20 janvier 2014

Benoît Kandel : il est venu, il a déçu et repart quand ?

L’ex colonel de gendarmerie n’est pas adepte du devoir de mémoire….

kandel estrosi 2014Tumulte médiatique à Nice… Les martiens auraient ils débarqués sur la Promenade ? Madonna va-t-elle organiser un show sur le Cours, lors du Carnaval, pour soutenir un mystérieux candidat aux municipales ? Les impôts locaux vont-ils baisser de moitié ? Non, rien de tout cela…

« L’évènement »…. c’est tout un tintouin autour du sieur Benoît Kandel qui aurait été un tout petit peu égratigné dans les colonnes du monopole de presse ! Offusqué, de ce double crime de lèse-Képi et de lèse-élu, il s’en plaint sur les réseaux sociaux et joue l’innocente victime du système Estrosi… système dont il a été le pivot central pendant cinq ans et demi, soit quasiment durant toute une mandature ! C’est ce que l’on appelle un peu trivialement, cracher dans la soupe…

Benoit Kandel niceCe personnage qui  n’est pas Niçois et n’a pas su ou voulu le devenir, est à Nice depuis seulement une dizaine d’années, comme il aurait pu s’installer à Bordeaux, à Dijon, et plus probablement à Strasbourg, a été extirpé ex nihilo du plus obscur anonymat par M. Estrosi qui lui a placé sous les fesses le prestigieux fauteuil doré de premier adjoint de la cinquième ville de France… A ce titre, il a bénéficié durant tout ce temps de l’appui du monopole de presse qu’il critique aujourd’hui et accuse de partialité à son détriment ; il a bénéficié également de la complaisance appuyée de son bienfaiteur qui malgré sa « Charte d’éthique » n’a pas exigé sa démission quand la Cour d’Appel d’Aix l’a reconnu coupable et condamné pour diffamation envers l’ex maire de Nice qu’il accusait faussement de corruption pour l‘attribution des « terrasses » aux commerçants. Mieux, son bienfaiteur lui a permis d’être élu conseiller général, alors que s’il s’était présenté sans son soutien et l’étiquette UMP il n’aurait pas obtenu deux pour cent de suffrages… Et même avec ce solide soutien, ce scrutin a connu une sévère abstention qui n’est pas la preuve d’une grande affection des électeurs de ce canton pour sa personne.

Premier adjoint et donc cheville ouvrière de « l’Estrosi-Circus » qu’il fustige maintenant, il est co-responsable de la détestable gestion municipale ; à savoir l’échec dans la lutte contre la délinquance (au point que même la voiture du maire a été la cible de malfrats), la politique des paillettes, bulles de savon et effets d’annonces, l’endettement important de la ville, les « observatoires » de ceci ou cela qui n’ont rien observé du tout sinon des réussites fictives permettant des auto-satisfecit, les atteintes incessantes à l’identité niçoise, le mariage contre nature de Nice avec Marseille, l’Aigle Niçois de la Métropole qui a été guillotiné verticalement et est devenu bleu de rage, la saleté des rues de la ville qui ne sont pas nettoyées par la fameuse brigade verte (disparue dans le francophonietriangle des promesses non tenues), mais seulement lorsqu’il pleut, les horribles ferrailles de la honte imposées aux Niçois, la honteuse falsification historique lors de la comédie du 150ème « anniversaire » de l’annexion, les folies coûteuses des ridicules « jeux Olympiques d’hiver » et du flop retentissant des « Jeux de la francophonie » au relent colonial qui a fait la une nationale, la coûteuse exposition d’une rame de métro sur la Promenade, les énormes dépenses de publicité inutiles dans la presse ; et il faudrait en rajouter trois pages… sans oublier le bétonnage massif de la plaine du Var, sujet capital, puisque le principe de précaution a été notoirement violé et que cela hypothèque gravement l’avenir des Niçois.

    M. Benoît Kandel est co-responsable de tout cela puisqu’il ne s’y est pas opposé mais y a prêté la main, soit activement soit par son silence. Et ses gesticulations si elles manquent de la plus élémentaire dignité ont été aggravées par la déclaration de son épouse qui se répandant dans la presse a évoqué les soirs de réveillons où son époux était contraint par le maire à l’accompagner faire la tournée des casernes de sapeurs-pompiers, uniquement pour avoir des photographies dans la presse… Là, on touche vraiment le fond de la bassesse la plus nauséabonde…

