L'Occitanie à Nice: manipulation culturelle au service de la France jacobine !

occitanie païs nissartLa « récupération » de Nice par la Provence, voulue par la France pour d’évidentes raisons politiques, a pris diverses formes ; la plus perverse fut le prétexte culturel. Sous couvert d’harmonisation on tenta en effet d’inféoder la culture et la langue niçoise au Félibrige provençal, l’unité par la langue étant la pierre angulaire du système idéologique jacobin.
Dans les faits, il n’y a aucun lien géographique, historique, culturel ou gastronomique entre un habitant du pays de Nice et un habitant de Pau ou de Bordeaux, pas plus qu’il y en a entre un peuple anglophone africain et un habitant du Yorkshire !


Pour rappel :

Dans le but d’assimiler tous les particularismes du Sud, une association fut créée le 21 mai 1854 par sept poètes provençaux, au « Castelet » de Font-Ségugne à Gadagne, près d’Avignon. Les autorités françaises ne furent pas étrangères à la mise en place du « Félibrige », mouvement culturel censé fédérer les pays du Sud autour de la Provence et donc de la France. S’étant étendu dans plusieurs provinces, le mouvement tenta son implantation à Nice en 1880.

 

mistralLe 5 mars 1882 la « Maintenance de Provence » tint son assemblée générale à Nice, fraichement annexée ; en présence de Frédéric Mistral Capouliè du félibrige, de Marius Bourrely, Syndic de la Maintenance et de centaines de « Félibres » provençaux, fut officiellement inaugurée l’Escola Bellanda. Mistral prononça un discours qui avait tout pour heurter les Niçois : « Qui m’aurait dit alors que, peut-être trente ans après en revenant à Nice, je la trouverai française et de plus en plus provençale, avec sa vaillante « Ecole de Bellande » qui arbore dans l’azur de votre golfe merveilleux, le gai drapeau du Félibrige… Que toujours, belle Nice tu t’épanouisses au soleil, pour l’honneur de la Provence, pour la gloire de la France… ».


Les admirateurs de Frédéric Mistral à Nice, grands diffuseurs officiels de la culture, ne peuvent ignorer la vision de leur mentor concernant le Pays de Nice.
La revendication culturelle occitane fit son chemin pendant une centaine d’années à laquelle sur quelques points, celle du Pays Niçois était lié il faut le reconnaître… Mais au début des années soixante, la culture occitane fut récupérée pour prendre un chemin beaucoup plus politisé, à l’extrême gauche de l’échiquier politique, qui lui est bien français.

carte de l'europe OccitanieFrançois Fontan né en 1929 dans une famille monarchiste d’origine gasconne, est la référence des occitanistes à Nice aujourd’hui.
Après s’être engagé en politique pour la première fois dans le Mouvement Socialiste Monarchiste, il abandonna vite le monarchisme pour adhérer aux idées anarchistes.
Il les quittera ensuite pour soutenir les trotskistes du groupe Socialisme ou Barbarie.
Il déménagea à Nice où il avait de la famille et fréquenta un temps le Parti communiste français (PCF).

 

pnoAu printemps 1959 il fonda le Parti nationaliste occitan à Nice.
Son ouvrage le plus connu et emblématique est Ethnisme en 1961.
Dans certains passages de son ouvrage, Fontan nous démontre, malgré lui, l’absurdité des théories linguistiques ayant pour but de créer des peuples, voir des nations !
Il remodèle le monde selon des langues supposées parlées… La Suisse disparaît et le IIIème Reich ressuscite grâce à l’unification des langues germaniques.
La Serbocroatie ou Yougoslavie (dont la langue unitaire créée était le serbocroate), chère à Tito, existe en tant que Peuple ( l’histoire a prouvé le contraire ), la Corse est coupée en deux… Pour la carte nord-africaine, il faut noter que Fontan s’est permis de décider, selon ses propres critères, de dessiner des frontières à la place des peuples autochtones.

