, seigneurs de Tende et la Brigue, afin d’assurer la liberté de communication entre Nice et le Piémont ; dans le cas où le comte s’emparerait du comté de Provence et de Forcalquier, il établira à Nice la résidence du sénéchal et des grands officiers ; le comte s’engage, dans le cas où il acquerrait des territoires en Provence ou à Forcalquier, à ce que Nice jouisse des premiers appellations civiles et criminelle, ce à titre perpétuel, même si la Cour suprême n’était pas établie à Nice pour de valables raisons ; le comte ne pourra dans les jugements criminels et civils transporter quelque personne que ce soit d’un lieu ou d’une juridiction à l’autre, à moins que ses droits personnels ne soient atteints. Si le comte, en vertu du protectorat qui lui est confié, demandait la livraison de la forteresse de Nice et des châteaux de la viguerie, seuls les syndics de la ville et Jean Grimaldi de Beuil décideraient de les livrer ou non. Il s’agit donc là d’une alliance conditionnelle entre Nice et Savoie et non d’une soumission.

 

bonne_de_bourbon       1392 : Bonne de Bourbon, tutrice d’Amédée VIII de Savoie, confirme par un acte signé à Chambéry tous les privilèges des Niçois.

     1416 : Amédée VIII, le 17ème comte de Savoie, est couronné duc de Savoie par l’empereur Sigismond de Luxembourg et devient prince du Saint-Empire. La Savoie est reconnu comme Duché souverain. Le pape Boniface XIII considère Nice comme une ville neutre.

        1420 : Les Niçois refusent d’être inféodés à la Provence. En juin, le Receveur général de Nice se rend à Marseille afin de récupérer les anciennes archives concernant Nice.      

      1435 : Le duc de Savoie confirme les privilèges de Nice.   

    1436 : Entre les factions rivales, les Caïs (qui désirent l’inféodation à la Provence) et les Grimaldi (fidèles à la Savoie), l’instabilité politique s’installe à Nice. Le gouverneur Nicod de Menthon, trop autoritaire, est détesté ; Jeanne Verani, femme du peuple, conne le tocsin avec la cloche du couvent des Carmélites et les Niçois se soulèvent.

- 1437 : Le gouverneur de Nice réduit la révolte. 41 condamnations à mort dont 26 par contumace sont prononcées. 45 citoyens sont condamnés à diverses peines. Les libertés communales sont suspendues et les archives de la ville confisquées, en particuliers le « Livre Rouge » où sont inscrit tous les privilèges de Nice.

- 1438 : Les privilèges communaux sont rétablis en faveur de Nice contre le paiement d’une forte amende de 6 000 florins. Les archives municipales sont restituées.

- 1440 : Le duc de Savoie rend le « Livre Rouge » aux Niçois.

- 1446 : Un ambassadeur du roi René vient présenter une protestation de son souverain au sujet de la dédition de Nice à la Savoie ; le duc de Savoie, fort du soutien des Niçois, refuse de le recevoir.

- 1448 : 28 juillet. Création du premier tribunal de commerce de Nice. ce sera le plus ancien de France.

- 1449 : Le duc de Savoie confirme le pouvoir consulaire à Nice, mais interdit aux syndics de se faire réélire pendant cinq ans après la fin de leur mandat.

- 1481 : Louis d’Anjou lègue ses droits sur la Provence à Louis XI.

- 1483 : Le comté de Provence est réuni à la couronne de France et le Var marque désormais la limite du Royaume. Les Etats d’Aix en 1487 déclarent « la Provence réunie pour jamais à la couronne de France ».

- 1497 : Le duc de Savoie s’oppose à l’action de l’Inquisiteur de la Brigue.

- 1499 : Le roi de France Louis XII s’allie à la Savoie et promet solennellement « de renoncer à toute espèce d’envahissement de Nice ».


 EPOQUE MODERNE

- 1501 : Les Consuls de Nice se rendent à Turin afin de faire confirmer la loi niçoise dite de « la femme dotée ».

- 1516 : François Ier ordonne à ses navires de commerce de payer « le droit de villefranche » aux Niçois.

- 1523 : 10 septembre. François Ier, afin d’obtenir la neutralité de la Savoie, renonce solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice, au titre d’héritière du comté de Provence. Dès lors, la France ne pourra plus légalement se prévaloir de ses droits supposés sur le Pays niçois, lesquels étaient de surcroît contestés par les intéressés.

countat_de_Nissa         1524 : Le marquisat de Dolceaqua est adjoint au Pays de Nice.

         1526 : La région niçoise est officiellement qualifiée dans les actes de chancellerie de « Comté de Nice ».

         1536 : Le trésor français confisque tous les biens des Niçois situés en Provence. En août, le duc de Savoie, accompagné d’un fort parti de Niçois, se rend à Aix ; ces derniers brûlent en place publique tous les titres relatifs aux droits que les anciens comtes de Provence prétendaient avoir sur Nice.

- 1538 : Mai-juin. Congrès de Nice où se retrouvèrent le pape Paul III, François Ier et Charles Quint. Le duc de Savoie demande aux Niçois de loger le pape et de recevoir le souverain ; craignant une main-mise étrangère sur la ville, les Niçois refusent, lui rappelant vertement qu’ils sont maîtres chez eux en vertu des dispositions de l’acte de dédition de 1388 ; le duc s’incline.

- 1539 : Installation d’un Hôtel de Monnaies à Nice.

- 1540 : Nice, qui jouit d’une liberté politique, passe des accords avec Gênes et Marseille.

        15431543 : Les Français avec leurs alliés Turcs assiègent Nice. Après une énergique résistance et malgré le célèbre fait d’armes de Catarina Ségurana, la ville-basse se rend le 22 août. Le château résiste jusqu’à l’arrivée des troupes de Charles-Quint et de Charles III de Savoie. Les assaillants lèvent le siège le 8 septembre.

       1544 : Ayant subi des revers militaires, Charles-Quint abandonne Charles III. La Savoie ainsi que le Piémont occidental sont envahis par François Ier ; le Piémont oriental est sous tutelle espagnole ; il ne reste aux Savoie que Aoste, Asti, Cuneo, Nice, Ivrea et Verceil.

       1557 : 10 août. Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, commandant les troupes de Charles-Quint, écrase les troupes françaises à Saint-Quentin ; les drapeaux pris à l’ennemi sont exposés à Nice.

 1559 : 3 avril. Traité de Cateau-Cambrésis. Le duc de Savoie épouse Marguerite de France, sœur d’Henri II, et récupère ses territoires.

- 1559-1560 : Les habitants de Nice sont exempts de l’impôt dit « du tasso », c’est-à-dire de l’impôt foncier direct. On construit le palais Royal (agrandi en 1650) et on installe le premier collège de Nice. Construction du fort du Mont-Alban et de la citadelle de Villefranche, le château de Nice est puissamment fortifié.