M. Kandel semble donc souffrir de graves trous de mémoires et bien pire, de failles de conscience aussi profondes que le gouffre de Padirac… Et cet agneau sans tâches, inconscient ou tartuffe, critique aujourd’hui au vitriol le « système Estrosi »… Un comble !!! Il faut donc lui rendre service, en lui rappelant encore une fois que le second personnage et grand ordonnateur du dit système durant cinq ans et demi, c’était lui ! Il en a tiré les honneurs comme les agréables avantages liés à ses fonctions ; il a été le Deus ex machina de ce système, il l’a dirigé, il en a tiré profit en percevant les très confortables indemnités idoines. Et au moment où il a goûté à l’amertume de ce système autocratique et courtisan finissant, dont il était le second personnage, le champagne de naguère dans sa mémoire oublieuse s’est brusquement transformé en infâme piquette…

    Après ce divorce, noces de Cana inversées, un miracle s’est produit : il a trouvé un vigneron qui a pris l’énorme risque politique de polluer ses chaix électoraux en l’accueillant, et au lieu de faire profil bas, il se répand en propos qui ne manqueront pas de discréditer son nouveau bienfaiteur. Il ose en effet prétendre, lui, le seul qui moralement ne le puisse pas sans se vautrer dans l’indignité, que les Niçois ne veulent plus du système Estrosi ; sans se prononcer sur la question, il est bien évident que les Niçois qui ne veulent plus de ce système ne voudront pas non plus de celui qui l’a représenté durant plus de cinq longues années et qui l’a pas quitté volontairement, mais seulement quand on l’a congédié au moment des affaires de la Semiacs ; ils ne voudront pas d’un homme qui politiquement a été créé de toutes pièces par le système Estrosi et qui l’a servi comme il s’en est servi.

Compte tenu de tout cela, beaucoup de Niçois souhaitent que M. Kandel, ait maintenant la décence de disparaître définitivement de la vie politique niçoise. S‘il ne le fait pas, les électeurs se chargeront de lui rappeler d’une cuisante façon, ses actions passées.

« Un dévot est celui qui, sous un roi athée, serait athée ».
 Jean de La Bruyère


17 mars 2011

Enquête sur le bloc identitaire: la Vérité dévoilée !

Catarina_SeguranaUne succursale de cette mouvance européenne très active est présente à Nice où elle tente d’occuper le terrain politique ; ses membres qui utilisent l’identité niçoise pour prospérer, n’hésitent pas à décliner des slogans en niçois et à récupérer nos symboles et l’image de nos héros. Avançant masqués, et profitant des problèmes récurrents qui frappent la société française, ces spécialistes de la manipulation, tentent de promouvoir l’intolérance et la haine de l’autre dans le Pays Niçois. S’ils ont pu faire illusion un temps, ils n’ont pu tromper les niçois de souche car, de l’identité niçoise, ils ne connaissent qu’une caricature et ignorent qu’être Niçois c’est un état d’esprit non un déguisement. Or leur philosophie comme leur état d’esprit sont diamétralement opposés à l’esprit niçois. Il convenait de réaliser une enquête sur cette nébuleuse mal connue, dont la direction secrète se trouverait en Autriche. Afin de compléter nos informations, nous avons consulté entre autres ouvrages, ceux de Fiammetta Venner et Caroline Fourest, deux journalistes spécialistes de l’extrême droite française.

Nissa_Rebela_identitaireLe Bloc identitaire est en effet, une tendance radicale de l’extrême droite française. Ce courant « national-révolutionnaire » prône un nationalisme à outrance et la primauté de la race blanche à tout prix tout en utilisant des symboles révolutionnaires et une iconographie d’extrême gauche. Elle est connue pour récupérer et manipuler tous les symboles forts. Les premiers membres ont fait leurs armes au tristement célèbre GUD et à Nouvelle VARDON_FNRésistance dont l’organe Lutte du peuple utilisait les symboles maoïstes et ceux de la gauche prolétarienne. Cultivant la détestation du cosmopolitisme, du mondialisme et du système, jusqu’à la paranoïa, La lutte du Peuple reprit la thèse du complot juif prônée par l’ouvrage Les protocoles des sages de Sion et prit fait et cause pour la cause palestinienne. En 2000 le GUD fusionna avec Unité radicale. Lors d’un congrès en septembre les journalistes du Monde relevèrent des phrases qui en disent long : « Un bon juif est un Juif mort » et « Nos alliés objectifs sont les Palestiniens, qui nous aident à déloger les israéliens ; on fait un bout de chemin avec l’allié objectif et après on lui met une balle dans la tête ». Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, militant d’Unité radicale, (ancien du Parti nationaliste français et Européen (PNFE) et du Gud, qui fut aussi candidat du MNR), tenta de tirer sur Jacques Chirac. Unité Radicale fut dissoute et réapparut sous le sigle Les jeunesses identitaires ; le mouvement annonce immédiatement sa couleur : « Les jeunesses identitaires proposent à tous les jeunes Européens, une organisation de combat moderne, adaptée aux défis que le XXIe siècle impose à ceux de notre sang ». L’on sait de quel « combat » il s’agit.