le monde occitanDe plus, le Gourou des occitanistes créa un tableau des nations du monde, étayé toujours par une supposée unité par la langue.
Il y aurait les Catalans ( la version de Fontan bien évidemment, pas la vraie) qui regrouperaient les costa-ricains, les andorrans et les valenciens…
Les Corses du sud deviendraient Sardes renommés « oltramontani », les corses du nord renommés «  cismontani » deviendraient italiens en compagnie des siciliens, piémontais, istriens et des… italo-brésilien ! Mandolino-Samba !
Concernant le fameux peuple occitan, il est composé des provençaux, des auvergnats et des gascons… Point de Peuple Niçois, intégré dans la Provence selon le dogme Mistralien, bien évidemment… la Provence a constitué une entité politique jusqu’en 1486 et elle conserve depuis une forte individualité ; mais il est hors de question d’y incorporer la région niçoise, au motif d’une communauté de langue… le Pays de Nice a une culture, une histoire, un particularisme, une Identité spécifique ! La nature originale du Pays de Nice, sa faune, sa flore, le caractère de ses habitants sont bien particuliers et ne s’apparentent pas du tout à la Provence.

occitanieParmi les délires du fondateur de l'occitanisme politique, se trouve aussi son « programme internationaliste » où les règles ne sont plus dictées par le droit… mais par les langues:

 « une langue qui disparaît signifie la disparation de la nation qui va avec (!!!) si une nation n’a plus de territoire, son ancien pays lui sera rendu totalement ou partiellement selon « l’importance numérique des ethnies présentes » (donc si on redonne à une « ethnie » son pays proportionnellement au nombre de personnes parlant la langue d'Oc…. l’Occitanie tiendra probablement dans un quartier de Toulouse…

Une langue beaucoup parlée permettrait alors de créer une nation...

Imaginons un seul instant cette logique appliquée à ceux, venus d'afrique du nord, qui parlent leur langue d'origine ?

sans parler des divers trucs surréalistes comme la dissolution de toutes les armées et la destructions de toutes les armes…

 

Les Niçois savent qui ils sont...

inutile de venir leur expliquer d'outre-Var !

 

« Mes concitoyens ont toujours été en guerre avec les Français et les Provençaux ; aucun fait dans l’histoire niçoise ne montre qu’ils aient été d’accord avec la France et la Provence avec qui ils ont toujours été en guerre »

12 Avril 1860, déclaration de Garibaldi au Parlement de Turin


27 février 2010

Carnaval indépendant, folklore et caricatures: Et les droits du peuple Niçois dans tout ça?

drapeau_ni_ois_flotteNous entendons ici et là des soi-disant grands défenseurs de la culture Niçoise, souvent chaperonnés par des universitaires français qui ont confisqué la culture Niçoise afin de mieux la transformer en folklore à deux sous, (tout comme le font les associations para-municipales composées d'amuseurs publics pro-Occitanie, c'est-à-dire provençaux) nous reprocher de ne pas exposer nos revendications dans la langue Niçoise !
Parbleu, ils préféreraient que que nos révélations sur l'histoire de Nice soient inaudibles pour le plus grand nombre... D'ailleurs des piliers du jacobinisme parisien comme l'Académia nissarda, qui n'a plus de Niçois que le nom, et le Sourgentin, dans les mains d'universitaires, héritiers des "hussards noirs de la République", publient leurs revues "Niçoises'" en français et un responsable de cette dernière revue s'en était naguère expliqué, après une remarque d'un lecteur inconditionnel du Niçois, dans une courte bafouille, il lui avait répondu en Niçois:
"Essayez donc de publier une revue en niçois, vous verrez combien vous en vendrez...". Ce qui est vrai pour eux est vrai pour nous : il est impossible d'informer les Niçois dans une langue qu'ils ne comprennent plus, sans compter que le Nissart écrit, n'est souvent très peu compréhensible pour ceux qui le parlent.

Bien évidemment nous souhaitons plus que personne que tous les Niçois parlent leur langue. Mais cela ne peut résulter que d'un choix politique de la municipalité : On l'a supprimé par l'école, on ne peut le réhabiliter que de la même manière, par l'enseignement dans les écoles primaires. Qui peut le faire? Pas nous, mais le pouvoir politique qui dispose des fonds, et des structures. Notre choix délibéré de choisir la langue française pour informer les Niçois sur leurs droits, qu'ils soient de souche comme d'adoption, a été fait car malheureusement aujourd'hui tous ne parlent pas le Niçois couramment et en particulier les Niçois de souche.

