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LA VRAIE HISTOIRE DU PAYS DE NICE (CHRONOLOGIE)

Voici un condensé de 25 siècles de la véritable histoire du Pays de Nice:

   PREHISTOIRE/ANTIQUITE

Campement         400 000 ans avant J-C : Première trace d’habitation à Nice par des Homo-Erectus sur le site de Terra-Amata (aujourd’hui le site est un musée sur la Préhistoire en général et sur cette période là plus précisément). Le niveau de la mer à l’époque était de + 26 mètres que le niveau actuel (Nice était noyé par la Méditerranée et le site de Terra-Amata était alors une plage).

      hopliteVème siècle avant J-C : Des navigateurs phocéens venus de Massilia (Marseille) fondent le comptoir de Nikaïa qui plus tard deviendra Nice. Cette région est habitée par les peuples ligures auxquels se mêlent des tribus Celtes. Les Celto-Ligures, qui dans notre région  forment la communauté Salyenne se divisent en divers groupes qui occupent les plaines et les montagnes : les Védiantiens près des côtes, les Nemeturiens, les Vésubianiens, les Ecdiniens, les Oratelliens installés plus en avant dans les terres.

         01257- Vers 25-15 avant J-C : L’empereur Auguste jette les bases de la cité de Cemenelum (plus tard Cimella puis Cimiez) qui fait pendant à la ville grecque. Elle sera jusqu’à son déclin, au Vème siècle, la capitale d’une province romaine qui s’étendait jusqu’à Embrun. Placée sur la Via Julia, Cemenelum comptait sans doute 20 000 habitants (on a calculé que les arènes, toujours prévues pour accueillir un tiers de la population, pouvait Countea_de_Nissacontenir 8 000 spectateurs). Elle était administré par un Préfet et une Curie, selon le droit Romain appliqué depuis les années soixante après J-C ; une légion assurait sa défense. D’illustres familles patriciennes vinrent s’y établir et l’impératrice Salonine, épouse de Gallien, ainsi que l’empereur Publis-Helvius Pertinax, y séjournèrent. La ville romaine, comblée par l’empereur Vespasien entre autres, concurrença la ville Grecque qui subissait le contrecoup commercial du déclin de Marseille. Les deux cités furent longtemps rivales, voire en état de guerre, jusqu’au moment où la menace des invasions en fit des alliées.

- 211 : Cemenelum est rattachée administrativement à Rome et n’à plus de liens juridiques avec Massilia.

- VIème siècle : Vers 574-575 Cemenelum est entièrement détruite par les Lombards qui brûlent les comptoirs grecs ; les rescapés du massacre se replient sur Nikaïa, dont la position stratégique est beaucoup plus sûre, et s’intègrent à la population.

 


  MOYEN-AGE

- 617 : Nice adhère à la Ligue Génoise, pacte fédéral liant toutes les villes du golfe ligustique (golfe de Gênes) contre les rois de Lombardie. Selon l’antique usage du municipe, chaque cité formait comme une sorte de République, s’administrait elle-même et pourvoyait à sa défense comme à sa subsistance.

- 759 : Sous l’égide de Thibaud, neveu de Charles Martel, la ville de Nice obtient trois Syndics pour son administration civile et un podestat pour son administration judiciaire ; elle conserve son ancien municipe, élit son Conseil et ses magistrats, rend la justice, vote les impôts par corps de cité et non par capitation. Elle ne relève d’aucun seigneur particulier et ne peut être aliénée du domaine royal. Les trois Syndics représentent les nobles, les marchands et les artisans.

- 999 : L’un des tout premiers documents de l’Histoire de Nice indique que Milon (ou Miron) et Odile sont podestats de la ville, cette dernière se qualifie de « vicomtesse de Nice ».

- 1012 : Odile et Milon gouvernent Nice, mais la cité est devenue municipe ; elle nomme ses magistrats et dispose de la liberté de juridiction.

- 1075 : la société niçoise s’organise en Commune ; deux autres pouvoirs émergent après le déclin de l’autorité des podestats de la ville, ceux de l’évêque et du monastère de Saint-Pons. n8bh6_3_                                     

      1108: Nice proclame son indépendance. Le Municipe est définitivement établi, la ville nomme ses magistrats et dispose de la souveraineté.

       1117-1152 : Les évêques de Nice perdent peu à peu leur pouvoir temporel au profit de la commune ; dès 1144 les consuls de Nice exercent le pouvoir. En 1150, Nice, qui s’est allié avec Gênes, proclame de nouveau son indépendance.

- 1153 : Les Niçois s’étant insurgés contre les privilèges du clergé, Raymond Béranger II, comte de Provence, seigneur des Baux, se rend à Nice le 3 avril et manu-militari dépouille le podestat et les Consuls de la ville de leurs dignités ; il investit l’évêque Arnaud de la pleine et entière juridiction sur la ville.

- 1157 : Les Raimbaud, ex-juges et Consuls de la ville reprennent le consulat à l’occasion d’élections et lèvent le drapeau de l’insurrection.

- 1162 : Nice obtient de nouvelles chartes et privilèges du comte de Barcelone qui par son épouse Pétronille vient d’héritier du royaume d’Aragon.

- 1165 : Le comte de Provence Raimond Béranger III convoque ses vassaux à Tarascon pour l’hommage. Les consuls de Nice refusent de s’y rendre, déclarent qu’ils ne sont pas soumis à l’hommage et se montrent disposés à résister par les armes ; Nice demande du secours aux Pisans.

 

- 1166 : Nice s’allie avec Pise et ses consuls adoptent la toge pisane. Le comte de Provence organise une expédition punitive « afin de réprimer par un juste châtiment ses sujets niçois ». L’évêque veut rendre la ville, les Niçois refusent et résistent. Raimond Bérenger III promet de livrer la cité au pillage ; alors qu’il s’avance devant les remparts pour galvaniser ses troupes, un archer niçois l’atteint d’une flèche mortelle. Les assaillants se débandent et se retirent derrière le Var. Le comte étant mort à 30 ans sans descendance, son cousin Alphonse d’Aragon hérite de ses droits, mais Rilchilde, la veuve de Raimond Béranger épouse le comte de Toulouse qui se proclame comte souverain de Provence ; aussitôt la guerre fait rage en Provence ; Nice s’allie à Gênes et les consuls refusent la souveraineté des comtes de Provence.

Alphonse_1er_d_Aragon            Mai 1176 : Le roi Alphonse Ier d’Aragon (cousin de Raimond Béranger), aidé par les Grimaldi de Gênes et de Monaco, se porte vers Nice et encercle la ville par terre et par mer. Les Niçois sont contrains de négocier mais refusent d’ouvrir les portes de la ville. Alphonse d’Aragon est contraint de confirmer tous les privilège des Niçois en ces termes : « Nous leur accordons et confirmons le consulat avec toutes ses justices et sentences tant des causes criminelles que pécuniaires et civiles ; le pouvoir perpétuel d’élire leurs Consuls et magistrats ; nous leurs confirmons les coutumes, us, privilèges qu’ils ont eu et qu’ils auront ; en même temps ceux que possède ou peut posséder ladite université ou quelqu’un des citoyens de ladite ville de Nice. » ; la générosité n’étant pas gratuite en politique, les Niçois versèrent en compensation 25 000 sous melgoliens et en promirent plus deux mille autres, durant dix ans, jusqu’à que la paix soit rétablie, ils ne seront plus tenus de fournir des hommes pour la guerre. Cette charte capitale est aujourd’hui conservée aux archives municipales de Nice.

- 1177 : Les Niçois concluent une alliance avec Pise.

- 1205 : Les consuls de Nice rédigent et promulguent les Statuts de la ville déclinés en 228 articles.