- 1563 : 7 février. Emmanuel-Philibert fixe sa capitale à Turin.

- 1571 : 7 octobre. Trois galères armées par la Savoie, où servent de nombreux Niçois et Sospellois, participent à la victoire navale de Lépante.

- 1574 : On construit à Nice le palais communal. Les travaux durent six ans.

- 1577 : Le duc de Savoie confirme les privilèges des Niçois.

- 1579 : Emmanuel-philibert de Savoie achète le comté de Tende à Henriette du Maine (anciennement apanage des Doria et des Lascaris) et l’intègre au Comté de Nice.

- 1612 : 22 janvier. Création du port franc de Nice pat Charles-Emmanuel Ier. Un document daté de 1612 est très probablement le premier prospectus publicitaire édité à Nice. Ce documents commerciale énumère toutes les marchandises que l’on peut trouver à Nice : « Huile d’olives, viande fraîche et salée, vins rouge et blanc, câpres, oranges, citrons, amandes, eau de fleurs, essence de citron, marjolaine, anchois, fostet, bois de construction, marbre, térébenthine, gomme, résine, safran, colle, cire blanche, savon… » Certains de ces produits étaient rares et très appréciés à l’époque.

- 1613 : 1er janvier. Création du Consulat de la Mer, ancêtre de la Chambre de Commerce.

- 1614 : 8-11 mars. Création du Sénat de Nice par Charles-Emmanuel Ier et confirmation du port France.

- 1621 : 8 janvier. Le comte de Beuil, dernier féodal du Comté, qui tente de livrer le Pays de Nice à la France, est exécuté pour haute trahison et ses biens sont confisqués par le duc de Savoie.

inquisition      1623 : 10 mars. Le Conseil de Nice, sollicité à cet effet, refuse d’instaurer l’Inquisition et déclare à l'évèque que cette mesure est inutile du fait « que dans cette ville tous craignent Dieu ».

        1627 : La distinction entre nobles et marchands est abolie pour les élections communales. Entrée en fonction d’un « Magistrat de la Santé ».

         1629 : 11 mars. Les troupes de Provence franchissent le Var, commandées par le duc de Guise et le maréchale d’Estrées ; le 14 elles attaquent Nice puis refluent ; Richelieu leur ordonne de tenir les positions. La peste, amenée par l’armée, se déclare dans le Comté qui en outre a subi d’importants dégâts.

- 1631 : 16 maisons de commerce étrangères ouvrent des succursales à Nice.

- 1691 : 12 mars. Nice est assiégée par les troupes françaises ; le 5 avril la forteresse tombe aux mains de l’ennemi.

- 1696 : Traité de Turin. La paix est signée entre Louis XIV et Victor-Amédée de Savoie. Nice est libérée en septembre.

- 1705 : Avril. Les troupes françaises mettent de nouveau le siège devant Nice. le château se rend le 5 janvier 1706 et le Comté est occupé ; la ville est contrainte d’engager l’argenterie des églises pour payer une première indemnité de 15 000 livres. Louis XIV ordonne de détruire entièrement les fortifications du château et ajoute à ses titres celui de comte de Nice.

- 1706 : 8 septembre. Les troupes de Louis XIV sont écrasées devant Turin par l’armée Piémontaise commandée par Victor-Amédée II de Savoie et son cousin Eugène de Savoie-Carignan.

- 1713 : La paix est signé à Utrecht. Nice, qui a connu une occupation discontinue, est libérée. L’article III du traité la restitue aux Savoie qui perdent ma viguerie de Barcelonnette et ses dépendances. En compensation, Victor-Amédée II devient roi de Sicile et peut enfin timbrer l’écu ducal d’une véritable couronne royale, celles de Chypre et de Jérusalem, qu’il s’attribuait jusque là, n’étant que symbolique.

- 1720 :Victor-Emmanuel II devient roi de Sardaigne. En compensation, il abandonne le Sicile à l’Espagne. Ouverture d’une Faculté de Médecine à Nice.

- 1720-1724 : De graves désaccords fiscaux interviennent entre les Niçois et l’intendant Royal Zoppi qui tente d’imposer des mesures violant la charte de dédition. Nice se soulève et l’intendant s’enfuit à Turin ; il est destitué.

royaume_piemont_sardaigne           1744 : Guerre de succession d’Autriche. Nice est occupé par les Français et les Espagnols en 1744, 1747 et 1748. le 28 octobre 1748, le traité d’Aix-la-Chapelle met fin aux hostilités.                

           1749: Charles-Emmanuel III ordonne de creuser le port Lympia. Les travaux dureront 7 ans. Le roi accorde sa protection à tout étranger désirant s’installer à Nice, pour y travailler.

        1769 : Charles-Emmanuel supprime toutes les charges de corvée pour les Niçois. Il recommande au gouverneur ainsi qu’aux magistrats de Nice de traiter les négociants « more nobilium » sans bien sûr affaiblir l’autorité.

- 1771 : Pierre-Joseph Chiesolme, imprimeur et libraire, obtient dur roi la permission d’imprimer une gazette sous le titre Courrier de Nice. Ce sera le premier journal niçois.

- 1780-1788 : Ouverture de la route du col de Tende.

- 1783 : 29 août. Les Consuls de Nice, sous la direction du 1er Consul le comte et chevalier Antoine Bartholomé de Orestis de Castelnuovo, promulguent les nouveaux Statuts de la ville de Nice.


   EPOQUE CONTEMPORAINE

    soldatesque_p_aD      1792:  La France entre en guerre contre l’Autriche et le Piémont. Le 22 septembre la Savoie tombe aux mains des Français ; le 29, les troupes révolutionnaires qui ont envahi le Comté occupent Nice évacuée dans la confusion par les forces royales (commandée par le vieux général de Courten), malgré la résistance des milices niçoises commandée par De Orestis et Michaud. La ville est livrée au pillage par les brigands et les forçats libérés.

        Nice_1793 1793: 31 janvier, soit dix jours après l’exécution de Louis XVI, le Comté de Nice est annexé à la France après un semblant de consultation, alors que les forces royales occupent encore une partie du territoire (un tiers seulement des communes a opté pour l’annexion, dans des conditions de légalité on ne peut plus douteuses). Le but avoué est de « libérer » les Niçois, mais le discours du conventionnel Lasource ne laisse aucun doute sur les véritables intentions française « … Plusieurs motifs sollicitent cette réunion : premièrement l’intérêt national : là finissent les  Alpes et vous avez voulu, en réunissant la Savoie, mettre cette barrière entre vous et le despote de Turin ; deuxièmement, l’intérêt commercial : il y a à Villefranche, qui n’est qu’à une demie-lieue de Nice, un port très beau, très commode, qui dans la guerre que nous aurons avec l’Angleterre, nous sera infiniment utile. Avec la Sardaigne, la Corse, Villefranche, Marseille et Toulon, nous serons maîtres de la Méditerranée…C’est donc une clef dont il faut se hâter de s’emparer » L’annexion est un coup de force à peine déguisé. Néanmoins, l’acte officiel français qui sanctionne le fait est d’une importance capitale : « La Convention déclare à l’unanimité qu’elle accepte, au nom du peuple français, le vœux émis par le peuple souverain du ci-devant Comté de Nice, et qu’en conséquence, il fera partie intégrante du territoire de la République ». Ainsi, la Convention Nationale et par voie de conséquences la Ière République française reconnaissent officiellement une double qualité aux Niçois, celle de peuple, et celle de peuple souverainUn autre fait important est à relever : lors du vote truqué pour l’annexion du Comté à la France, Châteauneuf-de-Contes, Cuébris, et Puget-Théniers, votent Non, et demandent que le Comté de Nice soit érigé en république indépendante.