 

En avril 2003 des anciens du Front National créent le Bloc identitaire également nommé Mouvement social Européen lequel remplaçait Unité radicale. Il s’implanta dans seize régions et organisa 80 délégations locales. Les chefs, Fabrice Robert et Guillaume Luyt, anciens d’Unité Radicale qui sont passés par le Front national et le MNR deviennent président et vice-président. G. Luyt qui fut directeur du Front national de la jeunesse et F. Robert conseiller municipal du Front national à la Courneuve volaient maintenant de leurs propres ailes. Fabrice Robert est connu à Nice, où il y a été condamné en 1992 avec un complice, pour avoir distribué des tracs négationnistes niant les chambres à gaz, devant les Lycées Masséna et Bloc_identitaireCalmette, et collé des affiches et tracé des graffitis du même acabit. Cette condamnation fut pour l’essentiel confirmée à Aix l’année suivante. Le Nice-Matin de l’époque indiquait « Au domicile des jeunes gens, la police avait saisi des portraits d’Hitler, de Mussolini, des croix gammées, des insignes de divisons SS ». Fabrice Robert anima plus tard un groupe de « rock identitaire » dénonçant « le sioniste international » et sera alors poursuivi en 1998 pour « complicité de provocations non suivies d’effet et atteinte volontaires à la vie et à l’intégrité de la personne ». Il déclara à Minute : « le but ultime est bien évidemment la prise du pouvoir », « nous prenons l’enracinement local car nous avons pris conscience de la nécessité de rompre avec des pratiques qui mènent à une impasse […] le pouvoir ne se prend pas uniquement par les urnes », « Nous avons participé à de nombreuses élections à Nice, à Paris ou en Alsace… ».

 

soupe_au_porcLe Bloc identitaire qui s’est fait connaître par de multiples provocations, comme la distribution de soupe au cochon, prétend maintenant présenter un candidat à la présidence de la République, à savoir un certain Arnaud Gouillon. Disposant entre autre d’une soi-disant « agence d’information » Novopress, il se décline en une multitude de sous structure en province : Alsace d’abord, Anjou identitaire, Bloc identitaire Aquitaine, Jeune Bretagne, Jeune Alsace, Bloc identitaire Lyon, Bloc identitaire Paris IDF etc. À l’étranger nous pouvons citer : Asamblea Identitaria en Espagne, JI Genevois en Suisse, Causa identitaria au Portugal etc.. Partout des associations de soutien portant des noms de circonstance trompeurs complètent cette nébuleuse tentaculaire. exhibant comme symbole en France le sanglier gaulois, le Bloc identitaire se coule partout dans le paysage local pour manipuler les partisans des identités locales ; il fait le grand écart à Nice en cachant le sanglier gaulois sous le sigle niçois de Nissa rebela et instrumentalise sans vergogne Catherine Segurane comme J.M. Le Pen instrumentalisa Jeanne d’Arc en France. L’un de ses responsables à Nice, M. Loeuillet a organisé dans son commerce, la Libraire du Paillon la signature de l’ouvrage d’un ancien waffen SS français de la division Charlemagne. Et un second M. Vardon, qui adhéra également à l’UMP avant d’en être exclu, a été condamné pour reconstitution de ligue dissoute et d’autres faits. Les deux sont candidats aux cantonales à Nice sous le sigle Nissa rebela et les Niçois doivent savoir à qui ils ont affaire. Le mouvement présente aussi des candidats outre Var, notamment à Grasse, où le caméléon identitaire reprend son véritable nom : ses candidats ont adopté l’étiquette Bloc identitaire et la devise Grasseghetto ça suffit… Ce mouvement n’a dont strictement rien de Niçois et sa philosophie se situe à l’opposé de l’identité et de la culture niçoise. Dans une ville qui souffrit horriblement de l’occupation allemande, où l’on fusilla des jeunes du Lycée Masséna, où l’on déporta et assassina Résistants et Juifs, où l’on affama la population, où l’on détruisit le port, ou l’on laissa 50 000 mines, où demeure le souvenir de Max Barel qui fut atrocement torturé avant d’être ébouillanté, pas un seul Niçois ne doit confondre l’identité niçoise et l’extrême droite pure et dure.

 

Chacun peut se risquer à défendre même l’indéfendable à ses risques et périls, mais quand on avance masqué, c’est que l’on a quelque chose à cacher et la tromperie disqualifie d’emblée ceux qui usent de cette pratique. Les Niçois sont trop attachés à leurs racines et à leur identité pour les laisser souiller par une idéologie nauséabonde et indigne qui n’a pas sa place dans le Pays de Nice. Quant à Catherine Ségurane elle rend toujours la monnaie de la pièce et il est plus agréable de le dire en niçois: Catarina Segurana rende toujou pan per crissenssa.

Source: Les Nouvelles Niçoises