24 mars 2012

La Déclaration de Genève signée par la LRLN a 2 ans !

JdP_et_ARLCe 24 mars, nous fêtons le deuxième anniversaire de la déclaration de Genève faite par Alain Roullier-Laurens président de la L.R.L.N et Jean de Pingon fondateur de la ligue savoisienne le jour des 150 ans de la signature du déjà illégal traité de Turin le 24 mars 1860.
Pour rappel, les signataires de La Déclaration de Genève avaient interpellé la communauté internationale concernant l'abrogation du traité de Turin, seul lien juridique entre la Savoie et le Pays de Nice d'une part et la France d'autre part.
Leurs arguments étaient étayés par des documents Onusiens irréfutables qui sont celui du secrétariat des Nations Unies confirmant l'inexistence d'un quelconque enregistrement du Pays de Nice et de la Savoie (ainsi que de la Corse) par la France appuyé des articles ONU_001___CopieOnusiens concernant la charte des Nations Unies qui démontrent formellement et ce grâce à l'article 44 alinéa 1, 2 et 3 du traité de paix international signé en 1947 ainsi que l'article 55 de la constitution française, l'impossibilité d'enregistrer Nice et la Savoie dufait de l'abrogation définitive du traité de Turin ! Dans un premier temps la France a tenté de minimiser les conséquences de cet état de fait mais annonçait quand même qu'elle allait notifier à l'Italie le traité de Turin suspendu en 1940 et enregistrer le "malheureux oubli" dans les plus brefs délais en oubliant que la démarche se ferait 63 ans trop tard dufait que l'article 44 du traité de paix international indique clairement que « chacune des Puissances Alliées ou Associées notifiera à l'Italie, dans un délai de six mois à partir de l'entrée en vigueur du présent Traité, les traités bilatéraux qu'elle a conclus avec l'Italie antérieurement à la guerre et dont elle désire le maintien ou la remise en vigueur. Toutes dispositions des traités dont il s'agit qui ne seraient pas en conformité avec le présent Traité seront toutefois supprimées » et que sa propre constitution (la constitution française) dans son article 55 indique tout aussi clairement que « les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie ».
Nous savons de source sûr qu'au moins une tentative d'enregistrer le traité abrogé en douce a été faite par la France qui s'est bien évidemment vu rejetée par les instances internationales...
ONU_1947_2010Ce 24 mars 2012, le droit français ne s'applique toujours pas en Pays Niçois et en Savoie du fait qu'il n'existe plus de lien juridique entre ces pays annexés et la France.
Pour le Pays de Nice, le dernier acte juridique officiel le concernant et le manifeste signé par le roi Victor-Emmanuel II  (publié le 1er avril) par lequel il déliait officiellement les Niçois et les habitants du Comté de leur serment de fidélité à sa personne et à sa dynastie. A cette date, la charte de 1388 étant caduque, le Pays de Nice retrouvait légalement son indépendance en même temps que sa pleine souveraineté. Cet acte qui abrogeait tout lien de droit entre la maison de Savoie et le Pays de Nice, et par voie de conséquence tout lien de droit entre ce dernier et la Sardaigne, établissait incontestablement l'indépendance du Pays de Nice.
La France tente de minimiser la portée juridique de l'abrogation du traité de Turin, appuyée par des trèsgiaume__estrosi__ciotti__racines_pays_ni_ois récentes associations culturelles proches du conseiller municipal Estrosiste JM Giaume "arcalpinnistes" ou autres " occitanistes ", dont les "exploits" sont relayés abondamment par le monopole de presse (sic) qui tentent de récupérer ou plus plutôt de décrédibiliser la Déclaration de Genève (sans bien sûr jamais en citer les véritables auteurs) entre deux chars de carnaval subventionnés par la force occupante.

Mais les faits restent ce qu'ils sont:

grâce à La L.R.L.N qui est au service du Pays Niçois depuis déjà 10 ans les Niçois savent que le droit français ne s'applique pas légalement dans le Pays de Nice avec toutes des conséquences juridiques que cela induit même dans notre quotidien !

Posté par LIBERA NISSA à 07:55 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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17 février 2012

Minoritaire dans son pays: quand l'arroseur devient l'arrosé !

fran_ais_de_souche Quand il s'agit de déterminer ce qui définit un Niçois, les pro-annexionistes à défaut d'exposer des arguments pertinents prennent un malin plaisir à faire remarquer qu'aujourd'hui, les Niçois pouvant se revendiquer « de souche » seraient minoritaires dans le pays de Nice. Un peu comme si cette « maladie locale » était sur le point d'être éradiquée grâce à l'apport conséquent du sang pur et civilisateur issu de cent cinquante ans de colonisation française !