  couleurs_brutes       1793-1794 : Les troupes royales et les régiments niçois se battent courageusement dans le Comté de Nice contre les envahisseurs français ; néanmoins il est entièrement occupé en mai 1794. La résistance à l’occupant s’organise dans les montagnes et les célèbres « Barbets » infligent des pertes aux troupes françaises. Dans le Comté, la population s’ingénie à ignorer ou à détourner les lois françaises par une résistance passive.

       Saute1796 : 15 mai. Victor-Amédée III est contraint de céder le Comté de Nice à la France (qui l’occupe déjà).

           1798 : L’armée française occupe Turin et le 9 décembre Charles Emmanuel IV, malgré l’appui de la population est contraint de signer sa renonciation au Piémont. Le roi et la famille royale embarquent pour la Sardaigne.

         1814 : 19 mai. Le roi Victor-Emmanuel 1er rentre à Turin. Le 21 mai toutes les lois, décrets et règlements édictés par l’autorité française sont abrogés par le roi de Sardaigne. Le 30 mai le traité de Paris restitue Nice à Victor-Emmanuel. L’ordre ancien est rétabli, Nice retrouve son Sénat, son Consulat de la Mer. 3 consuls et 18 conseillers gèrent la ville.

- 1815 : 9 juin. Suite au traité de Vienne, le roi de Sardaigne se voit octroyer la ville et le port de Gênes contre l’agrément des citoyens de l’ancienne République Génoise et de l’Angleterre.

- 1818 : Le comté de Nice est territorialement amputé et perd le marquisat de Dolceaqua et le territoire de Pigna. Il subit de plus un déclassement en devenant simplement « la province de Nice ».

- 1821 : 12 mars. Turin se soulève et Victor-Emmanuel Ier abdique. Nice s’agite mais le gouverneur Saluzzo di Monesiglio parvient à rétablir la situation ; trois Niçois seront condamnés. Le prince de Savoie-Carignan, Régent, promulgue une constitution. les 13 et 14 mars les libéraux forment un gouvernement. Le Niçois Jean-Baptiste de Gubernatis est nommé aux Finances.

- 1825 : Création d’une chambre de l’Agriculture et du Commerce à Nice.

- 1848 : 10 février. Le roi Charles-Albert accorde une constitution à ses Etats, « le Statuo » ; Nice pavoise. Cette charte dite « Code Albertin » instaure un système représentatif censitaire. Le Sénat de Nice entérine les dispositions de la loi sur les communes qui permet l’élection de chaque conseil (divisionnaire et provincial) plus démocratiquement. La liberté de presse est assurée. Mais cette année voit aussi le déclassement administratif du Sénat de Nice, qui devient Cour d’Appel et le Consulat de la mer supprimé ; ces mesures sont la suite logique de la transformation du Comté en province ; le premier pouvait administrer et censurer les lois par l’intermédiaire de son Sénat ; la seconde devait obéir à l’Etat sarde tout puissant. Il convient cependant de noté que la portée juridique de l’article 4 du Code Albertin est capitale pour juger de la validité des actes importants ultérieurs. Il stipule que « les traités qui emporteront des conséquences sur les Finances ou les modifications de territoires de l’Etat n’auront d’effets qu’après l’approbation des chambres. »

Photos_n_ice_dg__045        1851 : 13 et 14 mai. A l’annonce de la suppression prochaine de la franchise dont jouit le port, de violentes émeutes éclatent à Nice ; la rupture avec le royaume de Sardaigne est envisagée. La proclamation suivante, rédigée à la Chambre d’Agriculture et de Commerce, est affichée à l’Hôtel de Ville : «  Le peuple de Nice, sans décliner une fidélité pour une monarchie jusqu’ici fidèle à ses engagements, pourra bien manifester le désir de se séparer d’un gouvernement qui, sans aucune légitimité, sans aucune utilité pour le pays aurait foulé aux pieds ses droits et consommé sa ruine… ». Les meneurs de l’insurrection, Avigdor et Carlone, sont arrêtés ou en fuite. Les Niçois furieux mutilent la statue de Charles-Félix et plus précisément le doigt qu’elle pointe vers le port. (Cette statue amputé de son doigt est toujours au port de Nice). 4 juillet. La loi de réforme douanière est néanmoins votée à Turin. La franchise dont jouissait le port de Nice est supprimée. LRLN_1851La loi entrera en vigueur le 31 décembre 1853. les Niçois se détachent peu à peu de la Maison de Savoie, car Nice a connu en peu de temps de nombreux déclassements administratifs et brimades économiques : le Comté est devenu simple province, le marquisat de Dolceaqua lui a été retiré, le Sénat et le Consulat de la Mer ont été supprimés, l’arsenal a été construit à La Spezia, on a refusé à Nice la ferme des jeux, le monopole de l’importation du sel vers le Piémont a été abolie, le réseau routier est insuffisamment développé…Le contrat passé entre Nice et la Maison de Savoie, lequel avait pour clef de voûte les franchises accordées à la ville, est désormais caduc de fait.

        NapoleonIII_Cavour1858 : 20,21 juillet. Cavour rencontre Napoléon III à Plombières, il s’engage à lui céder la Savoie si la France aide Victor-Emmanuel II à chasser les Autrichiens d’Italie.

       1859 : 24 janvier. Un traité secret est passé entre le roi de Sardaigne et la France, qui prévoit l’annexion de Nice à l’Empire français en échange de l’aide que celui-ci lui portera contre les Autrichiens en Italie. Ce traité est illégal à deux titres : il est en contradiction formelle avec l’article 4 du Code Albertin de 1851 car il n’a pas été ratifié par les chambres de Turin ; d’autre part, le roi de Sardaigne, en vertu de la charte de dédition et des accords suivants, n’a nullement le droit de disposer de Nice à sa guise.

- 1860 : 14 mars. Nouveau traité secret signé entre Napoléon III et Victor-Emmanuel II. La France consent que l’unité italienne se fasse autour de la Sardaigne qui, en compensation, lui remettra  Nice et la Savoie. Ce traité est illégal comme le précédent pour les mêmes raisons. 24 mars : publication officielle de traité de Turin.

garibaldi_1      25 mars : Garibaldi est élu député de Nice. Il tentera de s’opposer à l’annexion à la France.