- 1210 : Pierre d’Aragon (frère du défunt Alphonse) se rend à Nice et confirme le traité de 1176.

- 1215 : Les Niçois, conduits par le premier consul Miro Badat, rejettent de nouveau le comte de Provence (rejectis etiam comitibus provinciae), rétablissent le gouvernement consulaire plein et entier et proclament de nouveau l’indépendance de la cité.

- 1216 : Les seigneurs prêtent fidélité au comte de Provence ; Nice n’envoie pas de députation.

- 1246 : En la chapelle Saint-Lambert, « noble homme Salmon », juge et viguier de Nice remet aux Consuls les lettres patentes de Charles d’Anjou et Béatrix de Provence par lesquelles ils renouvellent le Traité de 1176. Profitant du départ du comte de Provence pour la croisade, les Niçois se révoltent, refusent sa suzeraineté et rétablissent le gouvernement consulaire.

- 1290 : Janvier. Philippe le Bel renonce aux droits de sa grand-mère sur la Provence. Le 4 avril, le roi Charles II renouvelle toutes les lettres de franchise et de liberté en faveur de Nice ; les députés de Nice reçoivent également le privilège d’élire librement leur conseil et leurs Consuls.

- 1294 : Le roi Charles autorise les habitants de Nice à porter les arbalètes de chasse.

- 1309 : Le roi Robert d’Anjou accorde à Nice le privilège de choisir ses arbitres et regardataires.

- 1318 : Le roi Robert d’Anjou accorde à la commune la pleine et entière regarderie.

- 1324 : Le roi Robert autorise Nice à élire un Consul et 40 « Probis homine », placés sous l’autorité d’un viguier. C’est le premier Conseil municipal.

- 1327 : Les Niçois se révoltent mai Charles, duc de Calabre, parvient à rétablir l’ordre.

- 1353 : Les Niçois établissent leurs statuts qu’ils font approuver à titre perpétuel et inaliénable par la reine Jeanne. En outre, elle s’engage à ne plus faire aucune aliénation sans le consentement des communes. Enfin elle accorde aux communes le droit de se défendre et de repousser la force par la force « impune defendere ».

- 1367 : La reine Jeanne confirme les privilèges de Nice.

- 1380 : Charles de Duras (cousin de la reine Jeanne, qu’elle a adopté), par l’intermédiaire de son sénéchal Balthazar de Spinola, confirme tous les privilèges de Nice.

- 1382 : Balthazar de Spinola, confirme tous les privilèges de Nice.

- 1384 : Charles de Duras accorde de nouveaux privilèges aux Niçois, notamment en ce qui concerne le commerce du sel.

- 1386 : Les Villefranchois refusent d’être aliénés à Andaron Badat et font valoir que « le roi ne peut aliéner tout ce qui est du domaine de Nice ».

territoires_quittant_la_provence_en_1388           28 septembre 1388 : Dédition de Nice à la Savoie pour trois années. Elle deviendrait définitive dans le cas où le rois Ladislas se verrait dans l’impossibilité de rembourser au comte le montant des frais avancés par lui et sur sa propre assertion, pour protéger le Pays de Nice. Une charte de 34 articles est signée. Les principales dispositions sont les suivantes : le comte de Savoie promet de gouverner et de protéger Nice et sa viguerie (région) contre quiconque voudrait s’en emparer ; Nice est exemptée de la gabelle, des impôts et charges de guerre ; elle ne paiera que les impôts dus à la Cour ; il est convenu l’élection libre des 4 Consuls et de 40 conseillers regardaires qui ont le pouvoir de porter les dedition_1388armes ; la totale franchise est accordée au port pour les denrées locales et autres marchandises ; les Niçois ne seront pas tenus à l’hommage, sauf le désir individuel de ceux qui voudront le prêter ; le comte de Savoie s’engage solennellement, dans le cas où le traité deviendrai définitif, à ce que tous les privilèges accordés jadis à Nice par la reine Jeanne et les rois Charles et Ladislas soient maintenus ; de même il est expressément que le comte de Savoie ne pourrait jamais céder le Pays de Nice au comte de Provence ou au roi de France, pas plus qu’à aucun autre seigneur, hors le retour à l’ancien souverain, le roi Ladislas. Le comte de Savoie s’engage à chasser de leurs domaines les comtes de Vintimille, seigneurs de Tende et la Brigue, afin d’assurer la liberté de communication entre Nice et le Piémont ; dans le cas où le comte s’emparerait du comté de Provence et de Forcalquier, il établira à Nice la résidence du sénéchal et des grands officiers ; le comte s’engage, dans le cas où il acquerrait des territoires en Provence ou à Forcalquier, à ce que Nice jouisse des premiers appellations civiles et criminelle, ce à titre perpétuel, même si la Cour suprême n’était pas établie à Nice pour de valables raisons ; le comte ne pourra dans les jugements criminels et civils transporter quelque personne que ce soit d’un lieu ou d’une juridiction à l’autre, à moins que ses droits personnels ne soient atteints. Si le comte, en vertu du protectorat qui lui est confié, demandait la livraison de la forteresse de Nice et des châteaux de la viguerie, seuls les syndics de la ville et Jean Grimaldi de Beuil décideraient de les livrer ou non. Il s’agit donc là d’une alliance conditionnelle entre Nice et Savoie et non d’une soumission.

 

bonne_de_bourbon       1392 : Bonne de Bourbon, tutrice d’Amédée VIII de Savoie, confirme par un acte signé à Chambéry tous les privilèges des Niçois.

     1416 : Amédée VIII, le 17ème comte de Savoie, est couronné duc de Savoie par l’empereur Sigismond de Luxembourg et devient prince du Saint-Empire. La Savoie est reconnu comme Duché souverain. Le pape Boniface XIII considère Nice comme une ville neutre.

        1420 : Les Niçois refusent d’être inféodés à la Provence. En juin, le Receveur général de Nice se rend à Marseille afin de récupérer les anciennes archives concernant Nice.      

      1435 : Le duc de Savoie confirme les privilèges de Nice.   

    1436 : Entre les factions rivales, les Caïs (qui désirent l’inféodation à la Provence) et les Grimaldi (fidèles à la Savoie), l’instabilité politique s’installe à Nice. Le gouverneur Nicod de Menthon, trop autoritaire, est détesté ; Jeanne Verani, femme du peuple, conne le tocsin avec la cloche du couvent des Carmélites et les Niçois se soulèvent.

- 1437 : Le gouverneur de Nice réduit la révolte. 41 condamnations à mort dont 26 par contumace sont prononcées. 45 citoyens sont condamnés à diverses peines. Les libertés communales sont suspendues et les archives de la ville confisquées, en particuliers le « Livre Rouge » où sont inscrit tous les privilèges de Nice.

- 1438 : Les privilèges communaux sont rétablis en faveur de Nice contre le paiement d’une forte amende de 6 000 florins. Les archives municipales sont restituées.

- 1440 : Le duc de Savoie rend le « Livre Rouge » aux Niçois.

- 1446 : Un ambassadeur du roi René vient présenter une protestation de son souverain au sujet de la dédition de Nice à la Savoie ; le duc de Savoie, fort du soutien des Niçois, refuse de le recevoir.

- 1448 : 28 juillet. Création du premier tribunal de commerce de Nice. ce sera le plus ancien de France.

- 1449 : Le duc de Savoie confirme le pouvoir consulaire à Nice, mais interdit aux syndics de se faire réélire pendant cinq ans après la fin de leur mandat.

- 1481 : Louis d’Anjou lègue ses droits sur la Provence à Louis XI.

- 1483 : Le comté de Provence est réuni à la couronne de France et le Var marque désormais la limite du Royaume. Les Etats d’Aix en 1487 déclarent « la Provence réunie pour jamais à la couronne de France ».