Selon eux, pour pouvoir se définir comme étant Niçois il faudrait avoir cent pour cent d'aïeux issus du pays de Nice avant 1860. Imaginez un seul instant que nous transposions ce raisonnement à la France? Pierre et Marie Curie, Platini, Zidane, Rama Yade, Sarkozy, Estrosi ( fils d'immigrés italiens qui se revendiquait lors de la campagne des municipales de 2008 « être niçois jusqu'au bout des ongles ») et tant d'autres ! Comment les définiriez vous?

Vous conviendrez que cette façon d'aborder la question de l'identité d'un peuple est très caricaturale voire malsaine, c'est d'ailleurs l'argument phare des mouvements d'extrême droite. De toutes façons il est facile de démontrer que beaucoup de niçois qui ne se revendiquent pas forcement « de souche » le sont dans les faits. En 1860 vivaient dans le pays Niçois environ cent cinquante mille habitants. Ceux qui défendent la théorie du « dernier des Mohicans » occultent volontairement le fait, qu'au fil des générations, un grand nombre d' immigrés d'outre Var s'est marié et a eu des enfants avec des Niçois de souche, puis au cours des décennies avec leurs descendants ! Si nous ajoutons le grand nombre d'immigrants Italiens au cours du XXeme siècle et la nombreuse population d'origine Corse (que nous refuserons de qualifier de française)  qui vivent dans notre pays nous pouvons nous apercevoir que finalement les français sont largement minoritaires en Pays Niçois ! De toute manière comme le disait très justement l'intellectuel niçois Stéphane Bosio, « Ce qui crée l’individualité d’une population, c’est la somme de ses intérêts et de ses affections, déterminant en elle la volonté de former une commune, une province, un Etat, quelle que soit la langue qu’elle parle, quelle que soit la configuration géographique du pays qu’elle habite ».

La France considère comme français à part entière celui qui né sur le territoire français ( droit du sol ) et cela quelque soit son origine. Quand il s'agit du peuple Niçois, il faudrait qu'il se justifie d'un pédigrée millénaire irréprochable vis à vis de ceux, nous ne le rappellerons jamais assez, nous ont annexé frauduleusement et qui occupent toujours illégalement le pays de Nice. Le père de Garibaldi était d'origine Génoise et cela n'a pas empêché le Héros des Deux Mondes d'être le plus grand défenseur des droits du peuple Niçois . Des français, parmi lesquels se trouve un illustre romancier qui officie désormais dans le formol de l'académie française, disent même que Garibaldi était né français (période de l'occupation française de 1793 à 1814). Ils devraient nous éclairer sur le fait que Garibaldi fut invalidé après sa victoire aux législatives du 8 fevrier 1871 sous prétexte qu'il était... Italien !                                                     Français quand cela les arrange, Italien quand cela les dérange...
La réponse de Garibaldi était pourtant plus que claire : « Je suis ni français, ni Italien: je suis citoyen Niçois ». Le peuple Niçois s'est construit au cours des siècles grâce à l'apport d'immigrants qui se sont toujours parfaitement intégrés à la population autochtone et sont devenus naturellement Niçois de souche. Cette intégration fut malheureusement stoppée après l'annexion de 1860 et la volonté frénétique de la force Banlieue_police_insideoccupante de dénigrer et de détruire l'identité du peuple Niçois. Aujourd'hui, ceux qui avec un sourire en coin disaient que de toute façon les niçois étaient minoritaires commencent à voir, à leur plus grand désappointement, que cette théorie s'applique désormais et s'appliquera inexorablement dans un futur très proche à leur chère mère patrie !
Nous pourrions dire que c'est l'histoire de l'arroseur arrosé !

La jeunesse Niçoise issue de l'immigration française ne s'y trompe d'ailleurs pas. Quand il y a une trentaine d'années leurs prédécesseurs se revendiquaient « surtout pas niçois » bien que nés à Nice, la génération actuelle, devant l'effondrement des valeurs qui conduisent le pays de leurs ancêtres, sont désormais tous fiers de se raccrocher à une identité qui n'a pas de sang sur les mains et qui reste fidèle à ses principes !  Ils sont fiers d'être Niçois et le revendiquent haut et fort !