      27 mars : le roi Victor-Emmanuel II signe un manifeste (publié le 1er avril) par lequel il délie officiellement les Niçois et les habitants du Comté de leur serment de fidélité à sa personne et à sa dynastie. A cette date, la charte de 1388 étant caduque, le Pays de Nice retrouve légalement son indépendance en même temps que sa pleine souveraineté. Cet acte qui abroge tout lien de droit entre la maison de Savoie et Nice, et par voie de conséquence tout lien de droit entre cette dernière et la Sardaigne, établit incontestablement l’indépendance de Nice.

impasse       15 et 16 avril : le plébiscite se déroule dans des conditions frauduleuses à tous les niveaux, depuis sa préparation, son organisation jusqu’à son déroulement : pressions de l’administration et du clergé sur les électeurs, présence de troupes d’occupation, achats de votes par dons ou promesses d’avantages, subornations, listes électorales falsifiées, non inscription sur ces listes de la plus grande partie des électeurs, inscription frauduleuses de Provençaux, absence d’isoloirs et de bulletins « non », impression d’Aigles, emblème de Nice sur les bulletins « oui », absence de vérificateurs impartiaux etc. 29 mai et 11 juin : Les chambres sardes approuvent le traité d’annexion, acte illégal du fait que le Pays de Nice n’était pas juridiquement une province sarde, mais une entité souveraine liée au seul chef de la Maison de Savoie personnellement, jusqu’au 27 mars 1860, date à laquelle ce dernier avait renoncé à ses droits. 15 et 22 juin : les chambres françaises approuvent à leur tour le traité d’annexion, violant par là les droits juridiques établis du Comté de Nice. Le terme d’annexion que l’on retrouve dans certains décrets de Napoléon III indique à lui seul l’illégalité de l’opération. Après l’annexion, la Liberté Niçois est confisquée, les bâtiments de l’ancien Sénat transformés en prison, la langue Niçoise est bannie, la Cour d’Appel est supprimée, l‘Université également ; l’ancien Pays de Nice est fondu dans le département des Alpes-Maritimes et Nice, de 4ème ville d’Etat, devient la 44ème ville française.

- 1870 : 4 septembre. La dynastie impériale est déchue en France.

1871_dictature___Nice        1871 : Les indépendantistes niçois obtiennent la majorité aux élections législatives et municipales. La IIIème République use de moyen dictatoriaux pour que le résultat démocratique des urnes ne se traduise pas dans les faits. L’armée est envoyé pour étouffer la voix des Niçois, la dictature est instauré, les chefs du parti indépendantiste sont invalidés, poursuivit, poussé au suicide ou écartés. Une loi de circonstance est voté pour interdire la création de partis indépendantistes, falsification de l’histoire du Comté de Nice.

  1940 : suspension du traité de Turin.

 28 août 1944 : La ville de Nice (alors occupé pars les armées de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste) se libère seule par la seule force de ses résistants, et en une seule journée, les insurgés chasserons les allemands et les italiens hors de la ville.

 

onu_nice_CopFévrier 1947, traité de paix international : viol des conventions définitives complémentaires au traité de Turin ; non-respect des clauses fixant impérativement les modalités de remise en vigueur dudit traité. 

 

 

2001: Naissance de la Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises.

 

 

ONU_001___Copie 24 mars 2010: Jean de Pingon (fondateur de la Ligue Savoisienne) et Alain Roullier-Laurens (président de la LRLN) interpellent à Genève la communauté internationale concernant l'abrogation du traité de Turin en 1947 qui était le seul lien juridique entre la Savoie et le Pays de Nice d'une part et la France ( Abrogation du traité de Turin ). Les signataires de la Déclaration de Genève ont donc informé à la même date, le Secrétaire général de L’O.N.U. afin lui faire connaître le statut juridique de Nice et de la Savoie, pays colonisés qui sont concernés au premier chef par les articles I et 102 de la Charte des Nations Unies ainsi que par la résolution 55/146 adoptée le 08 /12 /2000 par l’Assemblée générale de l’O.N.U. qui dispose que l’année 2010 sera l’année ultime de la deuxième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme. Nice et la Savoie se trouvant au nombre des derniers pays colonisées devant faire l’objet d’un processus de décolonisation semblable à celui de la Nouvelle Calédonie.

Parti_nicois_2_1Le même jour naissait le Parti Niçois / Partit Nissart !

 Le Parti Niçois / Partit Nissart a présenté des candidats aux élections cantonales de 2011. C'était la première fois depuis le 8 février 1871 que des candidats séparatistes se présentaient devant le Peuple Niçois. Le début de la reconquête de notre souveraineté spoliée par la France...

 

"pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole" Garibaldi

 

A suivre...


PETITION " Non à transformation du Couvent de La Visitation en hôtel 5 étoiles " !

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Jacques Medecin et le séparatisme niçois.

Jacques Médecin timbreBeaucoup d'opportunistes se réclament être les héritiers de Jacques Medecin du fait que les niçois ont toujours gardé une vrai affection pour le dernier maire réellement enraciné dans le Pays de Nice... Dans le livre Et moi je vous dis ma vérité écrit pendant son exil en amérique du sud, Jacques Medecin faisait une analyse politique de Nice en dehors des clichés habituels mis en place par les sbires de la force occupante... Au delà de l'image d'épinal du maire corrompu et clientéliste qui fut donnée par les milieux bien pensants parisiens des années 80/90, ceux-là même qui nous ont gratifiés plus tard d'affaires bien plus graves comme le sang contaminé,  les affaires de la mairie de Paris, l'affaire Karachi... etc...  Jacques Medecin nous livrait une  vision de Nice éclairée et débarrassée du carcan politique français.
Les raisons de l'acharnement judiciaire à son égard sont plus dues à son refus d'entrer dans le moule jacobin que les détournements d'argent public qui semblent aujourd'hui tellement dérisoires au vu de ce qui s'est passé en d'autres endroits de la « sainte république française une et indivisible ». Il a toujours refusé de prostituer Nice contre une place de premier plan à Paris.
Certains qui aiment se faire appeler « bébés Medecin » et gaulistes devraient se faire petits car le terme de « fausse couche de Medecin » leur conviendrait beaucoup mieux...
En parlant du Général De Gaulle, Jacques Médecin disait: « En 1967 j'ai reçu, d'un étranger qui croyait me faire plaisir, une tapisserie à l'effligie du Général; je m'en sers comme descente de lit pour pouvoir lui marcher sur la gueule tous les matins ».