- 1497 : Le duc de Savoie s’oppose à l’action de l’Inquisiteur de la Brigue.

- 1499 : Le roi de France Louis XII s’allie à la Savoie et promet solennellement « de renoncer à toute espèce d’envahissement de Nice ».


 EPOQUE MODERNE

- 1501 : Les Consuls de Nice se rendent à Turin afin de faire confirmer la loi niçoise dite de « la femme dotée ».

- 1516 : François Ier ordonne à ses navires de commerce de payer « le droit de villefranche » aux Niçois.

- 1523 : 10 septembre. François Ier, afin d’obtenir la neutralité de la Savoie, renonce solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice, au titre d’héritière du comté de Provence. Dès lors, la France ne pourra plus légalement se prévaloir de ses droits supposés sur le Pays niçois, lesquels étaient de surcroît contestés par les intéressés.

countat_de_Nissa         1524 : Le marquisat de Dolceaqua est adjoint au Pays de Nice.

         1526 : La région niçoise est officiellement qualifiée dans les actes de chancellerie de « Comté de Nice ».

         1536 : Le trésor français confisque tous les biens des Niçois situés en Provence. En août, le duc de Savoie, accompagné d’un fort parti de Niçois, se rend à Aix ; ces derniers brûlent en place publique tous les titres relatifs aux droits que les anciens comtes de Provence prétendaient avoir sur Nice.

- 1538 : Mai-juin. Congrès de Nice où se retrouvèrent le pape Paul III, François Ier et Charles Quint. Le duc de Savoie demande aux Niçois de loger le pape et de recevoir le souverain ; craignant une main-mise étrangère sur la ville, les Niçois refusent, lui rappelant vertement qu’ils sont maîtres chez eux en vertu des dispositions de l’acte de dédition de 1388 ; le duc s’incline.

- 1539 : Installation d’un Hôtel de Monnaies à Nice.

- 1540 : Nice, qui jouit d’une liberté politique, passe des accords avec Gênes et Marseille.

        15431543 : Les Français avec leurs alliés Turcs assiègent Nice. Après une énergique résistance et malgré le célèbre fait d’armes de Catarina Ségurana, la ville-basse se rend le 22 août. Le château résiste jusqu’à l’arrivée des troupes de Charles-Quint et de Charles III de Savoie. Les assaillants lèvent le siège le 8 septembre.

       1544 : Ayant subi des revers militaires, Charles-Quint abandonne Charles III. La Savoie ainsi que le Piémont occidental sont envahis par François Ier ; le Piémont oriental est sous tutelle espagnole ; il ne reste aux Savoie que Aoste, Asti, Cuneo, Nice, Ivrea et Verceil.

       1557 : 10 août. Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, commandant les troupes de Charles-Quint, écrase les troupes françaises à Saint-Quentin ; les drapeaux pris à l’ennemi sont exposés à Nice.

 1559 : 3 avril. Traité de Cateau-Cambrésis. Le duc de Savoie épouse Marguerite de France, sœur d’Henri II, et récupère ses territoires.

- 1559-1560 : Les habitants de Nice sont exempts de l’impôt dit « du tasso », c’est-à-dire de l’impôt foncier direct. On construit le palais Royal (agrandi en 1650) et on installe le premier collège de Nice. Construction du fort du Mont-Alban et de la citadelle de Villefranche, le château de Nice est puissamment fortifié.

- 1563 : 7 février. Emmanuel-Philibert fixe sa capitale à Turin.

- 1571 : 7 octobre. Trois galères armées par la Savoie, où servent de nombreux Niçois et Sospellois, participent à la victoire navale de Lépante.

- 1574 : On construit à Nice le palais communal. Les travaux durent six ans.

- 1577 : Le duc de Savoie confirme les privilèges des Niçois.

- 1579 : Emmanuel-philibert de Savoie achète le comté de Tende à Henriette du Maine (anciennement apanage des Doria et des Lascaris) et l’intègre au Comté de Nice.

- 1612 : 22 janvier. Création du port franc de Nice pat Charles-Emmanuel Ier. Un document daté de 1612 est très probablement le premier prospectus publicitaire édité à Nice. Ce documents commerciale énumère toutes les marchandises que l’on peut trouver à Nice : « Huile d’olives, viande fraîche et salée, vins rouge et blanc, câpres, oranges, citrons, amandes, eau de fleurs, essence de citron, marjolaine, anchois, fostet, bois de construction, marbre, térébenthine, gomme, résine, safran, colle, cire blanche, savon… » Certains de ces produits étaient rares et très appréciés à l’époque.

- 1613 : 1er janvier. Création du Consulat de la Mer, ancêtre de la Chambre de Commerce.

- 1614 : 8-11 mars. Création du Sénat de Nice par Charles-Emmanuel Ier et confirmation du port France.

- 1621 : 8 janvier. Le comte de Beuil, dernier féodal du Comté, qui tente de livrer le Pays de Nice à la France, est exécuté pour haute trahison et ses biens sont confisqués par le duc de Savoie.

inquisition      1623 : 10 mars. Le Conseil de Nice, sollicité à cet effet, refuse d’instaurer l’Inquisition et déclare à l'évèque que cette mesure est inutile du fait « que dans cette ville tous craignent Dieu ».

        1627 : La distinction entre nobles et marchands est abolie pour les élections communales. Entrée en fonction d’un « Magistrat de la Santé ».

         1629 : 11 mars. Les troupes de Provence franchissent le Var, commandées par le duc de Guise et le maréchale d’Estrées ; le 14 elles attaquent Nice puis refluent ; Richelieu leur ordonne de tenir les positions. La peste, amenée par l’armée, se déclare dans le Comté qui en outre a subi d’importants dégâts.

- 1631 : 16 maisons de commerce étrangères ouvrent des succursales à Nice.

- 1691 : 12 mars. Nice est assiégée par les troupes françaises ; le 5 avril la forteresse tombe aux mains de l’ennemi.

- 1696 : Traité de Turin. La paix est signée entre Louis XIV et Victor-Amédée de Savoie. Nice est libérée en septembre.

- 1705 : Avril. Les troupes françaises mettent de nouveau le siège devant Nice. le château se rend le 5 janvier 1706 et le Comté est occupé ; la ville est contrainte d’engager l’argenterie des églises pour payer une première indemnité de 15 000 livres. Louis XIV ordonne de détruire entièrement les fortifications du château et ajoute à ses titres celui de comte de Nice.

- 1706 : 8 septembre. Les troupes de Louis XIV sont écrasées devant Turin par l’armée Piémontaise commandée par Victor-Amédée II de Savoie et son cousin Eugène de Savoie-Carignan.

- 1713 : La paix est signé à Utrecht. Nice, qui a connu une occupation discontinue, est libérée. L’article III du traité la restitue aux Savoie qui perdent ma viguerie de Barcelonnette et ses dépendances. En compensation, Victor-Amédée II devient roi de Sicile et peut enfin timbrer l’écu ducal d’une véritable couronne royale, celles de Chypre et de Jérusalem, qu’il s’attribuait jusque là, n’étant que symbolique.

- 1720 :Victor-Emmanuel II devient roi de Sardaigne. En compensation, il abandonne le Sicile à l’Espagne. Ouverture d’une Faculté de Médecine à Nice.

- 1720-1724 : De graves désaccords fiscaux interviennent entre les Niçois et l’intendant Royal Zoppi qui tente d’imposer des mesures violant la charte de dédition. Nice se soulève et l’intendant s’enfuit à Turin ; il est destitué.

royaume_piemont_sardaigne           1744 : Guerre de succession d’Autriche. Nice est occupé par les Français et les Espagnols en 1744, 1747 et 1748. le 28 octobre 1748, le traité d’Aix-la-Chapelle met fin aux hostilités.                

