Jacques Medecin et le séparatisme niçois.

Jacques Médecin timbreBeaucoup d'opportunistes se réclament être les héritiers de Jacques Medecin du fait que les niçois ont toujours gardé une vrai affection pour le dernier maire réellement enraciné dans le Pays de Nice... Dans le livre Et moi je vous dis ma vérité écrit pendant son exil en amérique du sud, Jacques Medecin faisait une analyse politique de Nice en dehors des clichés habituels mis en place par les sbires de la force occupante... Au delà de l'image d'épinal du maire corrompu et clientéliste qui fut donnée par les milieux bien pensants parisiens des années 80/90, ceux-là même qui nous ont gratifiés plus tard d'affaires bien plus graves comme le sang contaminé,  les affaires de la mairie de Paris, l'affaire Karachi... etc...  Jacques Medecin nous livrait une  vision de Nice éclairée et débarrassée du carcan politique français.
Les raisons de l'acharnement judiciaire à son égard sont plus dues à son refus d'entrer dans le moule jacobin que les détournements d'argent public qui semblent aujourd'hui tellement dérisoires au vu de ce qui s'est passé en d'autres endroits de la « sainte république française une et indivisible ». Il a toujours refusé de prostituer Nice contre une place de premier plan à Paris.
Certains qui aiment se faire appeler « bébés Medecin » et gaulistes devraient se faire petits car le terme de « fausse couche de Medecin » leur conviendrait beaucoup mieux...
En parlant du Général De Gaulle, Jacques Médecin disait: « En 1967 j'ai reçu, d'un étranger qui croyait me faire plaisir, une tapisserie à l'effligie du Général; je m'en sers comme descente de lit pour pouvoir lui marcher sur la gueule tous les matins ».

Medecin-Jacques-Et-Moi-Je-Vous-Dis-Ma-Verite-Livre-Et quand l'auteur du livre lui posait la question concernant les « bébés Medecin », la réponse de l'ancien maire de Nice en exil fut cinglante:« Oui, parmi les Bébés Médecin, il y a à coup sûr du meilleur et du pire, et quelquefois chez le même individu. Il aurait peut-être fallu que je reste encore une dizaine d'années pour qu'ils grandissent et ne soient plus guidés par leurs propres intérêts. Ils sont tellement avides de profits personnels, d'avantages ou de réussite que cela transparaît dans leur comportement. La population ne doit pas être dupe »...

On se doute de qui il parlait, et quand à Rudy Salles, la description est toute aussi lapidaire: « Le petit Salles, outre qu'il est ambitieux à l'excés, croit aux pythonisses; n'est-ce pas un peu scabreux »?
Et d'ajouter « Ce tour d'horizon de mes successeurs possibles est, j'en conviens un peu décevant. Je comprends que les gens aient des appétits, c'est dans la logique des choses... mais j'aurais quand même souhaité que ceux qui sont devenus quelque chose grâce à moi prennent un peu mieux ma défense ».
Désormais, avant chaque élection, les drapeaux niçois sont de sortie tout comme le sont  les plaques commémoratives en hommage à Jacques Medecin... pour disparaître immédiatement après les prises de fonction pour rentrer dans le moule jacobin et parisianniste.
En parlant de Nice, Jacques Medecin disait:

« C'est d'abord ma ville, c'est un coin béni des dieux, un site absolument admirable, un climat fabuleux, une histoire très attachante, une langue particulière qui est encore parlée, à l'époque, par la majorité de la population. C'est une sorte de principauté de rêve et je suis un peu le prince de cette principauté. C'est un autre Monaco, si vous voulez. D'ailleurs j'apprécie beaucoup Rainier, qui est un homme de grande qualité et dont on dit évidemment beaucoup de mal, puisque c'est un type bien ».
Bien qu'il se voyait exagérément « un peu le prince de cette principauté », son analyse de ce que pourrait être le Pays de Nice n'en était pas moins pertinente. Jacques Medecin appréciait Monaco mais n'aurait jamais fait l'affront aux Niçois de se pavaner avec l'écharpe de l'ASM !
En voici quelques extraits: « Quand on voit le succés des petits pays par rapports aux grands, on s'apperçoit que la grande erreur a été de vouloir faire des grands pays. La constitution de grands ensembles comme l'ensemble européen s'accompagne d'ailleurs inévitablement de la montée des nationalismes corse, catalan, breton... Pour ma part, je regrette qu'il n'y ait plus de nationalisme niçois (chose réparée aujourd'hui ) parce qu'il y a encore trente ans, ce nationalisme-là existait. Au moment ou j'ai pris la mairie, j'ai eu des mouvements de ce type qui sont venus me demander quelle était mon attitude à leur égard. Comme je parlais niçois, ils ont été, bien sûr, rassurés. Ils étaient non violent mais existaient ».
Et à la question « que voulaient-ils? », sa réponse était tout simplement visionnaire: « L'indépendance du comté de Nice; et ils avaient raison parceque le Comté de Nice s'est donné à Napoléon III (Jacques Medecin ne connaissait pas à l'époque les conditions réelles de "ce don", la LRLN étant née en 2001 ) il ne s'est pas donné à la France. Quand la France a chassé l'Empire, il y a eu une rupture de contrat (parmi tant d'autres) mais on ne nous a pas redonné notre liberté. Enfin ! C'est ainsi... Les nationalismes s'exacerbent parfois simplement parceque l'homme est fait pour conserver son identité. Et dans un grand ensemble, il la perd.On trouve plus facilement ses racines dans une petite communauté.C'est pourquoi je suis venu ici, en pays hyspanique. La population de Punta del Este, c'est trois milles habitants: très vite je suis devenu l'un d'eux. Je m'assilile facilement dans une communauté latine et catholique, j'y trouve le terreau de ma liberté"; et d'ajouter « je crois que le monde futur sera un monde de petites principautés, de petits royaumes, de petites républiques qui auront enfin compris qu'il ne faut pas se battre entre soi mais qu'au contraire, il faut travailler dans le cadre d'un grand ensemble.On verra alors de petits pays comme le Luxembourg, la Suisse, ou le Lichtenstein mais aussi la Bavière, la Saxe et pourquoi pas la Bretagne et la Catalogne jouer un rôle considérable dans un ensemble européen parcequils auront su garder leur identité alors que d'autres l'auront perdue ».
Son rapport avec le drapeau niçois ne souffrait d'ailleurs d'aucune ambiguité...
En 1968: « Un jour, un petit groupuscule de ces étudiants bizarroïdes est venu à mon bureau et m'a demandé de faire flotter sur la façade de la mairie le drapeau rouge. Je leur ai dit:
-Messieurs, un seul drapeau flottera sur la façade de la mairie tant que les évènements se dérouleront, c'est le Drapeau NIçois. Dans l'instant, j'ai fait hisser le Drapeau Niçois et j'ai prévenu mes interlocuteurs en les sortant de mon bureau:
-Si jamais l'un d'entre vous cherche à y toucher, je l'attache aux grilles de la mairie et je le laisse là sans boire ni manger pendant des jours aux yeux de la population que je rameuterai. Et vous verrez qu'il y aura du monde pour venir l'engueuler » !
La défense du Drapeau Niçois passait bien avant le drapeau tricolore...
On peut s'imaginer quelle aurait été la réaction de Jacques Medecin devant les festivités pompeuses organisées à Nice pour le cencinquanteraire de l'annexion du Pays de Nice,  en ayant connaissance des révélations irréfutables faites par la LRLN !
... Bien loin des réactions soumises et franchouillardes de ses « pseudo-Bébés »...