Medecin-Jacques-Et-Moi-Je-Vous-Dis-Ma-Verite-Livre-Et quand l'auteur du livre lui posait la question concernant les « bébés Medecin », la réponse de l'ancien maire de Nice en exil fut cinglante:« Oui, parmi les Bébés Médecin, il y a à coup sûr du meilleur et du pire, et quelquefois chez le même individu. Il aurait peut-être fallu que je reste encore une dizaine d'années pour qu'ils grandissent et ne soient plus guidés par leurs propres intérêts. Ils sont tellement avides de profits personnels, d'avantages ou de réussite que cela transparaît dans leur comportement. La population ne doit pas être dupe »...

On se doute de qui il parlait, et quand à Rudy Salles, la description est toute aussi lapidaire: « Le petit Salles, outre qu'il est ambitieux à l'excés, croit aux pythonisses; n'est-ce pas un peu scabreux »?
Et d'ajouter « Ce tour d'horizon de mes successeurs possibles est, j'en conviens un peu décevant. Je comprends que les gens aient des appétits, c'est dans la logique des choses... mais j'aurais quand même souhaité que ceux qui sont devenus quelque chose grâce à moi prennent un peu mieux ma défense ».
Désormais, avant chaque élection, les drapeaux niçois sont de sortie tout comme le sont  les plaques commémoratives en hommage à Jacques Medecin... pour disparaître immédiatement après les prises de fonction pour rentrer dans le moule jacobin et parisianniste.
En parlant de Nice, Jacques Medecin disait:

« C'est d'abord ma ville, c'est un coin béni des dieux, un site absolument admirable, un climat fabuleux, une histoire très attachante, une langue particulière qui est encore parlée, à l'époque, par la majorité de la population. C'est une sorte de principauté de rêve et je suis un peu le prince de cette principauté. C'est un autre Monaco, si vous voulez. D'ailleurs j'apprécie beaucoup Rainier, qui est un homme de grande qualité et dont on dit évidemment beaucoup de mal, puisque c'est un type bien ».
Bien qu'il se voyait exagérément « un peu le prince de cette principauté », son analyse de ce que pourrait être le Pays de Nice n'en était pas moins pertinente. Jacques Medecin appréciait Monaco mais n'aurait jamais fait l'affront aux Niçois de se pavaner avec l'écharpe de l'ASM !
En voici quelques extraits: « Quand on voit le succés des petits pays par rapports aux grands, on s'apperçoit que la grande erreur a été de vouloir faire des grands pays. La constitution de grands ensembles comme l'ensemble européen s'accompagne d'ailleurs inévitablement de la montée des nationalismes corse, catalan, breton... Pour ma part, je regrette qu'il n'y ait plus de nationalisme niçois (chose réparée aujourd'hui ) parce qu'il y a encore trente ans, ce nationalisme-là existait. Au moment ou j'ai pris la mairie, j'ai eu des mouvements de ce type qui sont venus me demander quelle était mon attitude à leur égard. Comme je parlais niçois, ils ont été, bien sûr, rassurés. Ils étaient non violent mais existaient ».
Et à la question « que voulaient-ils? », sa réponse était tout simplement visionnaire: « L'indépendance du comté de Nice; et ils avaient raison parceque le Comté de Nice s'est donné à Napoléon III (Jacques Medecin ne connaissait pas à l'époque les conditions réelles de "ce don", la LRLN étant née en 2001 ) il ne s'est pas donné à la France. Quand la France a chassé l'Empire, il y a eu une rupture de contrat (parmi tant d'autres) mais on ne nous a pas redonné notre liberté. Enfin ! C'est ainsi... Les nationalismes s'exacerbent parfois simplement parceque l'homme est fait pour conserver son identité. Et dans un grand ensemble, il la perd.On trouve plus facilement ses racines dans une petite communauté.C'est pourquoi je suis venu ici, en pays hyspanique. La population de Punta del Este, c'est trois milles habitants: très vite je suis devenu l'un d'eux. Je m'assilile facilement dans une communauté latine et catholique, j'y trouve le terreau de ma liberté"; et d'ajouter « je crois que le monde futur sera un monde de petites principautés, de petits royaumes, de petites républiques qui auront enfin compris qu'il ne faut pas se battre entre soi mais qu'au contraire, il faut travailler dans le cadre d'un grand ensemble.On verra alors de petits pays comme le Luxembourg, la Suisse, ou le Lichtenstein mais aussi la Bavière, la Saxe et pourquoi pas la Bretagne et la Catalogne jouer un rôle considérable dans un ensemble européen parcequils auront su garder leur identité alors que d'autres l'auront perdue ».
Son rapport avec le drapeau niçois ne souffrait d'ailleurs d'aucune ambiguité...
En 1968: « Un jour, un petit groupuscule de ces étudiants bizarroïdes est venu à mon bureau et m'a demandé de faire flotter sur la façade de la mairie le drapeau rouge. Je leur ai dit:
-Messieurs, un seul drapeau flottera sur la façade de la mairie tant que les évènements se dérouleront, c'est le Drapeau NIçois. Dans l'instant, j'ai fait hisser le Drapeau Niçois et j'ai prévenu mes interlocuteurs en les sortant de mon bureau:
-Si jamais l'un d'entre vous cherche à y toucher, je l'attache aux grilles de la mairie et je le laisse là sans boire ni manger pendant des jours aux yeux de la population que je rameuterai. Et vous verrez qu'il y aura du monde pour venir l'engueuler » !
La défense du Drapeau Niçois passait bien avant le drapeau tricolore...
On peut s'imaginer quelle aurait été la réaction de Jacques Medecin devant les festivités pompeuses organisées à Nice pour le cencinquanteraire de l'annexion du Pays de Nice,  en ayant connaissance des révélations irréfutables faites par la LRLN !
... Bien loin des réactions soumises et franchouillardes de ses « pseudo-Bébés »...

« La fidélité en se définissant dans et par le temps se définit contre lui... être fidèle c'est faire comme si le temps n'existait pas.»
Michel Sauvage (Le cas Don Juan)

Annexion de Nice: « Le choix des couleurs » n'a jamais eu lieu !

NICE 1860En 2010, à l'occasion des festivités pro annexionnistes organisées par les sbires de la France jacobine, deux ouvrages ont été édités. L'un, gentil roman préfacé par Christian Estrosi, qui met en scène deux frères issus du petit peuple niçois qui se déchirent parce que l'un, sage et pragmatique admire Napoléon III et bien évidemment pour l'annexion par la France et l'autre, sous le charme de Garibaldi, aventurier et romantique: contre !

En face, et passé sous silence, un ouvrage historique étayé par des documents irréfutables, archives diplomatiques, témoignages capitaux qui démontrent de façon éclatante les forfaitures ignobles vécues par nos anciens en 1860, suivi de 1871 et 1947...

« Le choix des couleurs » n'a malheureusement jamais eu lieu, c'est uniquement le titre d'un gentil roman à l'eau de rose...

« Le choix des couleurs »  est seulement une fable jacobine...

« LA VERITE SUR L'ANNEXION DE NICE » dévoile en détail, avec une grande précision, les turpitudes qui nous ont mené à devenir français malgré nous.