           1749: Charles-Emmanuel III ordonne de creuser le port Lympia. Les travaux dureront 7 ans. Le roi accorde sa protection à tout étranger désirant s’installer à Nice, pour y travailler.

        1769 : Charles-Emmanuel supprime toutes les charges de corvée pour les Niçois. Il recommande au gouverneur ainsi qu’aux magistrats de Nice de traiter les négociants « more nobilium » sans bien sûr affaiblir l’autorité.

- 1771 : Pierre-Joseph Chiesolme, imprimeur et libraire, obtient dur roi la permission d’imprimer une gazette sous le titre Courrier de Nice. Ce sera le premier journal niçois.

- 1780-1788 : Ouverture de la route du col de Tende.

- 1783 : 29 août. Les Consuls de Nice, sous la direction du 1er Consul le comte et chevalier Antoine Bartholomé de Orestis de Castelnuovo, promulguent les nouveaux Statuts de la ville de Nice.


   EPOQUE CONTEMPORAINE

    soldatesque_p_aD      1792:  La France entre en guerre contre l’Autriche et le Piémont. Le 22 septembre la Savoie tombe aux mains des Français ; le 29, les troupes révolutionnaires qui ont envahi le Comté occupent Nice évacuée dans la confusion par les forces royales (commandée par le vieux général de Courten), malgré la résistance des milices niçoises commandée par De Orestis et Michaud. La ville est livrée au pillage par les brigands et les forçats libérés.

        Nice_1793 1793: 31 janvier, soit dix jours après l’exécution de Louis XVI, le Comté de Nice est annexé à la France après un semblant de consultation, alors que les forces royales occupent encore une partie du territoire (un tiers seulement des communes a opté pour l’annexion, dans des conditions de légalité on ne peut plus douteuses). Le but avoué est de « libérer » les Niçois, mais le discours du conventionnel Lasource ne laisse aucun doute sur les véritables intentions française « … Plusieurs motifs sollicitent cette réunion : premièrement l’intérêt national : là finissent les  Alpes et vous avez voulu, en réunissant la Savoie, mettre cette barrière entre vous et le despote de Turin ; deuxièmement, l’intérêt commercial : il y a à Villefranche, qui n’est qu’à une demie-lieue de Nice, un port très beau, très commode, qui dans la guerre que nous aurons avec l’Angleterre, nous sera infiniment utile. Avec la Sardaigne, la Corse, Villefranche, Marseille et Toulon, nous serons maîtres de la Méditerranée…C’est donc une clef dont il faut se hâter de s’emparer » L’annexion est un coup de force à peine déguisé. Néanmoins, l’acte officiel français qui sanctionne le fait est d’une importance capitale : « La Convention déclare à l’unanimité qu’elle accepte, au nom du peuple français, le vœux émis par le peuple souverain du ci-devant Comté de Nice, et qu’en conséquence, il fera partie intégrante du territoire de la République ». Ainsi, la Convention Nationale et par voie de conséquences la Ière République française reconnaissent officiellement une double qualité aux Niçois, celle de peuple, et celle de peuple souverainUn autre fait important est à relever : lors du vote truqué pour l’annexion du Comté à la France, Châteauneuf-de-Contes, Cuébris, et Puget-Théniers, votent Non, et demandent que le Comté de Nice soit érigé en république indépendante.

  couleurs_brutes       1793-1794 : Les troupes royales et les régiments niçois se battent courageusement dans le Comté de Nice contre les envahisseurs français ; néanmoins il est entièrement occupé en mai 1794. La résistance à l’occupant s’organise dans les montagnes et les célèbres « Barbets » infligent des pertes aux troupes françaises. Dans le Comté, la population s’ingénie à ignorer ou à détourner les lois françaises par une résistance passive.

       Saute1796 : 15 mai. Victor-Amédée III est contraint de céder le Comté de Nice à la France (qui l’occupe déjà).

           1798 : L’armée française occupe Turin et le 9 décembre Charles Emmanuel IV, malgré l’appui de la population est contraint de signer sa renonciation au Piémont. Le roi et la famille royale embarquent pour la Sardaigne.

         1814 : 19 mai. Le roi Victor-Emmanuel 1er rentre à Turin. Le 21 mai toutes les lois, décrets et règlements édictés par l’autorité française sont abrogés par le roi de Sardaigne. Le 30 mai le traité de Paris restitue Nice à Victor-Emmanuel. L’ordre ancien est rétabli, Nice retrouve son Sénat, son Consulat de la Mer. 3 consuls et 18 conseillers gèrent la ville.

- 1815 : 9 juin. Suite au traité de Vienne, le roi de Sardaigne se voit octroyer la ville et le port de Gênes contre l’agrément des citoyens de l’ancienne République Génoise et de l’Angleterre.

- 1818 : Le comté de Nice est territorialement amputé et perd le marquisat de Dolceaqua et le territoire de Pigna. Il subit de plus un déclassement en devenant simplement « la province de Nice ».

- 1821 : 12 mars. Turin se soulève et Victor-Emmanuel Ier abdique. Nice s’agite mais le gouverneur Saluzzo di Monesiglio parvient à rétablir la situation ; trois Niçois seront condamnés. Le prince de Savoie-Carignan, Régent, promulgue une constitution. les 13 et 14 mars les libéraux forment un gouvernement. Le Niçois Jean-Baptiste de Gubernatis est nommé aux Finances.

- 1825 : Création d’une chambre de l’Agriculture et du Commerce à Nice.

- 1848 : 10 février. Le roi Charles-Albert accorde une constitution à ses Etats, « le Statuo » ; Nice pavoise. Cette charte dite « Code Albertin » instaure un système représentatif censitaire. Le Sénat de Nice entérine les dispositions de la loi sur les communes qui permet l’élection de chaque conseil (divisionnaire et provincial) plus démocratiquement. La liberté de presse est assurée. Mais cette année voit aussi le déclassement administratif du Sénat de Nice, qui devient Cour d’Appel et le Consulat de la mer supprimé ; ces mesures sont la suite logique de la transformation du Comté en province ; le premier pouvait administrer et censurer les lois par l’intermédiaire de son Sénat ; la seconde devait obéir à l’Etat sarde tout puissant. Il convient cependant de noté que la portée juridique de l’article 4 du Code Albertin est capitale pour juger de la validité des actes importants ultérieurs. Il stipule que « les traités qui emporteront des conséquences sur les Finances ou les modifications de territoires de l’Etat n’auront d’effets qu’après l’approbation des chambres. »

Photos_n_ice_dg__045        1851 : 13 et 14 mai. A l’annonce de la suppression prochaine de la franchise dont jouit le port, de violentes émeutes éclatent à Nice ; la rupture avec le royaume de Sardaigne est envisagée. La proclamation suivante, rédigée à la Chambre d’Agriculture et de Commerce, est affichée à l’Hôtel de Ville : «  Le peuple de Nice, sans décliner une fidélité pour une monarchie jusqu’ici fidèle à ses engagements, pourra bien manifester le désir de se séparer d’un gouvernement qui, sans aucune légitimité, sans aucune utilité pour le pays aurait foulé aux pieds ses droits et consommé sa ruine… ». Les meneurs de l’insurrection, Avigdor et Carlone, sont arrêtés ou en fuite. Les Niçois furieux mutilent la statue de Charles-Félix et plus précisément le doigt qu’elle pointe vers le port. (Cette statue amputé de son doigt est toujours au port de Nice). 4 juillet. La loi de réforme douanière est néanmoins votée à Turin. La franchise dont jouissait le port de Nice est supprimée. LRLN_1851La loi entrera en vigueur le 31 décembre 1853. les Niçois se détachent peu à peu de la Maison de Savoie, car Nice a connu en peu de temps de nombreux déclassements administratifs et brimades économiques : le Comté est devenu simple province, le marquisat de Dolceaqua lui a été retiré, le Sénat et le Consulat de la Mer ont été supprimés, l’arsenal a été construit à La Spezia, on a refusé à Nice la ferme des jeux, le monopole de l’importation du sel vers le Piémont a été abolie, le réseau routier est insuffisamment développé…Le contrat passé entre Nice et la Maison de Savoie, lequel avait pour clef de voûte les franchises accordées à la ville, est désormais caduc de fait.