« La fidélité en se définissant dans et par le temps se définit contre lui... être fidèle c'est faire comme si le temps n'existait pas.»
Michel Sauvage (Le cas Don Juan)


07 décembre 2013

Instrumentalisation politique indigne de la mort de Mandela !

mandela médecinLe monopole de presse instrumentalisé par les fausses couches de Jacques Medecin  tire à boulet rouge sur l'ancien maire de Nice à l'occasion de la mort de Nelson Mandela,  en dénonçant à rebours le jumelage, il y a quarante ans de Nice et la Ville du Cap, sous le titre lapidaire:

« Quand Jacques Médecin, maire de Nice, soutenait les ennemis de Mandela » !    

 Il aurait pu titrer aussi : « Quand M. Sarkozy, président UMP ami de M. Estrosi, recevait en grande pompe à l’Elysée en Kadhafi Sarkozy estrosi2007, le dictateur Khadafi »

Il aurait pu titrer encore : « Quand Madame Alliot-Marie, ministre UMP, déclarait à l’Assemblée Nationale, en pleine révolution tunisienne, le 12 janvier 2011 : « Plutôt que de lancer des anathèmes (contre le dictateur tunisien) je crois que notre devoir de faire une analyse réservée de objective de la situation…. Et de proposer (au dictateur) le savoir-faire français pour les situations sécuritaires » …

 Ces faits, eux, ne datent pas de quarante ans, ils se sont passés hier…. Il y a quatre décennies Nelson Mandela était fiché comme terroriste par beaucoup de pays et de plus Jacques Médecin n’a jamais condamné l’action de Mandela, ni fait l’apologie de l’apartheid mais simplement agi en fonction de l’usage diplomatique français qui veut que l’on considère comme légitime un gouvernement en place. Ceux qui s’en prennent aujourd’hui à Jacques Médecin se sont tus quand Sarkozy et Alliot-Marie ont honoré Kadhafi et proposé de former la police politique tunisienne afin qu’elle n’ai pas l’air de ce qu’elle était…. 

Le monopole de presse aurait aussi pu décliner le nom de tous les pays que la France jacobine a colonisé au nom du droit des peuples et donner la liste des bateaux négriers français qui ont fait le trafic d'esclaves....

Il faut constater que le monopole de presse niçois n’a même pas la reconnaissance du ventre, car en 1975 il a failli disparaître corps et biens suite à une grève dure des linotypistes politisés ; son directeur M. Bavastro a fait appel à Jacques Médecin pour sauver le journal ; Jacques Médecin a fait imprimer le journal par ses réseaux, et les choses sont ensuite rentrées dans l’ordre. Rétrospectivement l’on peut dire que Jacques Médecin a bien eu tort de sauver ce journal qui vomit sur lui aujourd’hui. Mais comme il est de coutume de dire à Nice Fas de ben a Bertran… Les Niçois apprécieront et ce titre dont les ventes baissent sans cesse depuis qu’il est devenu l’instrument de certains politiciens, finira par sombrer définitivement… ce qui ne sera vraiment pas un grande perte pour l’information.

Et pour finir, le monopole de presse à la botte de l'oligarchie qui prostitue Nice en échange de faveurs parisiennes, oublie que la ségrégation raciale fut instaurée à Nice, bien avant le Cap, au nom de la liberté et de l'égalité en l'an onze de la sainte république une et indivisible !


« Le grand juge, ministre de la justice, vient de me faire connaitre,
citoyens, l'intention où est le gouvernement qu'il ne soit reçu aucun mariage
entre des blancs et des négresses, ni entre des nègres et des blanches.
vous voudrez bien vous conformer exactement à cette décision.
je vous prie d'accuser réception de la présente au sous-préfet de l'arrondissement.
je vous salue,
CHATEAUNEUF RANDON »

ségrégation raciale