Il y a un choix pour les Niçois, certes... mais il n'y en a qu'un, c'est celui entre la Fable et la Vérité !

 

« Coura lu Françès pisson contra lou vent de l'istoria, si bagnon la camilha » !

15 et 16 avril 2010: Drapeaux Niçois contre 150 ans de mensonges !

pl_bisciteLes 15 et 16 avril 2010, cela fera 150 ans qu'aura eu lieu le plébiscite truqué qui permit de valider l'annexion du Pays de Nice par la France.
Avril 1860, occupation militaire française de Nice suivie d'un plébiscite frauduleux qui ne peut avoir aucune valeur juridique: non-inscription volontaire sur les listes électorales de la quasi totalité des Niçois en droit de voter ; vote de très nombreux non-Niçois  ; listes électorales dressées exclusivement par des agents français disposant du pouvoir de statuer sommairement sur les réclamations, ville sous administration civile et militaire française ; surveillance des bureaux et dépouillement du scrutin confiés exclusivement à des agents français ; absence de bulletins négatifs,  occupation militaire de la ville et du lieu du scrutin ; plébiscite également invalide car le traité de Turin ne stipulait pas les conditions pratiques de l'annexion et surtout ne déterminait pas les populations concernées par l'annexion, puisque le tracé définitif des frontières sera fixé un an après le vote…  Nous appelons tous les habitants du Pays Niçois à marquer leur désapprobation concernant cette forfaiture démontrée mais pourtant célébrée par les autorités françaises et les associations culturelles officielles para-municipales. Nous drapeau_ni_oisinvitons les Niçoises et les Niçois, de souche comme d'adoption ainsi que toutes celles et ceux, profondément attachés au principe démocratique et au droit des peuples à disposer d'eux mêmes qui se sentiront à coup sûr concernés, de mettre en évidence à leur fenêtre un drapeau Niçois ou par défaut un drapeau de l'Ogcn.
Le plébiscite de 1860 est une insulte au droit des gens ! Ce vote fut qualifié à l'époque par un éditorialiste du journal THE TIMES de « Farce la plus abjecte qui ait été joué dans l'histoire des nations » mais aussi de « Trafic de chair humaine ».
La France qui se proclame « Patrie des droits de l'homme » peut-elle cautionner les plébiscites truqués qui validèrent l'annexion de la Savoie et du Pays de Nice en 1860?

Facebook 15 et 16 avril 2010: Drapeaux Niçois contre 150 ans de mensonges !


22 janvier 2014

Nice municipales 2014: les ressentiments Fillon/Copé à l'UMP imposés aux Niçois !

Les Niçois ont bien compris que le slogan " Mon parti, c'est Nice ", claironné par la dissidence d'une partie de la majorité UMP municipale menée par Mr Olivier Bettati est usurpé ! Le Peuple Nissart n'est pas dupe !

Le radeau Bettati Kandel 2014

20 janvier 2014

Benoît Kandel : il est venu, il a déçu et repart quand ?

L’ex colonel de gendarmerie n’est pas adepte du devoir de mémoire….

kandel estrosi 2014Tumulte médiatique à Nice… Les martiens auraient ils débarqués sur la Promenade ? Madonna va-t-elle organiser un show sur le Cours, lors du Carnaval, pour soutenir un mystérieux candidat aux municipales ? Les impôts locaux vont-ils baisser de moitié ? Non, rien de tout cela…

« L’évènement »…. c’est tout un tintouin autour du sieur Benoît Kandel qui aurait été un tout petit peu égratigné dans les colonnes du monopole de presse ! Offusqué, de ce double crime de lèse-Képi et de lèse-élu, il s’en plaint sur les réseaux sociaux et joue l’innocente victime du système Estrosi… système dont il a été le pivot central pendant cinq ans et demi, soit quasiment durant toute une mandature ! C’est ce que l’on appelle un peu trivialement, cracher dans la soupe…

Benoit Kandel niceCe personnage qui  n’est pas Niçois et n’a pas su ou voulu le devenir, est à Nice depuis seulement une dizaine d’années, comme il aurait pu s’installer à Bordeaux, à Dijon, et plus probablement à Strasbourg, a été extirpé ex nihilo du plus obscur anonymat par M. Estrosi qui lui a placé sous les fesses le prestigieux fauteuil doré de premier adjoint de la cinquième ville de France… A ce titre, il a bénéficié durant tout ce temps de l’appui du monopole de presse qu’il critique aujourd’hui et accuse de partialité à son détriment ; il a bénéficié également de la complaisance appuyée de son bienfaiteur qui malgré sa « Charte d’éthique » n’a pas exigé sa démission quand la Cour d’Appel d’Aix l’a reconnu coupable et condamné pour diffamation envers l’ex maire de Nice qu’il accusait faussement de corruption pour l‘attribution des « terrasses » aux commerçants. Mieux, son bienfaiteur lui a permis d’être élu conseiller général, alors que s’il s’était présenté sans son soutien et l’étiquette UMP il n’aurait pas obtenu deux pour cent de suffrages… Et même avec ce solide soutien, ce scrutin a connu une sévère abstention qui n’est pas la preuve d’une grande affection des électeurs de ce canton pour sa personne.

Premier adjoint et donc cheville ouvrière de « l’Estrosi-Circus » qu’il fustige maintenant, il est co-responsable de la détestable gestion municipale ; à savoir l’échec dans la lutte contre la délinquance (au point que même la voiture du maire a été la cible de malfrats), la politique des paillettes, bulles de savon et effets d’annonces, l’endettement important de la ville, les « observatoires » de ceci ou cela qui n’ont rien observé du tout sinon des réussites fictives permettant des auto-satisfecit, les atteintes incessantes à l’identité niçoise, le mariage contre nature de Nice avec Marseille, l’Aigle Niçois de la Métropole qui a été guillotiné verticalement et est devenu bleu de rage, la saleté des rues de la ville qui ne sont pas nettoyées par la fameuse brigade verte (disparue dans le francophonietriangle des promesses non tenues), mais seulement lorsqu’il pleut, les horribles ferrailles de la honte imposées aux Niçois, la honteuse falsification historique lors de la comédie du 150ème « anniversaire » de l’annexion, les folies coûteuses des ridicules « jeux Olympiques d’hiver » et du flop retentissant des « Jeux de la francophonie » au relent colonial qui a fait la une nationale, la coûteuse exposition d’une rame de métro sur la Promenade, les énormes dépenses de publicité inutiles dans la presse ; et il faudrait en rajouter trois pages… sans oublier le bétonnage massif de la plaine du Var, sujet capital, puisque le principe de précaution a été notoirement violé et que cela hypothèque gravement l’avenir des Niçois.