        NapoleonIII_Cavour1858 : 20,21 juillet. Cavour rencontre Napoléon III à Plombières, il s’engage à lui céder la Savoie si la France aide Victor-Emmanuel II à chasser les Autrichiens d’Italie.

       1859 : 24 janvier. Un traité secret est passé entre le roi de Sardaigne et la France, qui prévoit l’annexion de Nice à l’Empire français en échange de l’aide que celui-ci lui portera contre les Autrichiens en Italie. Ce traité est illégal à deux titres : il est en contradiction formelle avec l’article 4 du Code Albertin de 1851 car il n’a pas été ratifié par les chambres de Turin ; d’autre part, le roi de Sardaigne, en vertu de la charte de dédition et des accords suivants, n’a nullement le droit de disposer de Nice à sa guise.

- 1860 : 14 mars. Nouveau traité secret signé entre Napoléon III et Victor-Emmanuel II. La France consent que l’unité italienne se fasse autour de la Sardaigne qui, en compensation, lui remettra  Nice et la Savoie. Ce traité est illégal comme le précédent pour les mêmes raisons. 24 mars : publication officielle de traité de Turin.

garibaldi_1      25 mars : Garibaldi est élu député de Nice. Il tentera de s’opposer à l’annexion à la France.

      27 mars : le roi Victor-Emmanuel II signe un manifeste (publié le 1er avril) par lequel il délie officiellement les Niçois et les habitants du Comté de leur serment de fidélité à sa personne et à sa dynastie. A cette date, la charte de 1388 étant caduque, le Pays de Nice retrouve légalement son indépendance en même temps que sa pleine souveraineté. Cet acte qui abroge tout lien de droit entre la maison de Savoie et Nice, et par voie de conséquence tout lien de droit entre cette dernière et la Sardaigne, établit incontestablement l’indépendance de Nice.

impasse       15 et 16 avril : le plébiscite se déroule dans des conditions frauduleuses à tous les niveaux, depuis sa préparation, son organisation jusqu’à son déroulement : pressions de l’administration et du clergé sur les électeurs, présence de troupes d’occupation, achats de votes par dons ou promesses d’avantages, subornations, listes électorales falsifiées, non inscription sur ces listes de la plus grande partie des électeurs, inscription frauduleuses de Provençaux, absence d’isoloirs et de bulletins « non », impression d’Aigles, emblème de Nice sur les bulletins « oui », absence de vérificateurs impartiaux etc. 29 mai et 11 juin : Les chambres sardes approuvent le traité d’annexion, acte illégal du fait que le Pays de Nice n’était pas juridiquement une province sarde, mais une entité souveraine liée au seul chef de la Maison de Savoie personnellement, jusqu’au 27 mars 1860, date à laquelle ce dernier avait renoncé à ses droits. 15 et 22 juin : les chambres françaises approuvent à leur tour le traité d’annexion, violant par là les droits juridiques établis du Comté de Nice. Le terme d’annexion que l’on retrouve dans certains décrets de Napoléon III indique à lui seul l’illégalité de l’opération. Après l’annexion, la Liberté Niçois est confisquée, les bâtiments de l’ancien Sénat transformés en prison, la langue Niçoise est bannie, la Cour d’Appel est supprimée, l‘Université également ; l’ancien Pays de Nice est fondu dans le département des Alpes-Maritimes et Nice, de 4ème ville d’Etat, devient la 44ème ville française.

- 1870 : 4 septembre. La dynastie impériale est déchue en France.

1871_dictature___Nice        1871 : Les indépendantistes niçois obtiennent la majorité aux élections législatives et municipales. La IIIème République use de moyen dictatoriaux pour que le résultat démocratique des urnes ne se traduise pas dans les faits. L’armée est envoyé pour étouffer la voix des Niçois, la dictature est instauré, les chefs du parti indépendantiste sont invalidés, poursuivit, poussé au suicide ou écartés. Une loi de circonstance est voté pour interdire la création de partis indépendantistes, falsification de l’histoire du Comté de Nice.

  1940 : suspension du traité de Turin.

 28 août 1944 : La ville de Nice (alors occupé pars les armées de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste) se libère seule par la seule force de ses résistants, et en une seule journée, les insurgés chasserons les allemands et les italiens hors de la ville.

 

onu_nice_CopFévrier 1947, traité de paix international : viol des conventions définitives complémentaires au traité de Turin ; non-respect des clauses fixant impérativement les modalités de remise en vigueur dudit traité. 

 

 

2001: Naissance de la Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises.

 

 

ONU_001___Copie 24 mars 2010: Jean de Pingon (fondateur de la Ligue Savoisienne) et Alain Roullier-Laurens (président de la LRLN) interpellent à Genève la communauté internationale concernant l'abrogation du traité de Turin en 1947 qui était le seul lien juridique entre la Savoie et le Pays de Nice d'une part et la France ( Abrogation du traité de Turin ). Les signataires de la Déclaration de Genève ont donc informé à la même date, le Secrétaire général de L’O.N.U. afin lui faire connaître le statut juridique de Nice et de la Savoie, pays colonisés qui sont concernés au premier chef par les articles I et 102 de la Charte des Nations Unies ainsi que par la résolution 55/146 adoptée le 08 /12 /2000 par l’Assemblée générale de l’O.N.U. qui dispose que l’année 2010 sera l’année ultime de la deuxième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme. Nice et la Savoie se trouvant au nombre des derniers pays colonisées devant faire l’objet d’un processus de décolonisation semblable à celui de la Nouvelle Calédonie.

Parti_nicois_2_1Le même jour naissait le Parti Niçois / Partit Nissart !

 Le Parti Niçois / Partit Nissart a présenté des candidats aux élections cantonales de 2011. C'était la première fois depuis le 8 février 1871 que des candidats séparatistes se présentaient devant le Peuple Niçois. Le début de la reconquête de notre souveraineté spoliée par la France...

 

"pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole" Garibaldi

 

A suivre...


L'Occitanie à Nice: manipulation culturelle au service de la France jacobine !

occitanie païs nissartLa « récupération » de Nice par la Provence, voulue par la France pour d’évidentes raisons politiques, a pris diverses formes ; la plus perverse fut le prétexte culturel. Sous couvert d’harmonisation on tenta en effet d’inféoder la culture et la langue niçoise au Félibrige provençal, l’unité par la langue étant la pierre angulaire du système idéologique jacobin.
Dans les faits, il n’y a aucun lien géographique, historique, culturel ou gastronomique entre un habitant du pays de Nice et un habitant de Pau ou de Bordeaux, pas plus qu’il y en a entre un peuple anglophone africain et un habitant du Yorkshire !


Pour rappel :

Dans le but d’assimiler tous les particularismes du Sud, une association fut créée le 21 mai 1854 par sept poètes provençaux, au « Castelet » de Font-Ségugne à Gadagne, près d’Avignon. Les autorités françaises ne furent pas étrangères à la mise en place du « Félibrige », mouvement culturel censé fédérer les pays du Sud autour de la Provence et donc de la France. S’étant étendu dans plusieurs provinces, le mouvement tenta son implantation à Nice en 1880.