Pour les habitants de Nice, cela commença par le bannissement de la langue Niçoise immédiatement après l'annexion de 1860, en même temps que la falsification de l'histoire du pays de Nice qui s'accentua encore après l'invalidation de la liste séparatiste menée par Garibaldi en 1871, laquelle avait obtenu plus de 90 % des suffrages.
SAVONLes vrais Niçois savent trop bien pourquoi leurs anciens ne leur ont pas transmis la langue de leurs ancêtres. A trop avoir mangé du savon de Marseille ou pris des coups de règle sur les doigts par les enseignants de l'école publique française (aussi appelés hussards de la république, il faut le répéter), ils choisirent peut-être à tort, de ne plus enseigner leur langue à leurs enfants afin de les préserver des sévices qu'ils subirent durant leur jeunesse et de ne pas les marginaliser. Ce fut moins le cas pour nos compatriotes vivant dans les terres, car protégés par la ruralité ils purent sauvegarder et transmettre leur langue et leur culture au fil des générations.

Les pseudo-défenseurs de la culture Niçoise s'obstinent dans le refus de débattre sur le sujet des droits des Niçois à disposer d'eux-mêmes ainsi que sur la forfaiture démontrée qu'est l'annexion du pays de Nice. Ils préfèrent nous qualifier "d'illuminés" voir "d'extrémistes"... On nous a même rapporté le qualificatif "d'hystériques séparatistes"!


2506_83310843480_83017948480_1699788_4680404_nJousé Garibaldi doit se retourner dans sa tombe tout comme Jeanne Verani, Catarina Ribauda, Henri Sappia, Menica Rondelly, Benoit Bunico, Benjamin Camous, Charles Laurenti-Roubaudi, Gonzague Arson et beaucoup d'autres!
Certes, certains membres d'associations culturelles se hasardent à dénoncer l'annexion scélérate sans toutefois se risquer à citer les sources qui étayent leur argumentation et se contentent d'affirmer qu'aujourd'hui le plébiscite truqué de 1860 est "un secret de Polichinelle". Ils déclarent du bout des lèvres qu'ils ne participeront pas aux festivités des "150 ans", mais n'affirment pas avoir l'intention réelle de manifester leur désapprobation d'une manière ferme, se soumettant de façon évidente aux falsificateurs en admettant finalement: " Nous sommes Français...soit" !
A quelques semaines des festivités organisées par la force annexante, le silence des associations culturelles Niçoises devient véritablement assourdissant !


annessioun Contrairement à ce que voudrait faire croire Cristou Daurore de son vrai nom Christophe Duchêne et représentant de l'Occitanie à Nice (ceux qui écrivent Niça et dont les prédécesseurs ont toujours nui à Nice, ceux qui ont installé la guillotine à Nice en 1793); l'identité Niçoise ne se résume pas à un bras de fer avec les décideurs concernant le Carnaval indépendant de Nice. Les têtes de carnaval représentant Garibaldi et Lalin sont certes très sympathiques à première vue, mais servent finalement à incorporer le combat de ces défenseurs de la liberté du Peuple Niçois dans un folklore lénifiant approuvé bien évidemment par la France jacobine, car il dénature le combat de ces héros et la gravité des faits, en les plaçant dans un contexte de rire et d'amusement : Lalin a été assassiné, on a cloué sa dépouille sur la porte de sa mère, avant de la transporter à Nice et de la traîner à la voirie pour terroriser la population, comme les Allemands plus tard ont pendu Torrin et Grassi pour les mêmes raisons. Lalin mérite mieux qu'une tête de carnaval. Il mérite le respect et admiration. Promener deux jours un Garibaldi et un Lalin en carton pâte, et après quoi ? Rien... Leur rendre véritablement hommage c'est suivre leur glorieux exemple, c'est poursuivre leur combat pour la liberté de Nice et non les caricaturer. Les associations para-municipales ne font que transformer l'or de l'histoire Niçoise en plomb, et dénaturent les actions héroïques de nos ancêtres.
La réprobation de cette stratégie par un nombre grandissant de membres de ces associations ne laisse d'ailleurs aucun doute sur l'exaspération grandissante de ceux qui défendent sincèrement l'identité Niçoise. Au cours de cette année capitale dans la longue histoire du Peuple Niçois, les masques vont définitivement tomber!