    M. Benoît Kandel est co-responsable de tout cela puisqu’il ne s’y est pas opposé mais y a prêté la main, soit activement soit par son silence. Et ses gesticulations si elles manquent de la plus élémentaire dignité ont été aggravées par la déclaration de son épouse qui se répandant dans la presse a évoqué les soirs de réveillons où son époux était contraint par le maire à l’accompagner faire la tournée des casernes de sapeurs-pompiers, uniquement pour avoir des photographies dans la presse… Là, on touche vraiment le fond de la bassesse la plus nauséabonde…

M. Kandel semble donc souffrir de graves trous de mémoires et bien pire, de failles de conscience aussi profondes que le gouffre de Padirac… Et cet agneau sans tâches, inconscient ou tartuffe, critique aujourd’hui au vitriol le « système Estrosi »… Un comble !!! Il faut donc lui rendre service, en lui rappelant encore une fois que le second personnage et grand ordonnateur du dit système durant cinq ans et demi, c’était lui ! Il en a tiré les honneurs comme les agréables avantages liés à ses fonctions ; il a été le Deus ex machina de ce système, il l’a dirigé, il en a tiré profit en percevant les très confortables indemnités idoines. Et au moment où il a goûté à l’amertume de ce système autocratique et courtisan finissant, dont il était le second personnage, le champagne de naguère dans sa mémoire oublieuse s’est brusquement transformé en infâme piquette…

    Après ce divorce, noces de Cana inversées, un miracle s’est produit : il a trouvé un vigneron qui a pris l’énorme risque politique de polluer ses chaix électoraux en l’accueillant, et au lieu de faire profil bas, il se répand en propos qui ne manqueront pas de discréditer son nouveau bienfaiteur. Il ose en effet prétendre, lui, le seul qui moralement ne le puisse pas sans se vautrer dans l’indignité, que les Niçois ne veulent plus du système Estrosi ; sans se prononcer sur la question, il est bien évident que les Niçois qui ne veulent plus de ce système ne voudront pas non plus de celui qui l’a représenté durant plus de cinq longues années et qui l’a pas quitté volontairement, mais seulement quand on l’a congédié au moment des affaires de la Semiacs ; ils ne voudront pas d’un homme qui politiquement a été créé de toutes pièces par le système Estrosi et qui l’a servi comme il s’en est servi.

Compte tenu de tout cela, beaucoup de Niçois souhaitent que M. Kandel, ait maintenant la décence de disparaître définitivement de la vie politique niçoise. S‘il ne le fait pas, les électeurs se chargeront de lui rappeler d’une cuisante façon, ses actions passées.

« Un dévot est celui qui, sous un roi athée, serait athée ».
 Jean de La Bruyère

27 décembre 2013

Municipales 2014 à Nice: analyse de Liberà Nissa !

de très décevantes perspectives pour les Niçois…

Estrosi ciotti

Du côté de la majorité « paillettes et bulles de savon », dont les niçois connaissent suffisamment le bilan économique et culturel, sans qu’il soit nécessaire d’épiloguer, le maire bientôt sortant, fait du nouveau avec de l’ancien ; il commence par annoncer pour sa nouvelle équipe une « charte d’éthique » en béton armé ; certes il a bien bunkerisé la mairie, mais… sa charte, n’est que la copie conforme de celle qu’il avait annoncé avant les élections de 2008 ; selon celle-ci, « il se déferait immédiatement d’un conseiller de sa majorité coupable d’une indélicatesse »…. D’une simple indélicatesse… !
Certains naïfs l’avaient cru… mais voilà, ils ignoraient que pour le maire, un délit pénal n’est pas une indélicatesse… Son premier adjoint, M. Kandel, a été condamné pour diffamation le 10 septembre 2010 par la Cour d’Appel d’Aix, et il est demeuré en poste comme si de rien n’était…

kandel

Pour le maire, un ex-colonel de gendarmerie condamné par la justice n’a commis aucune indélicatesse… Cela laisse à penser qu’il méprise totalement la justice et qu’il n’y a indélicatesse que s’il le décide. Nous avons appris dans la presse que M. Kandel aurait aussi augmenté très exagérément le salaire du directeur de la Semiac, (condamné lui aussi, mais pour une affaire de mœurs) ; apparemment le gaspillage des deniers publics n’étant pas une indélicatesse non plus, on l'a laissé faire…
Un autre conseiller de la majorité, M. Daniel Benchimol a fait l‘objet lui, d’une plainte pour prise illégale d’intérêt en mars 2013 ; le procureur de la République de Nice, a jugé bon d’ouvrir une enquête préliminaire le 12 décembre 2014… Mais l’intéressé n’a pas été suspendu par précaution en attendant la décision finale du parquet.
Voilà ce qu’il en est de la « charte d’éthique » de M. Estrosi mise en place en 2008 : une passoire. Cela laisse imaginer quelle sera la pertinence et les effets de sa charte d’éthique version 2014 ! Pour changer, celle-là sera peut-être le boulevard des courants d’air…
Du côté de la gauche socialiste, on avait annoncé une large ouverture à la société civile, laquelle se borne, semble-t-il, à la société civile socialiste, donc aucune avancée constructive ; mais ouverture peut-être dans la liste du dissident socialiste Marc Concas qui n’a plus à subir les volontés de son ex-parti. A voir…

Alors que se dessinait un espoir de changement dans le marigot municipal, avec la candidature dissidente d’un élu de droite qui semblait faire consensus, il s’avère que cette possibilité risque de tourner court et n’être qu’un feu de paille. Car la plupart des politiciens niçois en charge des affaires municipales, sont incapables de se réformer, renouvellent perpétuellement les mêmes combinaisons, les mêmes intrigues de sérail, avant tout destinées à conserver indéfiniment le pouvoir.
Le dissident en question vient de constituer un groupe au conseil municipal, mais l’on trouve dans ce groupe l’ex colonel qui n’a commis aucune indélicatesse, mais est condamné quand même, sans compter que la boite de Pandore de la Semiac n’est peut-être pas encore refermée…. On y trouve aussi l’une des conseillères qui a été élue sur la liste Peyrat et s’est empressée de rejoindre la majorité estrosiste… On trouve encore un conseiller ex estrosiste qui avait eu la bonne idée de ne pas voter une délibération relative à une dépense dispendieuse et inutile, mais… qui depuis avril 2012 n’est plus venu aux conseils, mais a quand même perçu 5 500€ de la mairie et 16 000 € de la métropole, indemnités pour ses seize mois d’absence… Il aurait pu avoir la décence de les reverser aux œuvres de la Ville.
En bref, la liste dissidente dont la presse parle, risque de devenir en bonne partie une liste Estrosi bis, et de regrouper les recalés de tous bord dont le seul point commun est d’avoir été élu et de vouloir le rester. Le bruit court, peut-être certains ont-ils intérêt le faire courir, que cette liste sera ouverte à la société civile. Mais compte tenu de ce qui précède, la pseudo société civile ne serait qu’un faire-valoir et ne servirait qu’au remplissage, les politiciens recalés occupant les places éligibles dans tous les cas. Mais qui voudrait s’investir dans une telle affaire et sacrifier une énergie qu’il pourrait utiliser plus utilement en intégrant une véritable liste de la société civile, plutôt que de faire élire des politiciens carriéristes que l’on voudrait voir disparaître à jamais ?