 

mistralLe 5 mars 1882 la « Maintenance de Provence » tint son assemblée générale à Nice, fraichement annexée ; en présence de Frédéric Mistral Capouliè du félibrige, de Marius Bourrely, Syndic de la Maintenance et de centaines de « Félibres » provençaux, fut officiellement inaugurée l’Escola Bellanda. Mistral prononça un discours qui avait tout pour heurter les Niçois : « Qui m’aurait dit alors que, peut-être trente ans après en revenant à Nice, je la trouverai française et de plus en plus provençale, avec sa vaillante « Ecole de Bellande » qui arbore dans l’azur de votre golfe merveilleux, le gai drapeau du Félibrige… Que toujours, belle Nice tu t’épanouisses au soleil, pour l’honneur de la Provence, pour la gloire de la France… ».


Les admirateurs de Frédéric Mistral à Nice, grands diffuseurs officiels de la culture, ne peuvent ignorer la vision de leur mentor concernant le Pays de Nice.
La revendication culturelle occitane fit son chemin pendant une centaine d’années à laquelle sur quelques points, celle du Pays Niçois était lié il faut le reconnaître… Mais au début des années soixante, la culture occitane fut récupérée pour prendre un chemin beaucoup plus politisé, à l’extrême gauche de l’échiquier politique, qui lui est bien français.

carte de l'europe OccitanieFrançois Fontan né en 1929 dans une famille monarchiste d’origine gasconne, est la référence des occitanistes à Nice aujourd’hui.
Après s’être engagé en politique pour la première fois dans le Mouvement Socialiste Monarchiste, il abandonna vite le monarchisme pour adhérer aux idées anarchistes.
Il les quittera ensuite pour soutenir les trotskistes du groupe Socialisme ou Barbarie.
Il déménagea à Nice où il avait de la famille et fréquenta un temps le Parti communiste français (PCF).

 

pnoAu printemps 1959 il fonda le Parti nationaliste occitan à Nice.
Son ouvrage le plus connu et emblématique est Ethnisme en 1961.
Dans certains passages de son ouvrage, Fontan nous démontre, malgré lui, l’absurdité des théories linguistiques ayant pour but de créer des peuples, voir des nations !
Il remodèle le monde selon des langues supposées parlées… La Suisse disparaît et le IIIème Reich ressuscite grâce à l’unification des langues germaniques.
La Serbocroatie ou Yougoslavie (dont la langue unitaire créée était le serbocroate), chère à Tito, existe en tant que Peuple ( l’histoire a prouvé le contraire ), la Corse est coupée en deux… Pour la carte nord-africaine, il faut noter que Fontan s’est permis de décider, selon ses propres critères, de dessiner des frontières à la place des peuples autochtones.

le monde occitanDe plus, le Gourou des occitanistes créa un tableau des nations du monde, étayé toujours par une supposée unité par la langue.
Il y aurait les Catalans ( la version de Fontan bien évidemment, pas la vraie) qui regrouperaient les costa-ricains, les andorrans et les valenciens…
Les Corses du sud deviendraient Sardes renommés « oltramontani », les corses du nord renommés «  cismontani » deviendraient italiens en compagnie des siciliens, piémontais, istriens et des… italo-brésilien ! Mandolino-Samba !
Concernant le fameux peuple occitan, il est composé des provençaux, des auvergnats et des gascons… Point de Peuple Niçois, intégré dans la Provence selon le dogme Mistralien, bien évidemment… la Provence a constitué une entité politique jusqu’en 1486 et elle conserve depuis une forte individualité ; mais il est hors de question d’y incorporer la région niçoise, au motif d’une communauté de langue… le Pays de Nice a une culture, une histoire, un particularisme, une Identité spécifique ! La nature originale du Pays de Nice, sa faune, sa flore, le caractère de ses habitants sont bien particuliers et ne s’apparentent pas du tout à la Provence.

occitanieParmi les délires du fondateur de l'occitanisme politique, se trouve aussi son « programme internationaliste » où les règles ne sont plus dictées par le droit… mais par les langues:

 « une langue qui disparaît signifie la disparation de la nation qui va avec (!!!) si une nation n’a plus de territoire, son ancien pays lui sera rendu totalement ou partiellement selon « l’importance numérique des ethnies présentes » (donc si on redonne à une « ethnie » son pays proportionnellement au nombre de personnes parlant la langue d'Oc…. l’Occitanie tiendra probablement dans un quartier de Toulouse…

Une langue beaucoup parlée permettrait alors de créer une nation...

Imaginons un seul instant cette logique appliquée à ceux, venus d'afrique du nord, qui parlent leur langue d'origine ?

sans parler des divers trucs surréalistes comme la dissolution de toutes les armées et la destructions de toutes les armes…

 

Les Niçois savent qui ils sont...

inutile de venir leur expliquer d'outre-Var !

 

« Mes concitoyens ont toujours été en guerre avec les Français et les Provençaux ; aucun fait dans l’histoire niçoise ne montre qu’ils aient été d’accord avec la France et la Provence avec qui ils ont toujours été en guerre »

12 Avril 1860, déclaration de Garibaldi au Parlement de Turin

Pays Niçois et Occitano-provençaux : Mettons les pendules à l'heure !

« Mes concitoyens ont toujours été en guerre avec les Français et les Provençaux ; aucun fait dans l’histoire niçoise ne montre qu’ils aient été d’accord avec la France et la Provence avec qui ils ont toujours été en guerre »

Jousé Garibaldi le 12 Avril 1860 (Parlement de Turin)

 

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Tentatives de récupération de l'identité niçoise aujourd'hui

Nice, Marseille et la Provence

Le prétendu lien féodal

Les tentatives d'assimilation par Mistral et le Félibrige

 

Henri Sappia 1996707571_4c4e44cbba

L'utilisation des morts Niçois

Résistance des intellectuels...

La lutte des intellectuels Niçois contre le clan des "Provençaux" au sein de l'Acadèmia

Conclusion

 

Despotat de l'UE et la schizophrénie de la France jacobine !

Ah qu'elle a bon dos l'union européenne quand plus rien ne tourne rond !

Europe des PeuplesCertes il y a beaucoup à dire sur le fonctionnement de l'union européenne qui a été mis en place en grande partie, nous ne le rappellerons jamais assez, par l’un de ses principaux moteurs qui n’est autre que la France jacobine.

Selon les bons apôtres de Marianne, quand tout va bien c’est grâce à la politique intérieur française, quand rien ne va plus le bouc émissaire européen est très vite montré du doigt alors que la France est largement responsable de la situation dans laquelle se trouve l'union européenne.

19 milliards d'euros, voici le montant versé par la France au budget européen en 2011, dont 15,4 milliards de contribution directe et 2,7 milliards de recettes de TVA soit à peine 0,95% du PIB tricolore.
Pas besoin d'entrer dans les détails pour comprendre que les problèmes économiques et sociaux ne viennent pas uniquement de l'union européenne mais du modèle jacobin français défendu par la classe politique dans son ensemble.

Tout en accusant l’Europe de Bruxelles de Despotat,  l’Etat français s’en donne à cœur joie dans les frontières de son petit empire colonial.

Re-découpage ou fusion des territoires, impôts ou subventions, politique culturelle monolithique…  aucun pays européen n’est plus interventionniste sur le plan économique et sociétal que la France.

L’Etat français prétextant faire des économies en allégeant « le mille-feuilles » de son administration structurelle, a prévu de redécouper une fois de plus comme on le fait avec une tarte, les territoires comme il le fit en d’autres temps en Afrique avec le succès que l’on connaît.

Cette gestion territoriale absurde exclut bien évidemment la réunification revendiquée par les Peuples Breton et Savoisien qui sont des entités ethniques, historiques et culturelles bien définies.