arnautu FN

Il a aussi la liste de la touriste, qui arrive de Paris pour expliquer aux Niçois ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Son parti, jacobin jusqu’au bout des ongles est contre la charte des langues régionales et contre les particularismes. Que vient-elle faire à Nice puisque l’identité niçoise est un particularisme qu’elle refuse ? Quel vrai Niçois pourrait voter pour quelqu’un qui le nie, qui condamne sa nissartitude ? Aucun. C’est un corps étranger à notre ville, à notre histoire, à nos mœurs, à ce que nous sommes intrinsèquement, elle nie nos ancêtres, elle nie notre terre. Très probablement les vrais Niçois lui rendront la monnaie de sa pièce, en lui niant le droit de s’occuper de leurs affaires.
Dans ces conditions, seule une liste regroupant la société civile et peu de politiciens pourrait incarner un véritable renouveau. Et comme il conviendra qu’elle soit le garant de l’identité niçoise, mise à mal depuis six ans, seule la liste du Parti Niçois, sera crédible, pour qui veut une véritable renaissance économique, culturelle et politique de Nice.
Bien sûr, de nouveaux développements interviendront avant les élections, mais nous avons tracé les lignes de forces qui, en filigrane, demeureront les enjeux de cette élection, car la volonté populaire pèsera dans la balance, et beaucoup de Niçois désirent plus que tout que le carriérisme politique s’efface devant la société civile. Il est grand temps que les mandarins, abonnés et cramponnés au conseil municipal, disparaissent, que l’on ouvre les fenêtres et qu’enfin y entre l’air pur…

« Du coté du peuple est la conscience du devoir, c'est cette résolution qui fait réussir les entreprises les plus difficiles ».
 Garibaldi.

07 décembre 2013

Instrumentalisation politique indigne de la mort de Mandela !

mandela médecinLe monopole de presse instrumentalisé par les fausses couches de Jacques Medecin  tire à boulet rouge sur l'ancien maire de Nice à l'occasion de la mort de Nelson Mandela,  en dénonçant à rebours le jumelage, il y a quarante ans de Nice et la Ville du Cap, sous le titre lapidaire:

« Quand Jacques Médecin, maire de Nice, soutenait les ennemis de Mandela » !    

 Il aurait pu titrer aussi : « Quand M. Sarkozy, président UMP ami de M. Estrosi, recevait en grande pompe à l’Elysée en Kadhafi Sarkozy estrosi2007, le dictateur Khadafi »

Il aurait pu titrer encore : « Quand Madame Alliot-Marie, ministre UMP, déclarait à l’Assemblée Nationale, en pleine révolution tunisienne, le 12 janvier 2011 : « Plutôt que de lancer des anathèmes (contre le dictateur tunisien) je crois que notre devoir de faire une analyse réservée de objective de la situation…. Et de proposer (au dictateur) le savoir-faire français pour les situations sécuritaires » …

 Ces faits, eux, ne datent pas de quarante ans, ils se sont passés hier…. Il y a quatre décennies Nelson Mandela était fiché comme terroriste par beaucoup de pays et de plus Jacques Médecin n’a jamais condamné l’action de Mandela, ni fait l’apologie de l’apartheid mais simplement agi en fonction de l’usage diplomatique français qui veut que l’on considère comme légitime un gouvernement en place. Ceux qui s’en prennent aujourd’hui à Jacques Médecin se sont tus quand Sarkozy et Alliot-Marie ont honoré Kadhafi et proposé de former la police politique tunisienne afin qu’elle n’ai pas l’air de ce qu’elle était…. 

Le monopole de presse aurait aussi pu décliner le nom de tous les pays que la France jacobine a colonisé au nom du droit des peuples et donner la liste des bateaux négriers français qui ont fait le trafic d'esclaves....

Il faut constater que le monopole de presse niçois n’a même pas la reconnaissance du ventre, car en 1975 il a failli disparaître corps et biens suite à une grève dure des linotypistes politisés ; son directeur M. Bavastro a fait appel à Jacques Médecin pour sauver le journal ; Jacques Médecin a fait imprimer le journal par ses réseaux, et les choses sont ensuite rentrées dans l’ordre. Rétrospectivement l’on peut dire que Jacques Médecin a bien eu tort de sauver ce journal qui vomit sur lui aujourd’hui. Mais comme il est de coutume de dire à Nice Fas de ben a Bertran… Les Niçois apprécieront et ce titre dont les ventes baissent sans cesse depuis qu’il est devenu l’instrument de certains politiciens, finira par sombrer définitivement… ce qui ne sera vraiment pas un grande perte pour l’information.

Et pour finir, le monopole de presse à la botte de l'oligarchie qui prostitue Nice en échange de faveurs parisiennes, oublie que la ségrégation raciale fut instaurée à Nice, bien avant le Cap, au nom de la liberté et de l'égalité en l'an onze de la sainte république une et indivisible !


« Le grand juge, ministre de la justice, vient de me faire connaitre,
citoyens, l'intention où est le gouvernement qu'il ne soit reçu aucun mariage
entre des blancs et des négresses, ni entre des nègres et des blanches.
vous voudrez bien vous conformer exactement à cette décision.
je vous prie d'accuser réception de la présente au sous-préfet de l'arrondissement.
je vous salue,
CHATEAUNEUF RANDON »

ségrégation raciale

 

 

02 décembre 2013

Municipales 2014: Sondage Païs Nissart !

Municipales 2014 : Quelle alliance pourrait selon-vous, battre Christian Estrosi ?

Les municipales ne sont maintenant plus loin, les déclarations se multiplient, la dernière en date, d’Olivier Bettati confirmant la rumeur qui circule en ville depuis des mois. Ils sont sept candidats officiellement déclarés jusqu'à présent : Patrick Allemand, Marie-Christine Arnautu, Olivier Bettati, Christian Estrosi, Robert Injey, Jean Icart ou Jacques Peyrat (l’épineuse question de la tête de liste n’a semble-t-il pas été encore réglée entre eux) et Alain Roullier. Mais ce nombre peut encore changer, surtout en cas d’alliance, entre candidats ou avec d’autres personnalités dont les noms reviennent régulièrement. Les pronostics sur les possibles alliances vont bon train en ce moment à ce sujet.

Païs Nissart vous propose le sondage suivant :

Compte tenu des candidats déclarés ou potentiels, de leur programme, des « affinités politiques » ou au contraire de leur volonté de créer l’union la plus large possible. Quelle liste d’alliance pourrait selon-vous battre Christian Estrosi aux municipales de 2014 ?

SONDAGE

Posté par LIBERA NISSA à 18:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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