Alors que les peuples européens (pas ceux inventés par les Etat-Nations artificiels) demandent de plus en plus de décentralisation et d’autonomie, les ayatollahs de la France jacobine continuent comme bon leur semble, à regrouper, découper, charcuter les divers territoires qu’elle administre plus ou moins légalement. Le refus inavoué de voir pour certains Peuples clairement identifiés  la possibilité d’administrer  leur territoire, même en tant que « région française »,  provoque des situations pour le moins ubuesques !

Le Pays-Basques «  français » qui est dissout dans le département des Pyrénées Atlantiques, lui-même dilué dans la région Aquitaine (sous la tutelle de Bordeaux), région qui se trouvera bientôt limitrophe de la  Bretagne…  du moins ce qu’il en reste !

Selon la logique jacobine, la Creuse et le Pays-Basques « français » doivent donc se retrouver unis dans la même grande région sud-ouest,  et le Pays de Nice avec  l’Hérault et le Gard qui pourraient rejoindre la Provence (il est de plus en plus difficile de nommer l’indéterminable PACA).

La France jacobine prend les populations pour du bétail, qu’on peut diriger ou parquer à sa guise de Paris, sans tenir compte des aspirations légitimes des Peuples concernés qu’elle administre.

La France jacobine dont les dogmes issus d’un autre temps refuse obstinément de regarder l’évolution civilisationnelle européenne en face. L’Europe des Peuples est en passe de prendre le dessus sur l’Europe des Etat-Nations artificiels dont l’apogée s’est située de la fin du XIXème siècle à celle du XXème siècle pour notre plus grand malheur (guerres mondiales et coloniales).

Catalogne, Ecosse, Flandre, Alsace, Pays-Basques, Corse, Bretagne, Savoie, Pays de Nice… l’Europe des Peuples est en marche, n’en déplaise à la très archaïque France jacobine qui refuse pour des raisons idéologiques d’écouter les Peuples qu’elle asservit depuis trop longtemps.

L’aveuglement de la France jacobine la mènera au même endroit que sans sœur nommée URSS en 1989, car rien ne peut arrêter la soif de liberté des Peuples.

 « L'utopie est la vérité de demain ».

Victor Hugo

31 janvier 2015

Commémoration du soulèvement séparatiste Niçois de 1871 !

1871_CANONSChaque année, les Niçois commémorent le soulèvement séparatiste réprimé violemment par la France, suite au déni de la réalité du scrutin pourtant limpide, des élections législatives du 8 février 1871…

En effet, lors des élections législatives du 8 février 1871 dans le pays de Nice, le raz-de-marée séparatiste emporta tout. A peine passés 10 ans d'annexion, la ville de Nice donna 16 514 voix aux quatre candidats séparatistes et seulement 900 au préfet Dufraisse candidat français qui malgré ses fraudes avérées et des moyens importants, fut littéralement balayé. Sur le territoire du Pays de Nice, Garibaldi obtint 13 984 voix sur 29 428 suffrages exprimés, soit 47,51 %, Piccon, Bergondi et Borriglione, autres candidats séparatistes, 12 550, soit 42,64 % alors que le préfet Dufraisse se contentait de 2894 voix, soit 9,83 % !
Le lendemain du vote, les dépouillements terminés, Joseph André titra dans le Dirrito: « Vive Nice !!! »; dans un long éditorial, il écrivait entre autre : « ...Nice a parlé ! Mais non la Nice des Piétri et des Pillet (Piétri envoyé par Napoléon III avait truqué le plébiscite de 1860 et Pillet, consul de France à Nice avait beaucoup intrigué à Nice pour favoriser l'annexion) mais la Nice de Ségurane et de Garibaldi ! Le citoyen Dufraisse a renié Garibaldi car il est le chef du parti séparatiste, Nice à l'unanimité a voté Garibaldi, donc, citoyen Dufraisse, et selon votre propre logique, Nice est séparatiste et ne reconnaît pas l'infamie de 1860 ! Ce vote magnifique est un plébiscite ! ».

Du 8 au 10 février, les Niçois se souviennent… de qui ils sont !

Du 8 au 10 février, les Niçois mettent en évidence le drapeau Niçois ou allument une bougie...

« Pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole... », comme le disait dans l'une de ses nombreuses protestations, le héros des deux mondes en 1860...

« J'ai toujours entendu dire par les républicains qu'ils étaient les défenseurs des droits de l'homme contre la tyrannie...Ceci soit dit pour la dernière fois à la confusion de ces doctrinaires qui veulent se faire un monopole de la conception républicaine comme s'ils en étaient les inventeurs, et comme si avant eux, il n'eût jamais existé de république ».

 Garibaldi

 

 

 


26 mai 2014

La Carta d'Identità Nissarda est en ligne !

 

Carte identité nicoiseAfin de faciliter l'acquisition de la Carta d'Identità Nissarda, dont le succés ne cesse de croître, la LRLN met désormais à votre disposition le formulaire téléchargeable et imprimable de la demande du plus grand symbole d'appartenance au  Peuple Niçois.

Loin d'être  folklorique, la  Carte d'Identité éditée par la LRLN symbolise avant tout la revendication et le partage de nos valeurs ancestrales basées sur la tolérance, la défense de notre culture, notre véritable histoire, notre liberté: l'authentique IDENTITE NICOISE ! 

Toutes celles et ceux qui partagent nos valeurs, qu'ils soient de souche ou d'adoption, se reconnaissent et portent sur eux fièrement la Carta d'Identità Nissarda !

20€ pour les adultes.

 15€ pour les moins de 18 ans et les étudiants (justificatif).

 Imprimez votre document, remplissez le et envoyez le avec 2 photographies, UN TIMBRE au tarif en vigueur (pour l'expédition) ainsi que votre règlement à la LRLN, 1 rue Caïs de Pierlas 06300-NISSA .

 Chèques à l'ordre de la LRLN.

 

La LRLN s'engage à garder vos données confidentielles.

 

 

 

30 juin 2013

Le 14 juillet n'est pas ma fête nationale, je sors mon Drapeau Niçois !

Non_franceComme c'est désormais le cas chaque année, nous invitons les Niçois à protester contre la déferlante bleu, blanc, rouge occasionnée par la fête national française le 14 juillet (symbole de la prise de la Bastille en 1789), en mettant en évidence le Drapeau Niçois !


r_volutionnaires_fran_aisHormis le fait que cette fête nationale ne soit pas la notre, il est utile de se souvenir des conséquences désastreuses que le Pays de Nice a subit, suite à la violente invasion révolutionnaire de 1792.
Les pillages et autres exactions en tout genre faites contre les Niçois provoquèrent même une enquête sollicitée par la Convention Nationale à Paris, c'est dire !

Les Résistants Niçois ( les Barbets ) qui rejetaient cette « ordre nouveaux » imposé par une force étrangère étaient cloués sur les portes et les habitants du Pays de Nice qui fuyaient la barbarie se voyaient traqués, comme ce fut rarement le cas dans l'histoire pour une population bien définie. Les émigrés Niçois étaient victimes de l'immense haine jacobine et de ce fait interdits sur tous les territoires occupés par la France républicaine. Pendant que leurs biens étaient pillés dans le Pays de Nice, les Niçois émigrés étaient obligés de errer sans répit chassés par la soldatesque révolutionnaire.

Sans_titre___CopieCette même France devenue impériale et si bien décrite par Victor Hugo dans « les  misérables » revint en 1860, mais cette fois par le biais d'une forfaiture désormais largement démontrée qui lui permit d'annexer le Peuple libre Niçois.

Toujours cette même France redevenue « républicaine », à l'occasion des élections législatives du 8 février 1871 et alors que le raz-de-marée séparatiste emportait tout, le préfet Dufraisse, refusant de tenir compte de la volonté 1871_CANONSpopulaire légalement exprimée par les urnes, décida le 10 février de suspendre le Dirrito ( journal séparatiste niçois ).
Cela provoqua plusieurs jours d'émeutes et la répression sanglante « des baïonnettes dans les torses niçois » dont témoigna Henri Sappia dans « NICE CONTEMPORAINE » ainsi que le journal Anglais « The Times ».

ONU_001___CopieSuivit l'abrogation du traité de turin par les instances internationales en 1947 qui était le seul lien juridique entre la France et le Pays de Nice.

Quel Niçois, qu'il soit de souche ou d'adoption et sachant désormais tout cela, pourrait encore prétendre célébrer la fête nationale française ?

Le 14 juillet, les Niçois honorent leurs ancêtres et mettent en évidence le seul drapeau légitime dans le Pays de Nice: le drapeau Niçois !

drapeau_ni_oisLe drapeau Niçois est disponible au siège de la L.R.L.N, 1 rue Caïs de Pierlas LRLN_porte_noire(porte verte foncé) mercredi et vendredi à partir de 16h (plan ).

18 janvier 2013

Particularismes et peuples annexés: la France applique la méthode "Houdini" !

Departement_AM_06Après l'annexion de la Savoie et du Pays de Nice en 1860 par la France, afin de rendre impossible toute revendication d'autonomie politique par la voie des urnes sur son territoire prétendu "un et indivisible", la France a créé le département des alpes maritimes et coupé en deux la Savoie en deux entités distincts !
Nous pouvons noter que pour dissoudre le pays de Nice la méthode "Houdini" utilisée prend tout son sens:
savoie_74_73Menotté, enchainé, enfermé dans un coffre, le tout plongé dans une piscine !
Département, Région, Etat français, Union Européenne !
Cette méthode fait aussi ses preuves avec le soi-disant département des Pyrénées atlantiques:
Pays Basque "français" unifié au Béarn (région gasconne), Aquitaine, tutelle de Bordeaux etc...etc...
D_partement_64La peur viscérale de la France jacobine du séparatisme Basque, Niçois et Savoisien, l'a poussé à éliminer tout risque de revendication démocratique par les urnes. La prise de contrôle d'un département est rendue impossible et le cas échéant où des séparatistes prendraient démocratiquement une ville, LE Département, LA Région et l'Etat français se chargeraient de rappeler à l'ordre la commune récalcitrante ! Subventions, sécurité, développement économique... un véritable embargo serait instauré et au bout du compte, découragés, les Peuples rebelles se rendraient à l'évidence que sans la France ils ne pourraient subvenir à leurs besoins... Cette manipulation n'est pas nouvelle car déjà dans d'autres circonstances et d'autres lieux cette manoeuvre a eu un succés qui peut sembler étonnant de nos jours, mais qui ne l'est pas en fait. Pendant la guerre de sécession aux Etats Unis, un grand nombre d'esclaves a pris les armes aux cotés de leurs maîtres contre les armées nordistes venues les libérer. Depuis leur plus jeune âge, leurs maîtres leur inculquaient que sans eux ils seraient incapables de subvenir à leurs besoins : Nourriture, vêtements, logement, travail... la manipulation mentale a permis aux asservis de s'autodénigrer et de défendre leurs "bienfaiteurs" qui étaient en réalité leurs tortionnaires ! La tutelle d'une grande ville française (courroie de transmission de l'Etat jacobin) permet d'anéantir toute velléité autonomiste par voie démocratique bien qu'elle soit légitime: Bordeaux pour les Basques, Marseille pour les Niçois et Lyon pour les Savoisiens !
Le département (sous la tutelle du préfet désigné directement par l'Elysée) est pour la France jacobine un symbole de l'identité locale, il suffit de se souvenir du tollé provoqué par le changement de plaque d'immatriculation automobile qui vit le numéro symbolique départemental disparaître. Beaucoup de citoyens de la France profonde (les franchouillards) y virent une atteinte à leur identité locale... ce ne fut pas le cas en Pays Basque, Pays de Nice et en Savoie où les populations sont bien conscientes que le numéro de département ne les identifie en aucun cas !
Les régions Rhône-Alpes, PACA ou Aquitaine ne signifient rien pour les savoisiens, les niçois et les basques étant donné que déjà leur soi-disant département n'a aucune signification "identitaire" !
Le salut des peuples asservis par la France jacobine passe par l'effondrement du pays archaïque qui les assujetti, et il semble que nous soyons sur la bonne voie !
Qui, avant 1989 aurait parié sur l'effondrement de l'union soviétique entraînant la désannexion des peuples de l'europe de l'est ? Quand on sait que ceux qui ont créé la structure de l'union sovietique ont pris pour modèle la France, cela permet d'avoir quelques espoirs concernant nos revendications à la souveraineté.
Certains signes ne trompent d'ailleurs pas...  l'inquiétude grandissande de la France jacobine devant un phénomène qui touche toute l'Europe occidentale nous conforte dans notre démarche juste et moderne. L'Europe de demain se fera avec les Peuples et plus avec des états nations qui ont fait tant de mal aux Peuples européens !

Comment imaginez vous l'avenir de Nice ?

SONDAGE

« Du coté du peuple est la conscience du devoir, c'est cette résolution qui fait réussir les entreprises les plus difficiles ».
 Garibaldi.

01 septembre 2012

Election cantonale partielle de Levens: des soutiens pas très niçois semblent se dévoiler !

soupe_au_porcSelon le blog dédié à l'antenne « niçoise » du bloc identitaire (nissa rebela), Mario Borghezio, député de la trés anti-garibaldienne ligue du nord plusieurs fois condamné pour violences, aurait annoncé « son soutien » au candidat d'extrême droite Benoît Vardon, à l'occasion de l’élection partielle des 9 et 16 septembre 2012 dans le canton de Levens. ...
Mario_BorghezioCe même Borghezio, dans le fameux documentaire de canal+ « Europe Ascenseur pour les fachos » expliquait aux identitaires du pays niçois comment faire oublier qu'ils sont des fascistes en se faisant passer pour des « régionalistes »... On pouvait y voir entre autres M. Plaquevent, plusieurs fois candidat identitaire à Nice, acquiesçer : « Il faut insister beaucoup sur le côté régionaliste de notre mouvement, c’est une bonne manière de ne pas être classé comme fasciste nostalgique, mais comme une nouvelle mouvance régionale, catholique, etc... mais dessous, nous sommes toujours les mêmes ».

Le journaliste résumait ainsi cette tactique « pénétrez partout où vous le pouvez et mentez pour faire oublier que vous êtes fascistes ».

 En juillet 2011, la ligue du nord a elle-même suspendu temporairement Borghezzio pour avoir glorifié plusieurs idées du manifeste d' Anders Behring Breivik , l'auteur du massacre en Norvège, c'est dire la personnalité de celui qui soutient le candidat du bloc identitaire ...

partit_nissart__Ni_oisNi de gauche, ni de droite, Le Parti Niçois - Partit Nissart est un mouvement régionaliste apolitique 100% Niçois et s'inscrit dans la continuité de nos ancêtres qui ont défendu becs et ongles la liberté du Pays de Nice comme le firent Segurana, Verani, Ribauda, les Barbets , Garibaldi, Arson, Sappia, André... et tant d'autres anonymes.


Depuis une dizaine d'années, un groupuscule d'extrême droite étranger dont le symbole est le sanglier gaulois parasite notreCatarina_Segurana Identité ...
et il est vraiment temps que cela cesse !
Pour défendre efficacement leurs intêrets, les Niçois doivent regarder notre société par le prisme Niçois et plus par un prisme français imposé par la force occupante...

Les Niçois sont ni de gauche, ni de droite: ils sont Niçois !

Catarina Segurana rende toujou pan per crissenssa.